2003 2004

RETOUR A VU DES TRIBUNES

 

COUPE DE FRANCE
5ème tourCharleville (DH) - Reims Une qualification sans suspense
0-3
6ème tour Saint-Dizier (CFA2) - Reims Les intermittents du football
1-6
7ème tour

Vandoeuvre-les-Nancy (DH) - Reims Proprement étouffés

0-3
8ème tourBoulogne (PH) - Reims Le jour de gloire de l'ACBB
1-4
32èmes de Finale
Laval (L2) - Reims On est en 16èmes !
0-1
8èmes de FinaleGueugnon (L2) - Reims La victoire du collectif
1-3
16èmes de FinaleDijon (National) - Reims La poisse ! Elimination aux tirs au but
1-1

 

8e tour AC BOULOGNE-BILLANCOURT (PH) - STADE DE REIMS : 1-4

Versailles - Samedi 13 décembre 2003 - Arbitre : Christophe Chesnais

Ribas 3e - Leroy, 7e - Boutal, 37e - Moukila 85e pour REIMS

Gillet 65e (sp) pour BOULOGNE

 

Le jour de gloire de l'ACBB

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Deux buts en sept minutes, de jolies phases de jeu... Tout avait bien commencé et puis Alexandre le Grand a refait des siennes en séchant Mathieu Gillet, le capitaine boulonnais. Carton rouge, certes un peu sévère mais nouveau carton rouge tout de même pour l'incontrôlé, l'incontrôlable Barbier. Le défenseur rémois devra donc (re)passer à la caisse. Il est d'ores et déjà assuré de pointer aux abonnés absents contre Raon et... le prochain adversaire du Stade en Coupe de France. Dommage, car ce mauvais geste a pénalisé l'équipe au point qu'elle en est rapidement venue à assurer les affaires courantes. Un match tronqué où, curieusement, le Stade ne s'est pas toujours montré à son avantage au plan technique, hésitant souvent entre les pas de danse et le jeu dur pour se mettre au diapason de l'adversaire du jour. A noter qu'une mention spéciale a été décernée vocalement à l'arbitre central, Christophe Chesnais. Rien à voir avec son cousin germain phonétique, mis à part l'hypermétropie.

(1) Contrairement au myope, l'hypermétrope voit de très près ou de très loin, mais jamais à moyenne distance.

 

 

Des images qui n'ont pas manqué de choquer. A la fin de la rencontre, les joueurs rémois regagnent les vestiaires sans un regard (ou presque) pour les nombreux supporters présents dans les travées de Versailles. Seul Oliveiras prendra la peine de venir les saluer et de leur offrir son maillot. La communion entre les joueurs et leur public, quel que soit l'endroit, quel que soit l'adversaire, quel que soit le résultat, appartient-elle déjà à un autre temps, celui de l'amateurisme ?

 

L'avant match

 

Le site

 

Photo M. Trisckel (ACBB)

 

 

AVANT-MATCH

La vie de château

"0,01% de chances" l'u

 

Il y a trop de divisions d'écart pour que le suspense soit réel. Il faut donc considérer cette rencontre comme une fête, tant pour les "petits poucets" de la Coupe de France que pour les supporters parisiens du Stade, ravis de voir leur club évoluer... à domicile.

 

Dès l'annonce du tirage, Versailles avait proposé d'abriter ce 8ème tour de Coupe au stade Montbauron. Mais, le président de l'ACBB s'était d'abord montré favorable à une rencontre disputée en Champagne, estimant que l'affiche serait plus attractive à Delaune. C'était faire peu de cas des joueurs qui avaient envie d'évoluer devant leur public.

Ils ont tranché entre les cinq propositions qui étaient arrivées au club. Après avoir écarté d'entrée l'idée de jouer en Champagne, ils ont finalement opté pour la solution initiale, à savoir celle de Versailles... que Fabrice Harvey avait rejetée "dans l'intérêt des supporters rémois", censés préférer un match en soirée (l'éclairage de Montbauron est insuffisant).

Ils ne seront effectivement pas très nombreux à faire le déplacement depuis la Champagne. Fabrice Harvey lui-même sera absent puisqu'il supplée Daniel Wargnier sur le stand SDR du Village de Noël. En revanche, les supporters parisiens du Stade, propulsés aux premières loges, seront bel et bien de la fête.

Entrée : 7 euros.

Navettes depuis Boulogne

 

Un match contre la "classe biberon" pour le Stade. Régional de l'étape (dans les travées), le petit milieu de terrain de la dream team de l'USM Rocquencourt (de dos), également membre actif d'un kop rémois du virage nord. Antoine connaît bien l'ACBB pour lui avoir infligé un cinglant 4-0 en octobre dernier. "Leur gardien était tellement nul que je lui ai inscrit trois buts dont un lob du milieu de terrain", expliquait-il dès le tirage connu. Il faisait évidemment allusion au gardien des Poussins.

 

 

L'ACBB en terrain connu

 

Disputé à Versailles, ce 8ème tour va rappeler de bons souvenirs à une large frange de l'effectif boulonnais issue du club yvelinois...

Contraint de s'exiler pour disputer son 8e tour de la Coupe de France contre Reim, l'ACBB (PH) a trouvé le point de chute idéal : le stade Montbauron de Versailles. Clin d'oeil du destin, l'effectif boulonnais s'est en effet doté d'un fort contingent d'anciens Versaillais qui ne risquent d'être trop dépaysés.

Avec quatre joueurs (Billon, Davaï et Gillet sont arrivés à l'intersaison alors que Ledigarcher est présent depuis la saison dernière) et un coach (Stéphane Meih) issus du club yvelinois, l'ACBB s'avancera donc en terrain connu. « Ça fait plaisir, on joue chez nous, sourit Rodolphe Billon (huit saisons à Versailles). » « On connaît bien le terrain, on aura plus de repères », surenchérit Stéphane Davaï (trois ans à Versailles) même si l'ancien Guingampais (il a joué dix ans à l'En Avant) avoue une préférence pour les « stades fermés sans piste d'athlétisme ».

Parti en très bons termes après six années de bons et loyaux services à Versailles « deux saisons en CFA 2 et quatre en DH », le capitaine Mathieu Gillet, lui, espère que le stade portera chance à son équipe même s'il se rappelle avoir été éliminé aux tirs au but à ce stade de la compétition par Lambres-lès-Douai (Ligue) en 2001.

"Mon pote Barbier"

Cette rencontre aura une saveur toute particulière pour David Ledigarcher qui se définit lui-même comme « un enfant de Versailles ». « J'ai commencé en pupilles puis minimes là-bas, raconte le libero. Je connais le stade par coeur. Je vais jouer contre mon pote Alexandre Barbier de Reims. Jouer à Montbauron en plus, c'est vraiment sympa, c'est un clin d'oeil. »

La connaissance des lieux ne sera sans doute pas de trop pour l'ACBB si elle veut créer l'exploit contre le leader de National. L'arrivée, cet été, de joueurs habitués à évoluer à des échelons supérieurs et d'un entraîneur jeune (34 ans) mais déjà expérimenté (titulaire du BE 2 depuis quatre ans, il entraîne depuis dix ans), semble néanmoins avoir donné un visage plus mature à la formation boulonnaise. « Ils nous ont apporté la stabilité, apprécient Valentin Sizorn et Fabrice Cavaillon (21 ans tous les deux). Ce sont des joueurs d'expérience qui nous manquaient. Ça se sent au niveau tactique, ils nous conseillent. Ils occupent des rôles clés : ce sont deux milieux défensifs et un attaquant. » « On est un peu les vieux du groupe, rigole Rodolphe Billon. Il y a de super bons jeunes ici. La seule chose qu'on peut leur apporter c'est l'expérience. »

Samedi, quel que soit le résultat final, « jeunes et anciens » essaieront de se faire plaisir car ce 8 e tour de Coupe de France est avant tout une fête pour l'ACBB, présente pour la première fois à ce niveau. « C'est bien pour le club qui essaie de créer des bases solides au niveau des seniors, estime Stéphane Meih. Cette rencontre, c'est la cerise sur le gâteau. »

Alexandre BOUCHER

12-12-03

 

 

La route des 32èmes est ouverte

 

Vincent Dos Santos, intendant (!?) de Reims, à gauche,

et Jean Guenneau et Franck Scanvic

(respectivement secrétaire général et permament de l'ACBB),

à droite, entourent Amara Simba, Alain Giresse

 

 

Il faudra patienter jusqu'au 3 janvier prochain pour que les choses sérieuses commencent enfin en Coupe de France. Au 8ème tour, Reims affrontera en effet Boulogne-Billancourt (PH), actuellement troisième de son groupe de Promotion d'Honneur. L'équipe des Hauts-de-Seine était la plus petite du chapeau rémois. On comprendrait mal que les Stadistes ratent la marche. La rencontre aura lieu le samedi 13 décembre 2003.

 

 

Reims ne veut pas jouer l'après-midi

 

La Première participation de l'ACBB (PH) au 8e tour de la Coupe de France sera doublement placée sous le signe de l'histoire. Les Boulonnais, qui faisaient partie des quatre Petits Poucets encore présents à ce stade de la compétition (avec Drancy, Mondelange et Aire-sur-la-Lys), affronteront en effet un club mythique du football français, le Stade de Reims. Double vainqueur de la Coupe (1950 et 1958), Reims est actuellement leader en National. « Sans être méprisant pour l'ACBB, c'est un tirage qui me satisfait et me rassure, affirme l'entraîneur rémois Ladislas Lozano, qui avait emmené Calais (CFA) en finale lors de l'édition 2000. On préfère aller là-bas qu'à Créteil, Troyes ou Dijon. Mais il faudra nous montrer sérieux et appliqués pour offrir à notre public, qui le mérite, un 32 e de finale. » Du côté de l'ACBB, la satisfaction de se mesurer à un tel adversaire l'emportait sur la crainte.


« Un plus pour le club »

« Ce match est un plus pour le club, affirme Stéphane Meih, l'entraîneur de l'ACBB. On aurait peut-être préféré tomber sur un club un peu moins gros, mais il faut reconnaître qu'on avait eu un tirage clément jusque-là. Même si on a une chance infime de passer, on va essayer de sortir la tête haute en pratiquant un beau football pour démonter qu'on n'est pas arrivés là par hasard. Mais on ne doit pas se tromper d'objectif, il faut d'abord se concentrer sur les deux prochains matchs avant de penser à Reims. » « On fera tout pour ne pas prendre un carton, surenchérit le milieu de terrain Valentin Sizorn. Mais, quoi qu'il arrive, je préfère recevoir, ce serait bien qu'il y ait beaucoup de monde pour nous soutenir. »

Ses deux stades (Le Gallo à Boulogne-Billancourt et Marcel-Bec à Meudon) n'étant pas homologués, l'ACBB se retrouve confronté à un souci de taille et doit maintenant s'attacher à trouver rapidement un terrain de repli. Dès l'annonce du tirage, Gérard Ancel, le président de Versailles (DH), a spontanément proposé de prêter ses installations. Seul problème, l'absence d'éclairage, qui obligerait les deux équipes à jouer le samedi après-midi (14 h 30) alors que Reims préférerait jouer en soirée afin de pouvoir organiser un déplacement de masse pour ses supporters.

Le club rémois a ainsi proposé d'inverser la rencontre et de recevoir l'ACBB au stade Delaune. Hier soir, les dirigeants boulonnais, qui pensaient également à la solution du stade Yves-du-Manoir à Colombes, n'avaient pas encore arrêté leur choix.

 

28 - 11 - 03

 

 

La qualification de l'ACBB au 7ème tour

 

 

 

 

LES AUTRES MATCHES DE COUPE

           

          LAVAL (L2) en 32èmes

          BOULOGNE-BILLANCOURT (PH) au 8ème tour

          VANDOEUVRE-LES-NANCY (DH) au 7ème tour

          SAINT-DIZIER (CFA2) au 6ème Tour

          CHARLEVILLE-MEZIERES (DH) au 5ème tour

 

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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