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STADE DE REIMS - PAU : 2-0

Samedi 2 août 2003 - 1ère journée de National - Arbitre : M. Desessart

MOUKILA 4e - DAMBURY 68e

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Lozano : "Un peu d'indulgence..."

Fil de match (l'u) Lire

 

Première sortie pleine de promesses pour le Stade, face à une formation paloise qui a mis plus d'une heure à desserrer l'étau champenois. Début de saison oblige, tous les rouages ne sont pas encore parfaitement huilés, mais Reims a retrouvé un fond de jeu, le goût de la victoire et… l'arbitrage calamiteux du National.

Analyse (l'u) Lire

 

 

Reims 2003 ne veut pas porter le chapeau pour sa devancière. Lozano l'a fait savoir.

 

"REDONNEZ UNE DIGNITÉ A CE MAILLOT", accompagné de notre maillot géant : où est le problème ? Ca veut dire ce que ça veut dire. Le maillot a été bafoué l'année dernière, on ne veut plus voir ça et on compte sur cette nouvelle équipe pour repartir du bon pied. Je n'arrive pas à comprendre comment Ladislas. Lozano a pu avoir une interprètation négative. Si on l'avait sorti au bout de plusieurs matches, je comprendrais que ce soit mal perçu, mais ce n'est pas le cas. C'était le premier match et on annonce notre souhait, qui est sans doute aussi celui de tous les supporters. On assume à 100% et si c'était à refaire, on le referait". Remus (extrait du forum officiel).

 

Opinion partagée par l'ensemble des internautes... ou presque.

"Avant tout, merci pour ce que vous faites, ce que vous apportez, ce que vous représentez pour le Stade de reims, mais aussi pour les personnes, si petites soient-elles, qui ont porté le maillot rouge et blanc du grand Stade de reims.
Pour avoir porté les couleurs pendant quelques années, tout petit.... je suis un peu choqué de voir certaines banderoles dans les tribunes. je ne pense pas que cettte équipe mérite cela. les nouveaux ne doivent pas avoir la responsabilité des anciens. Une nouvelle saison commence, il leur faut tout de même quelques matchs pour faire leurs preuves. Je pense que cet effectif est de qualité supérieure à celui de l'an passé. Laissons les travailler en paix, analysons les résultats à la mi-octobre....
D'autre part, merci à France Bleu Reims qui sont super pour les commentaires de chaque match, leur réalisme, leur fanchise, leur honnêteté... Longue vie à votre site, longue vie au STADE DE REIMS " Pascal.

Voilà un excellent message, puisqu'il a le mérite de rééquilibrer le débat… tout en alimentant ma mégalo. M.H.



"Le passé, on oublie..."

Ladislas, premier succès. Qu'est ce qui a fait la différence ce soir ?
Pour moi le paramètre important c'est l'efficacité. Ce soir l'équipe de Reims à su se montrer réaliste, peut-être parfois au détriment de la qualité. On a mis en place un schéma qui pour moi était le bon, à savoir adopter une certaine prudence. Je sais, par expérience, que les débuts de championnat sont très difficiles et qu'il est important de bien démarrer.

Ce soir on est rassuré, tout au moins par le résultat. Cela nous donne une bonne base de travail, de réflexion pour appréhender les échéances à venir sereinement puisque l'on a quand même senti toute cette semaine une pression difficile à gérer dans l'entourage de l'équipe. Cette pression explique pour moi le fait que les garçons n'ont pu se libérer totalement dans ce match qui a souvent été mené dans les débats par l'équipe de Pau à laquelle je tiens à rendre hommage. Pau aune grande valeur collective et physique et elle l'a démontré.
Personnellement je suis très satisfait du résultat et de la capacité mentale des joueurs à s'accrocher et j'ai donc félicité mes joueurs. Je pense que ce type de match sera souvent proposé au stade de Reims que ce soit à Delaune ou à l'extérieur, des matchs engagés, des matchs d'hommes où les cartons pleuvent.

Je ne voudrais pas insister sur l'arbitrage mais en matière de football il faut deux équipes pour voir un bon match et un troisième intervenant, l'homme en noir qui doit, à mon sens, avoir la qualité d'être très discret. Ce soir, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a été très présent. Je respecte ses décisions mais je pense qu'il y a moyen de faire autrement pour pouvoir diriger un match qui n'a pas présenté d'agressivité déplacée.

 

Pourquoi avoir sorti Noël Moukila à la mi-temps ?
C'est un choix tactique, il a beaucoup travaillé, s'est beaucoup dépensé sur le devant de l'attaque. Il a beaucoup aidé l'équipe en monopolisant presque à lui seul trois défenseurs, les défenseurs centraux, et il y a laissé beaucoup de jus. Du jus, c'est aussi ce qu'ont Ribas et Diané et je pensais qu'ils pouvaient le mettre dans la balance pour jouer des contres et porter l'estocade qui nous mettrait à l'abri.

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Noël Moukila, premier buteur stadiste : "Je me suis fixé un objectif de 15 buts"

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C'est Claude Dambury qui a marqué, mais la percussion et la fixation ont été apportées par Ribas de façon magnifique. Je pense aussi qu'à un autre moment, si Amara Diané avait eu un peu plus de lucidité, il aurait pu servir Laquait sur le côté gauche et l'on aurait vu la copie conforme du 4ème but de Boulogne.
Je demande de l'indulgence aux supporters car cette équipe est en complète reconstruction, et on ne peut pas préparer une équipe
à qui l'on demande un tel objectif en cinq semaines. On a encore beaucoup de travail pour poser le jeu au sol et développer des enchaînements vers l'avant.

 

Moukila ne joue pas

les gros bras (ph. CM).



Parlez-nous de cette pression qui a envahi l'équipe cette semaine ?
Le nom du stade de Reims ressort de quasiment tous les sondages dès qu'on parle de favoris. Il ne faut pas que ce soit trop lourd à porter malgré l'historique hautement mythique de ce club, mais il faut plutôt que ce soit quelque chose qui aide à atteindre les objectifs. Quand je vois par exemple, et c'est une parenthèse, la banderole des Ultrem derrière le but je les ai là (sic) car je ne crois pas que mon équipe d'aujourd'hui ait besoin de lire ce qui y était écrit. Alors, j'ai demandé au président d'intervenir et ils ont gentiment accepté de la retirer.

Mon équipe fait beaucoup d'effort, on est loin d'être parfaits mais il faut aider, dynamiser cette équipe en nous apportant le soutien que les spectateurs nous ont donné aujourd'hui et il faut que cela s'inscrive dans le durable. Le passé, il faut le laisser de côté. "

 

Feuille de match

 

 

DUCOURTIOUX - LÉTANG : les deux font la paire (photo C.M.)

Faux frère

 

David Ducourtioux :

"Je suis impressionné par le Reims nouvelle version, même si l'équipe de Pau ne constitue pas une grande opposition… malgré le respect que j'ai pour elle. Reims joue proprement, au sol, sur les côtés. C'est bien parti avec ce premier but et ça me rappelle des souvenirs.

Je suis vraiment attaché à ce club. Je suis déjà venu régulièrement la saison passée. J'y ai des amis et mes trois années ici ne s'oublient pas."

 

 

Le derby Sedan-Reims

"J’espère être sur le terrain, c’est clair ! Pour le moment je reprends le ballon tout doucement mais j’ai très envie de pouvoir jouer ce match.""

 

 

 

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L'AVANT-MATCH

 

L'OEIL DE BIBAULT

Court terme et long terme

Plus que jamais, l'avenir du Stade de Reims se dessine avec des objectifs à court terme, mais surtout d'autres à plus long terme. Cette approche est visible dans tous les choix effectués, toutes les confidences faites par les dirigeants et techniciens rémois.
Tout d'abord, la décision prise par Christophe Chenut de pérenniser le club en déléguant sa gestion quotidienne à un homme de terrain, Jean-Pierre Caillot. Le président stadiste sait que les années qui viennent seront cruciales, puisqu'elles réamorceront l'ascension du club ou, au contraire, confirmeront le coup d'arrêt subi cette année. Sachant également ses disponibilités de plus en plus restreintes, il a donc décidé de placer le club sur des rails qui devraient assurer son avenir. Après tout, puisque les convoitises sont nombreuses à Reims depuis le retour au professionnalisme, autant confier les clés à un homme de confiance plutôt qu'à un "putschiste"…
Au niveau du staff technique, l'approche est radicalement différente de celle connue avec les entraîneurs précédents. Quelles que soient les qualités qui leur étaient prêtées, Marc Collat et Denis Goavec n'avaient jamais fait mystère de leur intention de ne faire qu'un court passage à Reims. Le premier en rappelant qu'il avait un CV de baroudeur du football, le second en évoquant sa difficulté à se séparer de sa Bretagne. Pas question, donc, de construire à long terme.
Al'écoute de Ladislas Lozano et Jean-Claude Cloët, le discours semble différent. Si l'ancien héros calaisien affirme qu'il retournera vivre un jour avec sa famille sur la Côte d'Opale, il semble vouloir signer un long bail avec le club rémois. En effet, dès que le sujet de la montée en L2 est abordé avec les deux entraîneurs, la discussion dévie inévitablement sur la montée en L1. "Cette ville, ce club, comme Saint-Etienne, méritent la L1", affirme ainsi Jean-Claude Cloët. Qui a dit que Reims manquait d'ambition ?
Cette vision à long terme, qui consiste à mener le Stade en L1 dans cette décennie, passe aussi par la réalisation d'objectifs de court terme. Si le staff parle poliment d'une accession en 2 ans, et de préférence cette année, les joueurs semblent, eux, ne considérer que la montée immédiate. Même s'il convient de ne pas faire reposer trop de pression sur l'équipe, une accession rapide serait la bienvenue pour effacer le traumatisme de la saison de L2.
Ladislas Lozano respecte et admire beaucoup la carrière de joueur de L1 de Jean-Claude Cloët, qui, lui, s'inspire de l'expérience d'entraîneur de Lozano. Le Stade de Reims pourra donc compter sur un staff soudé et complémentaire pour mener à bien ses objectifs. E.B. 01/08/2002

 

 

A quelle sauce, les Béarnais ?

Lozano s'explique Lire

 

Ladislas Lozano : après les paroles, les actes.

 

Même si la rencontre de Coupe de la Ligue du mardi 23 septembre contre nos amis ardennais est déjà en ligne de mire, ce derby ne doit pas faire oublier que, cette saison, les Stadistes n'ont d'autre objectif que le championnat.

 

A défaut d'être chargé d'histoire, le match de ce samedi est beaucoup plus important pour le Stade au plan comptable... et tout aussi symbolique puisque le comportement de l'équipe sera déterminant pour la suite de la compétition.

 

Pour cette rencontre face à une formation qui a rarement brillé à Delaune, Tingry et Barbier sont incertains et Louiron absent.

 

 

David François - « Cela fait plus de vingt ans que j'évoluais comme attaquant de pointe ou comme neuf et demi. Cette saison, le coach m'a confié un poste nouveau. Je ne m'y attendais pas mais il m'en a parlé et a pensé que, par mon expérience, j'étais intéressant pour l'équipe dans ce rôle. J'ai encore tendance à trop aller vers l'avant mais mes partenaires me rappellent. Je joue face au jeu, face à mes attaquants que j'essaie de servir au mieux. Pour l'instant, cela ne marche pas trop mal. » (l'u)


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL