STADE DE REIMS - WASQUEHAL : 2-2

Samedi 3 avril 2004 - 20h - 31e journée du National - Arbitre : Philippe Chat

Darchy 35e, Mulak 53e pour WASQUEHAL

Arnaud 56e (sp) et 90+7 (sp) pour REIMS

 

Avec Chat, ça sourit !

 

 

Un penalty inexistant (action litigieuse hors de la surface) en début de seconde mi-temps qui permet au Stade de revenir dans le match alors qu'il était mené 0-2. Un autre au bout du bout des arrêts de jeu qui lui offre l'égalisation. Si Reims accède à la Ligue 2, chaque supporter devra avoir une pensée émue pour Philippe Chat, arbitre d'une rencontre dont le Stade ne sort pas grandi.


Pauvres Wasquehaliens. Il est bien rare qu'un adversaire sans aura inspire de la mansuétude, mais tout de même... Avoir si bien joué le coup pour gâcher l'essentiel dans les ultimes secondes, il y aurait de quoi crier à l'injustice. Mais finalement, un point ça n'est quand même pas si mal. Foi de Rémois ! Pour nous en tout cas, ce nul équivaut à une victoire.

Inutile de revenir sur le fond de jeu de l'équipe que chacun interprète et commente à sa façon. Quand onze Rémois lymphatiques essaient de construire (comme ce fut le cas pendant la première demi-heure), certains vous disent que l'équipe pratique du beau football. Quand ils partent ensuite à l'abordage en ordre dispersé, les mêmes se félicitent de voir les joueurs mouiller le maillot. Question : n'est-il pas possible de concilier les deux, comme c'était le cas autrefois. Sous l'ère Collat version National, par exemple.

Pour un peu, à l'issue de la rencontre qu'il nous a été donné de suivre hier soir, certains pourraient même être tentés de pousser le bouchon plus loin... jusqu'à ajouter que ce point est celui du courage, que le Stade a fait preuve de ressources morales qui sont la marque des grandes équipes, que l'expérience vécue dans ce match est inestimable pour la suite, etc.

Bref ! chacun a son petit catéchisme de survie en poche. Donc, dans le même style, restons-en aux fondamentaux : tout va bien puisque Reims est en tête du championnat avec 4 points d'avance sur le quatrième. C'est sans doute parce que l'équipe est en phase avec ses objectifs qu'il y a eu aussi peu de sifflets hier soir à Delaune.

Aussi peu de sifflets que d'applaudissements d'ailleurs.

Il faut dire que, plus le championnat avance, plus le Stade donne l'impression d'une équipe sans automatismes, où aucun rouage n'est huilé. Et ce n'est pas le moindre des paradoxes.

 

Ultras Wasquehal : section "torse nu sans poils"

Quelle différence avec l'équipe - pourtant sans grand génie - de Wasquehal, où les joueurs semblent se trouver les yeux fermés... Quelle différence aussi au plan tactique. Les Nordistes sont venus à Reims avec une stratégie de jeu en tête et s'y sont strictement tenus, appliquant à la lettre quelques grandes consignes :

- Tenir derrière : La défense nordiste, dont on connaît pourtant la fébrilité et les lacunes, a eu la tâche facilitée en première mi-temps par la présence d'un seul attaquant de pointe côté rémois.

- Museler Amara Diané : De prime abord, l'exercice pourrait paraître ardu mais il faut bien admettre que le jeu un peu trop stéréotypé de l'Ivoirien n'a désormais plus aucun secret pour les défenses adverses. Résultat : l'attaquant rémois donne l'impression de végéter depuis quelques rencontres.

- Casser le rythme : En ce domaine, la bonne vieille recette des petites fautes commises loin de la surface a encore porté ses fruits.

- Procéder en contre : Qualité technique, rapidité, précision... La mise en place de ce triptyque a permis aux Nordistes de prendre régulièrement la défense rémoise en défaut. Notamment en seconde période où Olivier Tingry a sauvé les meubles à plusieurs reprises en dépit d'une blessure à la hanche.

C'est l'une des satisfactions rémoises de la soirée avec (évidemment) Denis Arnaud, capitaine courageux d'un onze rémois où les bonnes volontés ne se sont pas bousculées au portillon pour tirer les penalties.

Non, décidément, on peut s'estimer heureux de ce résultat. Philippe Chat est vraiment de bonne compagnie. Tiens ! Sur le second penalty du bout du bout des arrêts de jeu (il restait si peu de temps que c'était rafistolé avec des planches), il s'apprête à siffler une faute (rémoise) mais entend le public s'enthousiasmer et, du coup, se ravise. Bien vu ! une seconde plus tard un Wasquehalien fait une main dans la surface. Tout sauf un chat noir...

Grâce à lui l'équipe peut tenir ses objectifs, même s'il convient d'apporter un petit correctif. Oui, Reims est en tête avec 4 points d'avance sur le quatrième mais... sept équipes se tiennent désormais en 6 points.

1. Reims 55 points

2. Brest 53 (un match en moins)

3. Dijon & Cannes 51

5. Libourne 50

6. Romorantin & Pau 49.

Voilà qui commence à s'apparenter à une véritable bouteille à l'encre.

Prochaine sortie vendredi à Tours. Sale tour, bon tour, tour de cochon... Marc de café obligatoire si vous vous risquez au petit jeu des pronostics.

Les stats ne sont guère probantes. Depuis le début de la saison, Reims gagnait sans génie. Depuis quelques semaines, il lui arrive trop fréquemment de perdre sans génie. C'est plus ennuyeux. Un point à la maison, zéro à l'extérieur, ce fut suffisant pour viser le National l'an dernier. Mais c'est un peu juste pour accrocher la L2.

Reste que le temps joue pour nous. Il ne reste plus que sept matches et, vendredi prochain, les rémois devraient encore tirer leur épingle du jeu puisque Dijonnais et Brestois s'affrontent.

 



Quand l'analyse tient à un lacet - Sans aller jusqu'à prétendre qu'il avait égaré ses verres de contact, on peut se demander si Gérard Kancel (L'Union) n'était pas mal placé sur l'action qui a amené le premier penalty rémois. Peut-être était-il tout simplement en train de relacer ses chaussures ou de récupérer le chewing-gum qu'il a l'habitude de coller sous son siège. Toujours est-il que la sentence ne semblait pas aussi "justifiée" qu'il ne veut bien l'affirmer dans L'Union. Ladislas Lozano, dont on connaît pourtant la mauvaise foi légendaire, était le premier à l'admettre après la rencontre. "Il peut être contesté" a-t-il confié à France Bleu Champagne. On ne peut être plus clair.



Spécialiste du Kama-sutra
Gérard Kancel présente

"Le geste technique de la semaine"

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chaussure de presse

"Un bon journaliste doit maîtriser l'art du laçage" Christophe Chenut, DG de l'Equipe

 

 

 

Lozano à l'école de Goavec - Comme son illustre prédécesseur le faisait à l'envi la saison dernière (prenant notamment pour cible Arnaud Balijon), Ladislas Lozano rejette la qualité de ses résultats sur les joueurs qu'il a pourtant choisi sciemment... pour le profil qu'il dénonce aujourd'hui. Tout cela est très maladroit et n'est guère positif pour le groupe.

Extrait : "Nous n'avons pas le meilleur groupe d'un point de vu expérience et vécu positif. Les trois quarts des joueurs de l'équipe sont des garçons qui, ces dernières saisons n'ont jamais été en réussite notoire. La réussite continue et répétitive leur pose problème parce qu'ils ne sont pas habitués à gagner." Et, pour bien diviser ses troupes, de citer deux exceptions : Moukila et Diané.

On sait ce qu'il en est advenu la saison dernière à force de marleteler ce genre de discours dans les médias, et l'on a peine à croire que le club se fasse directement l'écho de tels propos. Il y a visiblement un problème de communication au Stade. Non, Reims n'a pas une équipe de loosers !

 

Extrait de L'union du 30-03-04 - « Nous ne sommes pas à la hauteur de notre statut de leaders dans ce que nous proposons. J'ai toujours dit que nous n'avions sans doute pas le meilleur effectif du championnat en matière de qualité et d'expérience. Nous sommes premiers par notre travail et notre rigueur. Mais, quand le niveau de difficulté s'élève, la qualité compte également. A Cherbourg, certains ont montré des insuffisances, notamment dans les phases offensives. »



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VU DU NORD

"Les trois arbitres n'ont pas été honnêtes"

 

Il y avait de la frustration hier soir à l’issue de la rencontre Reims-Wasquehal, et notamment chez Laurent Strassel qui pensait bien que Tanguy et ses partenaires allaient réussir l’exploit d’être les premiers de la saison à vaincre le leader champenois sur sa pelouse fétiche de Delaune.

Lorsque l’on mène 2-0 (grâce à Darchy et Mulak), on peut raisonnablement penser que la victoire est à la portée, d¹autant que les Rémois étaient loin de justifier leur statut.

«Je suis très déçu que nous soyons rejoints après neuf minutes de temps additionnel. L’arbitre venait de nous indiquer qu’il restait 5 minutes», expliquait le coach wasquehalien. Une indication que Ladislas Lozano, l’entraîneur marnais reconnaissait.

«C’est dommage d’avoir concédé rapidement le premier penalty après notre deuxième but. Auparavant nous avions plusieurs situations intéressantes (deux têtes de Mulak et une percée de Darchy échouant sur le gardien Tingry). Je pense que les trois arbitres n’ont pas été honnêtes. Le Stade de Reims n’a pas besoin de ça pour monter en Ligue 2», poursuivait le successeur d’Hervé Gauthier.

Le patron technique des bleu et nuit faisait tout de même comme mauvaise fortune bon coeur. «La frustration passée, il faut vite positiver. On n’a pas perdu de points. Il faut bien récupérer et penser au prochain match contre Cherbourg, et renouveller la même prestation que devant Reims», commentait Laurent Strassel, renvoyé de son banc en compagnie de son adjoint Michel Titeca avant l’égalisation rémoise. «On avait ralé que c’était fini, c’est tout», concluait-il.

Côté rémois, Ladislas Lozano ne faisait pas la fine bouche après ce partage des points miraculeux. «Nous avons eu de la chance si y veut. Wasquehal a livré un très beau match. Ils étaient plus présents dans les domaines offensif et défensif. Après avoir frôlé le 1-3 (Desgeorges a manqué une occasion en or sur un centre de Bouramoula), mes joueurs ont eu le mérite de continuer à pousser. Ils ont été récompensés», analysait l’ancien entraîneur de Calais.

 

 

 

AVANT-MATCH

Trois points, c'est tout !

Le titre de L'Union auquel vous n'avez pas échappé : "Une occasion en Nord"

Wasquehal-Brest

Depuis dix rencontres, Wasquehal n'a pas goûté aux joies de la victoire. La dernière remonte au mois de décembre face à Angoulême (2-0), une équipe vouée à la relégation… voire pire compte tenu de sa situation financière dramatique.
Samedi dernier, les Nordistes ont usé leurs forces sur le mur brestois avant de concéder un penalty en fin de partie. Et pourtant, le résultat est trompeur puisque l'Entente a dominé les Bretons de la tête et des épaules.
La réalité est cependant impitoyable. L'ex-pensionnaire de L2 se retrouve à un point du premier relégable avant son déplacement à Reims. Ainsi que le souligne Marc-Antoine Bontinck dans "La Voix du Nord", "inévitablement, le scénario catastrophe de la saison passée en L2 traverse les esprits. Toujours sans victoire en 2004, les hommes de Claude Strassel voient la queue du classement se rapprocher sans qu'aucune solution ne puisse être envisagée. "Frustration", "manque de réussite" : Claude Strassel , l'entraîneur, ne sait plus à quels saints se vouer pour "faire enfin tourner la roue du bon côté".
Côté rémois, c'est plutôt vers le haut que les regards sont fixés, même si les Stadistes n'ont empoché que onze points sur vingt-quatre possibles depuis fin janvier.
Inutile de préciser que samedi soir, il n'y aura pas d'alternative. Ce sera trois points, et c'est tout ! Mais attention. Les Wasquehaliens pratiquent un bien meilleur football que leurs résultats ne pourraient ne laisser penser.

 

Le match aller

 

 

L'état des troupes - "C'est la saison des soucis aux ischio-jambiers pour les Stadistes. Claude Dambury, qui souffrait d'une « simple » élongation, arrive au bout de ses soucis : ménagé en cette fin de semaine, il sera bien dans le groupe qui reçoit Wasquehal demain à Delaune.
En revanche, les nouvelles sont moins bonnes pour Thomas Dossevi. Après une frappe à l'entraînement mercredi, il a ressenti une douleur à la cuisse droite. « Il doit passer une échographie, précisait le Dr Bernard Gonzalez. Selon l'importance de la blessure, il sera arrêté de deux à six semaines. » Enfin, Theddy Ongoly, victime d'une « déchirure sans saignement » avec l'équipe réserve, dimanche dernier, est indisponible au moins ce week-end et le prochain.
A ces deux absences s'ajouteront celles de trois suspendus : Arnaud Balijon purgera son deuxième et dernier match tandis que Miguel Comminges et Arnaud Ribas ont pris un match pour accumulation de cartons".

(extrait de L'Union du 02-04-04 - Christophe Hébert)

 


Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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