VALENCIENNES - STADE DE REIMS : 1-2

Mardi 9 septembre 2003 - 8e journée de National - Arbitre : Jean-Charles Cailleux

Ribas (22e), Boutal (59e) pour REIMS

Silvestri (40e sp) pour VALENCIENNES

 

 

 

 

Pour eux

LES ARNAUD

BALIJON - RIBAS

ça V.A. fort !

 

Trois occasions, deux buts. Pressés dans leur milieu de terrain pendant une grande partie de la rencontre, les Rémois ont su faire preuve d'un froid réalisme pour l'emporter dans le Nord.

Contesté voilà quelques semaines par les supporters, Arnaud Ribas s'est montré particulièrement impressionnant cette fois. Il a inscrit le premier but rémois d'un superbe tir des 25 mètres, avant de servir le second sur un plateau à Samuel Boutal. Débordement, centre, reprise de la tête... Aussi limpide qu'à l'entrainement ! Et pourtant, Ribas n'aurait pas dû jouer. Il est entré à la 18ème, en lieu et place de Noël Moukila, légèrement blessé à la cuisse et sorti "par précaution".

Mais, il était écrit que ce serait la soirée des Arnaud. Balijon, pour sa part, est à l'origine de cinq, voire six arrêts exceptionnels qui pourraient bien signer l'arrêt... de mort du Druide de V.A.

 

Le plein chez Leclercq


Hier soir, dans le « chaudron » un peu éteint de Nungesser, sur les terres même du Druide (Leclercq), Panoramix Lozano a retrouvé la formule magique à l'extérieur. Les ingrédients : du réalisme (seulement un penalty encaissé pour « x » frayeurs) et du réalisme (trois occases nettes, deux buts).
« Vos défaites méritent notre silence. ». Une partie de la célèbre tribune de fer avait choisi de couper le son. Mais un centre (côté gauche) de Silvestri n'était pas loin de redonner de la voix aux Chtis boudeurs. Si Jacquesson ne pouvait couper la trajectoire, la longue offrande échouait au second poteau à Rjillo qui, en panne d'appuis, ratait le cadre (8e).
Relooké par Lozano après le couac cuisant de Cuiseaux, le Stade de Reims affichait son nouveau profil National. Plus guerrier (quatre avertissements) et réaliste à souhait.
Seul hic : le dispositif en double rideau avait ses failles (dans la profondeur) et en s'engouffrant sur le flanc droit (lancé par ce pivot Tom Pouce de Jacquesson), Monchau soulignait une nouvelle fois le défaut de la cuirasse. Sur la tête au second poteau de Rjillo, Arnaud sauvait sur sa ligne (10e).


Ribas décisif !
A ces deux occases en or, les Gris de Lozano répliquaient par un but hold up. Au départ, une relance pas assez appliquée de Cadiou contrée par Diané aux 25 mètres. A l'arrivée (de la théorie des petites causes et des grands effets) : un boulet de Ribas (24e) qui venait de remplacer Moukila touché à la cuisse droite.
Frappé de la « patte » Leclercq, le VAFC remettait son ouvrage sur le métier à tisser. Il en était récompensé mais pas de la manière attendue. A la réception d'un coup franc tiré de la droite, Jacquesson jouait les faux frère en s'affalant au point de penalty après un accrochage (?) avec Louiron (41e).
Sanction suprême et carton jaune pour le fautif, l'arbitre saint-quentinois Jean-Charles Cailleux n'éprouvait pas d'états d'âme à appliquer la double peine, pas plus que Silvestri devant Balijon.
Au retour sur la pelouse, les Stadistes enchaînaient avec une hésitation d'Arnaud dans le petit rectangle que Rjillo aurait exploité sans une sortie décisive de Balijon (46e).
Ladislas Lozano revoyait illico son secteur défensif Ð perturbé par la viVAcité nordiste Ð en remplaçant Louiron par Comminges.
« LL » allait abattre son joker Letang (pour retrouver un peu de maîtrise dans l'entrejeu) lorsque Ribas, décisif décidément, s'échappait sur le côté gauche. Pour décocher un centre tout en puissance repris au second poteau par Boutal dont la tête piquée redonnait l'avantage aux Stadistes (60e). Inespéré au plus fort de la pression chti.


Balijon le sauveur
Ce but avait tout d'un coup sur la tête pour VA certes moins fringant mais qui, via Jacquesson, obligeait quand même Balijon à deux interventions décidées en face à face.
Hier soir, en terrain « minier », la « veine » n'était définitivement pas ch'ti et un centre (contré) de Traoré roulait sur la transversale (83e).
Le final champenois n'était terni que par l'exclusion du banc de. l'ex-Valenciennois Jean-Claude Cloet.
Un moindre mal en regard du double miracle réussi par Balijon (sur un essai dans les 6 mètres de Traoré puis une frappe oubliée par sa défense) dans l'ultime minute du temps réglementaire.

Jean-Pierre PRAULT

 

 

 

Pour lui, ça V.A. mal

 

 

V.A. NE MÉRITAIT PAS UNE TELLE PUNITION

Valenciennes s’est un peu plus enfoncé hier soir en se faisant piéger à deux reprises par une équipe rémoise très réaliste. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tenté...

 

Porté par le choeur d’un stade Nungesser conscient de l’importance de son rôle, VA prit d’entrée ses responsabilités en posant le ballon et en travaillant la défense rémoise de tous les côtés. Très vite, les joueurs de Ladislas Lozano attrapèrent le tournis et un centre de Silvestri dans le mouvement trouva Rjillo. Joli, mais l’attaquant, retenu par le maillot, croqua sa reprise à droite du but (8e).

Valenciennes avait plein d’idées et soignait chacune de ses approches. L’une d’entre elles offrit une merveille de centre pour la tête de Rjillo à bout portant. Le contre-pied était parfait mais Arnaud, revenu de nulle part, sauva sur sa ligne (18e). Et déjà la moitié du stade venait de s’arracher les cheveux.

VA poussait admirablement. Une inspiration de Toraman envoya encore Rjillo dans le trou pour un centre brûlant (21e). Ça commençait à sérieusement chauffer pour le Stade de Reims, lorsque VA tendit la joue. Une balle perdue aux trente mètres. Un joueur à peine rentré, Ribas, qui hérite du ballon et allume du gauche sans se poser de question (0-1, 23e). Une vraie malédiction.

 

Pas grand-chose à se reprocher

VA touché ne voulut pourtant pas couler. Silvestri (29e) puis Gastine (35e) eurent le mérite de tenter leur chance et de signifier aux Champenois qu’ils n’allaient pas s’en sortir comme ça. Non, l’équipe de Daniel Leclercq ne voulait pas se résigner. Tel ce lion de Jacquesson, intenable à la pointe du combat, qui fut plaqué par Louiron. L’arbitre avait tout vu et le penalty fut transformé par Silvestri (1-1, 41e).

L’entame de la seconde période montra que Valenciennes avait toujours les crocs. Rjillo perça le coffre-fort mais trouva Balijon à l’intérieur (46e). Reims était obligé de courber l’échine et cherchait surtout à endiguer les assauts valenciennois sans penser à attaquer.

A l’heure de jeu, le débordement de Ribas ne manqua donc pas de surprendre. Bien moins cependant que cette tête de Boutal embusqué au second poteau (1-2, 60e). Deux actions, deux buts. Une autre version du football champagne.

Alors, comme toujours, il fallut repartir au combat, face à une équipe en pleine réussite. Jacquesson buta à bout portant sur un Balijon en état de grâce dans ses sorties (81e). Traoré mit tout son coeur pour foncer au but, mais sa frappe trouva la transversale (84e). Il remit la gomme d’une frappe à ras de terre dans la surface, que Balijon détourna... sur le poteau (92e). VA faisait feu de partout. Un dernier tir fut bloqué in extremis.

VA n’avait pas grand-chose à se reprocher, mais cette quatrième défaite de suite à domicile, imméritée comme quelques autres, venait de faire très très mal.

 

 

 

 

 

 

Johan Jacquesson en juin 2002

avec le maire de Prémontré (Aisne) le club de ses débuts

Yo !

 

Johan, comment expliquez-vous que Valenciennes ait autant de retard à l'allumage ?
Nous connaissons un début délicat à cause notamment d'un manque de réalisme en attaque et d'erreurs individuelles en défense. A ce niveau, tout se paie cash. Nous manquons de détermination, d'audace dans la surface de vérité. Empêtré dans cette spirale négative, nous réfléchissons trop et manquons de spontanéité à l'approche du but ».

 

Quels souvenirs gardez-vous de Reims ?
Je n'y ai passé qu'une saison et on a l'impression que j'y suis resté quinze ans. Reims c'est une terre sacrée. Je n'oublie pas cette période.


Comment Valenciennes s'y prendra-t-il pour gagner ?
C'est une affiche entre deux clubs qui ont un passé. Nous ne devons pas penser au classement ou aux points à prendre, mais plutôt savourer le plaisir et la chance que l'on a de jouer Reims, un club pro qui évoluait récemment encore en L2. On ne va pas se gêner pour gagner ce match.

(Extrait de L'union du 09-09-03- recueilli par G.K)

 

 

 

 

 

Gare a la malédiction du 9 !

 

Attention, revoilà le 9 ! Pour conjurer le sort, Jean-Pierre Caillot

devra-t-il organiser une soirée Vaudou avec sacrifice de jeunes poulettes ?

 

Valenciennes-Reims se déroule le... 9 septembre (09/09). Or, le 9 a toujours eu un aspect indéniablement négatif pour les Rémois, ainsi que ne manquera sans doute pas de le rappeler un supporter du Stade, Jérôme Blanc, preuves à l'appui.

- 9 septembre 2000 : REIMS 0 - BREST 1. Unique défaite de la saison 2000-2001 à Delaune.

- 9 octobre 2001 : ANGERS 3 - REIMS 1. Première Défaite rémoise de la saison 2001-2002.
- 9 novembre 2001 : BOULOGNE 0 - REIMS 3. Match arrêté à la 70ème minute, rejoué 15 jours plus tard et perdu par le Stade 1-0.

- 9 février 2002 : REIMS 1 - SEDAN 1. Le Stade est éliminé. La Coupe de France ne récompense pas l'équipe qui le méritait.
- 9 mars 2002 : REIMS 0 - RACING 1. Première Défaite à domicile depuis une saison et demi.

Ainsi que le souligne Jérôme Blanc, "sans être superstitieux (!?) et en ajoutant que c'est le n° 9 (Gaston Diamé) qui, le 9 mars 2002, a manqué le penalty contre le Racing, alors que le compteur du Stade était bloqué à 999 victoires, vous comprendrez que le chiffre 9 ne nous parle pas bien."

- 9 novembre 2002 : REIMS 0 - GRENOBLE 1. Le Stade venait de s'imposer contre Nancy puis à Amiens. On croyait sa saison lancée, d'autant qu'il n'avait jamais perdu contre Grenoble auparavant. Le bilan était même très positif. En 10 rencontres : 7 victoires et 3 nuls pour 18 buts marqués et seulement 6 buts encaissés.

Seul petit bémol dans cette série noire : c'est le 9 Décembre 2000 que le Stade infligea sa première défaite à ISTRES (2-1), l'équipe qui coiffa les Rémois sur le poteau quelques mois plus tard pour la montée.

 

Plusieurs paramètres aggravent la situation avant ce Valenciennes-Reims. Le Stade compte 9 points d'avance sur son adversaire et chacune des deux équipes a encaissé 9 buts depuis le début du championnat. Vivement la 9ème journée !

 

Enfin du neuf !

07-09-03- "La malédiction du 9 que j'ai longtemps mis en exergue (et que vous rappelez ce jour) a été cassée le 9 Août 2003 à Raon l'Etape où le Stade a remporté sa seule victoire à ce jour à l'extérieur de la saison (et ce avec beaucoup de réussite).
Je crois que cette année une nouvelle ère a débuté au Stade de Reims avec une nouvelle équipe et que les vérités d'hier ne sont plus celles d'aujourd'hui. Il faut donc laisser du temps à cette équipe pour tirer de nouveaux enseignements sur les jours avec et les jours sans (peut être le 30)." Jérôme Blanc

 


Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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