SCO ANGERS - STADE DE REIMS : 3-0

Fauconnier 25e, Obbadi 50e, Gomis 53e sp

 

Je coache, tu coaches, il coache...

 

« Je me suis trompé dans la composition de mon équipe. Mais les joueurs non plus n'ont pas honoré le maillot rémois." Dans une déclaration à Ouest-France, Ladislas Lozano fait amende honorable. Et c'est tant mieux. Faute avouée...

 

 

Surclassés, dépassés, trépassés - Devant des Rémois vite dépassés dans les duels, les Angevins, très présents et combatifs, ont su allier la manière et le résultat dans un match référence à domicile.
"Quand une formation n'arrive pas, faute de qualités techniques, à imposer son style de jeu, que faut-il faire ? Hé bien il faut miser sur un bloc défensif, évoluer dans la profondeur et se battre pour la conquête du ballon." Cette phrase de Noël Tosi, qui date de plusieurs semaines, était prémonitoire. C'est exactement ce qu'a fait son équipe devant les Champenois.

L'entraîneur angevin, qui possédait enfin dans ses rangs le point de fixation qu'il réclamait depuis des jours et des jours en la personne de Gomis, a pu mettre en place le canevas qu'il désirait. Sur la base d'un retour à une défense à quatre.

Le système a parfaitement fonctionné, face à des Rémois visiblement à côté de leur expression d'ensemble, pour ce qui pourrait bien être un match référence à Jean-Bouin.

 

 

Le Sco s'est rendu également la tâche plus simple en faisant preuve collectivement d'une grande présence dans les affrontements, d'implication et de concentration, enfin d'investissement à tous les niveaux.
Le club angevin a pu s'appuyer sur un duo offensif très lourd à contrer pour les défenseurs de Lozano et bien alimenté par une doublette Guillaume Norbert - Mounir Obbadi plus qu'entreprenante.

"Avec un point d'ancrage devant, reprenait un Noël Tosi plus que satisfait, tout le monde peut presser beaucoup plus haut rapidement. C'est ce qui a fait la différence. Comme en plus, l'équipe s'est battue dans tous les secteurs, qu'elle a montré un esprit d'entreprise intéressant, ce match ne pouvait pas nous échapper. J'ai retrouvé mes guerriers de l'an passé."
Ce mental retrouvé, après le dérapage à ce niveau à Créteil, ne peut que le soulager. Cette réaction des Angevins, Ladislas Lozano voudra sans doute en faire un copié-collé pour sa propre formation, tant celle-ci fut diaphane à son tour.

"C'est une claque monumentale. Nous avons eu tout faux. Et le Sco mérite sa victoire sans contestation. Nous n'étions pas là. Nous avons donc beaucoup souffert. Nous étions impuissants, à tel point que j'avais l'impression que tout tournait en faveur d'Angers. C'est un non-match pour nous et certains joueurs n'ont pas honoré le maillot. Ce n'est pas le vrai Stade de Reims que vous avez vu."

Les propos sont durs mais réalistes. Les Champenois ont toujours été en déséquilibre et en retard. Et comme en plus, Angers a rimé avec efficacité... "3-0, cela fait plaisir notamment pour le public qui attendait cela depuis longtemps." relevait Guillaume Norbert. "C'est très positif. En marquant vite, nous avons joué plus libérés. Et c'est vrai que Gomis apporte beaucoup, en pesant d'abord et en nous permettant de relancer plus haut et plus vite." Jean-François CHARRIER.

 


Lozano : "Je me suis trompé" - "Nous avons beaucoup souffert, c'est vrai. Et nous avons eu tout faux sur toute la ligne. C'est une claque monumentale. Je me suis trompé dans la composition de mon équipe, je l'admets. Mais les joueurs non plus n'ont pas honoré le maillot rémois. J'ai bien essayé de repositionner ma formation mais sans succès. Tout était contre nous."
A La décharge de Ladislas Lozano, on peut même ajouter que la "cellule d'observation" du Stade, chapeautée par David François, n'avait pu voir Créteil à l'oeuvre avec le Sénégalais Louis Gomis, ni même avec Guillaume Norbert puisqu'aucun des deux n'évoluait dans la formation en déplacement à Créteil une semaine plus tôt. Cela n'aurait d'ailleurs pas changé grand chose car cette "cellule" agit à contre courant depuis le début de la saison. Elle supervise à l'extérieur les équipes qui nous reçoivent ensuite à domicile. Et vice-versa. Voilà qui est de nature à fausser les données stratégiques durant la première phase du championnat mais, a contrario, le Stade va sûrement se balader ensuite. On y croit tous, bien sûr...

 

 


Le direct

 

BALIJON (Tingry 30e) - STEPHANOPOLI - BARBIER - ARNAUD - DELMOTTE - PETITJEAN (Ongoly 33e / Dossevi 44e) - BOUTAL - HEBBAR - DIDOT - VIALE - DIANÉ

 

25e - Inflitré sur l'aile droite, Obbadi centre pour Fauconnier aux 20 mètres. Barbier et Arnaud oublient de charger l'attaquant angevin qui ajuste un Arnaud Balijon tétanisé sur sa ligne. 1-0 pour le Sco qui menait aux points depuis le début du match, mais ne s'était cependant guère montré inquiétant.

A la décharge des Rémois, et sans excuser la défense centrale, il faut noter qu'Arnaud Balijon évoluait blessé depuis quelques minutes. A la 30e, il sera d'ailleurs remplacé par Olivier Tingry.

Autre remplacement plus étonnant, celui d'Allan Petitjean par Theddy Ongoly (1) à la 33e (note complémentaire : après la traditionnelle bévue de Barbier et après que le Stade soit mené au score). Un peu trop sûr de son fait depuis quelques jours, "Coach Ladis" se serait-il pris les pieds dans la feuille de match ?



44e - Haddadou
, blessé, doit être remplacé par Dossevi... Reims n'a plus de remplaçant disponible. Quel coaching !

45e - Rien n'est perdu car les Angevins n'ont rien de foudres de guerre et les Rémois ne peuvent qu'élever un niveau de jeu qui flirte avec les abysses. Mais les joueurs devront maintenant se débrouiller seuls car toute tentative de coaching est devenue vaine. Tout au plus peut-on prier le ciel de n'avoir pas de nouveau blessé. Une chose est sûre en tout cas : par la force des choses le Stade devra adopter une configuration offensive. Voilà qui aura (peut-être) le mérite de sortir Lachuer de sa somnolence car les rémois n'ont pas tiré une seule fois au but en première période.

55e - Il ne faisait pas bon s'attarder à la buvette ce soir à Jean-Bouin. Julien Viale avait bien tenté de réveiller Lachuer, mais c'est Tingry qui allait cauchemarder. Un mauvais dégagement du gardien rémois dans les pieds d'un attaquant angevin, Obbadi, et ça faisait 2-0 à la 50e. Sur l'engagement, faute dans la surface sur Guillaume Norbert, et le néo-Angevin Louis Gomis transformait le penalty. Ca faisait alors 3-0 à la 53e.

Comme suggéré en début de semaine (lire "Ils sont contents d'eux"), le coup d'enthousiasme du duo JPC-Lozano était peut-être un peu prématuré... Faut arrêter de vous shooter au Banania les gars ! Mais, mirage d'Angers ou pas, ce n'est pas non plus une raison pour nous ressasser maintenant du "National, attention danger !" jusqu'à la prochaine victoire qui "risque de nous propulser en L1", ou jouer les pleureuses en invoquant le mauvais sort. Un staff professionnel digne de ce nom doit jeter sa panoplie de supporter aux orties pour savoir faire dans la mesure... en toutes circonstances.

Et les "soirées Bérézina", ça arrive dans une saison. Il n'y a pas de quoi en faire un drame, surtout quand on joue le maintien... et rien d'autre ! Après tout, peut-être la leçon d'humilité sera-t-elle profitable, car la semaine prochaine il sera impératif (cette fois) de venir à bout d'un onze lorientais - désormais "coaché psychologiquement" par Charles Biétri - qui s'est relancé en disposant 3 à 1 de Créteil.

 


(1) Ce n'était décidément pas le jour des Rémois. Sur la feuille de match distribuée aux journalistes locaux les numéros de Momo Haddadou et Theddy Ongoly avaient été inversés... ce qui a créé une certaine confusion à laquelle, complications techniques aidant durant quelques heures, VDT n'a pas échappé.

Après enquête, il semble que les numéros étaient également inversés sur les papiers glissés dans le chapeau que Ladislas Lozano utilise pour déterminer le Onze de départ, lorsqu'il dispose d'un effectif complet. Ceci explique peut-être cela. Néanmoins, cette tradition rémoise qui remonte à l'ère Goavec devrait être maintenue. A Reims, on reste très attaché aux valeurs qui ont forgé l'image du club.

 


Il y a pire que JPC !


Vendredi soir, les supporters angevins du "Kop de la Butte" ont choisi d'assister silencieusement à la rencontre après avoir été isolés du reste du public par le président du SCO. Pourquoi ? La réponse est à découvrir juste après. A la lecture de ce qui suit, ceux qui critiquent toujours JPC - alors qu'il ne le mérite qu'une fois par mois environ - comprendront qu'il y a pire dans le milieu du football. J'en veux pour preuve qu'il ne cherche pas à imposer son fils dans l'équipe première rémoise. Enfin, pas encore.

 


 


 


SCO ANGERS - STADE DE REIMS

Le match en
direct intégral

 

Tosi revanchard

Virage d'Angers ou pas, Reims se voit offrir l'opportunité de signer sa première victoire hors de ses bases face à une formation angevine qui n'est parvenue à s'imposer qu'une seule fois à domicile depuis le début de la saison. C'était le 20 août dernier face à Troyes.
Jusqu'à présent, les SCOistes surnageaient tant bien que mal dans le championnat grâce à des prestations d'assez bonne tenue à l'extérieur. Mais c'était avant Créteil où le système Tosi a été mis en faillite.

 

Forte tête, parfois un peu truqueur mais toujours "grande gueule", l'entraîneur angevin a juré ses grands Dieux qu'il remettrait les pendules à l'heure face aux Rémois. Il serait bien étonnant que Lozano se laisse marcher sur les pieds et n'y aille pas de sa petite phrase. A Angers, le spectacle sera peut-être aussi sur le banc de touche sauf si, comme à Dijon, Ladis décide de cadenasser. De "tout" cadenasser.

 

Ce serait dommage, non seulement pour l'ambiance mais aussi pour le spectacle, car Tosi doit composer avec une kyrielle de blessés : Assous (menisque), Cygan, dit "Trois paires" (larynx), Djellabi (genou), Le Mener (poignet), Traoré (hernie discale), Huck (encore trop juste). Une sympathique petite liste qu'il convient de compléter par quelques suspendus : Assous, Ekani, Ludwig Norbert..

 

 



"C'est l'heure de la révolte !"


Après sa prestation peu convaincante à Créteil, soldée par la 5e défaite de la saison, Angers se doit de faire corps sur sa pelouse dés ce soir face à Reims, sous peine de voir sa situation se dégrader. Or, le Sco est en proie à une kyrielle d'absents et son dernier succès à domicile remonte au 20 août. L'équation est complexe.

L'excellent Guillaume Norbert sera de retour

dans le milieu de terrain angevin.

 

Alors que Noël Tosi commençait à trouver ses marques auprès de son groupe, il doit désormais faire face à une impressionnante liste de blessés, parmi eux seul Guillaume Norbert sera opérationnel ce soir. Cygan, Assous, Bédrossian, Traoré, Djeballi restent sur le carreau et comme si cela ne suffisait pas Fauconnier, qui fut malade toute la semaine, est incertain. Enfin Ludgwig Norbert purge sa suspension.

Face à cette hécatombe, le technicien corse verse dans le fatalisme. "Notre défaite à Créteil était prévisible. Ce n'est pas simple de faire une équipe en ce moment. Le milieu est littéralement décimé, je ne m'attendais pas à avoir autant de problèmes si tôt. Dans ce contexte difficile, j'essaie de créer une émulation."
Dans ces circonstances, Tosi cherche des solutions et a tenté de remobiliser ses troupes cette semaine. "J'attends une réaction : agir plutôt que réagir et retrouver de la détermination." Un aspect qui a cruellement fait défaut à Créteil.

Exit Kipré, auteur d'une décevante prestation dans le Val-de-Marne, Tosi devrait titulariser Ikango aux avant-postes et le jeune milieu Moussi intègre le groupe.

Reste à trouver la bonne alchimie. " Le milieu doit faire une grosse performance, tonne Noël Tosi. Certains doivent prendre leurs responsabilités. En plus devant, on tarde à voir le réveil de Fauconnier et j'attends davantage de Boskovic. " Heureusement, les Angevins peuvent compter sur une défense stable et expérimentée.
En tout cas, cette rencontre face au promu Reims, qui s'avère un sérieux outsider, revêt un véritable intérêt sur le plan comptable, même si Tosi affirme : "il n'y a rien d'affolant encore. C'est un match important qui peut nous permettre de nous repositionner dans les dix premiers."

Certes, mais dans le cas contraire, le Sco verrait sa situation s'assombrir, puisque le premier relégable pointe à une longueur, dans ce classement extrêmement compact. Seulement voilà, l'équipe angevine n'a plus gagné sur sa pelouse depuis le 20 août lors de la venue Troyes (2-1), qui reste d'ailleurs l'unique succès à Jean-Bouin.

"C'est l'heure de la révolte, lance Tosi, bien décidé à tordre le cou à cette disette inquiétante. On doit faire preuve de vaillance. On a beaucoup travaillé pour contourner le bloc rémois qui va nous faire face. " Il est certain que Reims jouera la prudence avec le jeune transfuge de Lyon, Viale, seul en pointe. Le Sco devra trouver des remèdes à cette configuration, qui ne lui convient guère, ils se nomment solidarité et animation offensive. Cyrille CALMETS

 

 

Dernières sorties angevines
Ligue 2
Coupe Ligue



 

Ils sont contents d'eux

 

Toujours assez maladroit dans sa communication, à l'interne comme à l'externe, JPC fait également peu de cas de l'adage selon lequel "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Même si les voyants se remettent doucement au vert, gardons les pieds sur terre : Reims n'a engrangé qu'une seule victoire en championnat depuis août. Il n'y a tout de même pas de quoi se glorifier.

 


Champion du National l'an dernier, le Stade de Reims a réalisé une entame de championnat en trombe, avant de baisser le pied. Or, les Rémois se sont relancés après leurs récents succès face à Nancy et Troyes. Si le maintien reste l'objectif prioritaire, toute la Champagne lorgne sur l'élite. Quoi de plus normal pour un club qui affiche un des plus beaux palmarès du football français.
La visite de Reims demain à Jean-Bouin risque de faire resurgir quelques souvenirs aux nostalgiques. Avec six titres de champion de France, deux coupes de France et deux finales de la Coupe des champions, l'épopée du Stade de Reims, dans les années 50, est ancrée dans la mémoire collective. Joncquet, Vincent, Marche, Piantoni, Fontaine et bien sûr Kopa, pour ne citer qu'eux, étaient de cette formidable aventure. Alors après moult déboires, qui conduisirent le club au purgatoire, jusqu'en CFA 2, Reims a décidé de relever la tête et de s'installer parmi l'élite d'ici quelque temps. Pour se faire, les Rémois vont devoir dans un premier temps renouveler leur bail, pas comme il y a deux ans et cette éphémère apparition en L2.
Or, le projet du club champenois semble prendre forme. Le titre de National en poche, Ladislas Lozano et son staff sont parvenus à bâtir un groupe alliant jeunesse et expérience. Et la formule n'a pas tardé à marcher comme le prouve cette entame de championnat soldée par quatre matches sans défaite. Depuis, les Rémois ont quelque peu marqué le pas avec notamment un mois de septembre bien morne, ponctué par une série de six matches sans la moindre victoire. Mais le promu pointe tout de même à la 7e place, ce qui laisse le président Jean-Pierre Caillot plutôt confiant. " Notre départ est encourageant. Nous sommes dans la première partie du classement et notre bilan comptable peut laisser imager que l'objectif de maintien peut raisonnablement être atteint. "


Les Rémois relancés
"L'optimisme semble en effet de retour au sein du groupe où l'ancien Lyonnais, Christophe Delmotte fait office de grand frère. Une victoire contre Nancy au tirs aux but, lors du premier tour de la Coupe de la Ligue, et un succès récemment face à Troyes, à relancer l'élan rémois. " Nous avons retrouvé de la fraîcheur, qui nous a fait défaut face à Montpellier (match perdu à domicile 2-0), estime le coach Ladislas Lozano. Cette victoire face à Troyes est bonne pour la confiance et le moral. " Reste que les Rémois tardent à confirmer loin de leurs bases. Pour remédier à cela, Lozano a opté depuis peu pour un système de jeu plus prudent, et les phases de contre ont d'ailleurs été particulièrement travaillées cette semaine. Les Champenois, qui aligneront un groupe au complet, ont bien l'intention que cela porte ses fruits dés demain à Jean-Bouin. Cyrille CALMETS

 


Tosi toisé


Souvent difficile à manier à l'extérieur, le Sco a pourtant explosé en trente minutes à Créteil. Cette défaillance marquante définit les limites d'une équipe qui se cherche toujours.
C'est un signe qui ne trompe pas. Pour la première fois depuis qu'il est aux commandes de
l'équipe angevine, Noël Tosi s'est réfugié derrière une excuse. Il ne l'avait jamais fait, même lors des moments les plus douloureux, l'an passé. Une première qui dénote sûrement un certain désarroi, même si la justification est réelle. " Nous avons beaucoup trop de joueurs absents. Mon milieu est démantelé. "

Dans le couloir des vestiaires de Duvauchelle, vendredi, l'entraîneur angevin est apparu accablé. Et même s'il se reprit vite ensuite, il est vrai qu'il y avait de quoi être désemparé. Car Angers s'est loupé magistralement. Dominé dans tous les secteurs de jeu. Physiquement, athlétiquement, techniquement (et de loin !), mentalement par des Cristoliens, paraît-il, en plein doute.
Le schéma mis en place par Tosi (un 3-5-2) a littéralement explosé. Dès le départ, les couloirs ont été des boulevards pour les Val-de-Marnais avec comme chef d'orchestre un Cavalli brillant qui a pu faire tout ce qu'il a voulu. Les duels ont été à sens unique ou presque. La vivacité et la spontanéité également. Et ce n'est pas un zeste de réaction, alors que tout était joué et que Créteil gérait, qui viendra rectifier l'impression négative.
Dans un dispositif sans doute inadéquat, tous les joueurs angevins ont flotté. " Au départ, nous n'étions pas bien en place ". observait Jérôme Sonnerat. Et les approximations tactiques ajoutées à un replacement défaillant, un jeu trop lent et une agressivité oubliée creusèrent rapidement les contours du revers.
"Il ne faut pas s'affoler et travailler, lançait encore Tosi, même si cela doit prendre les week-ends entiers. " Et d'ajouter, plus sybillin. " Je vais revenir à une organisation et m'y tenir."

Comme s'il avait enregistré, qu'à beaucoup changer, les joueurs égaraient leurs repères et s'y perdaient. Il est donc vraisemblable de voir le Sco prochainement revenir à un bon vieux 4-4-2 et y rester. Le cadre ainsi dessiné et pérennisé, le jeu pourra être simplifié. Car vendredi, il fut beaucoup trop compliqué, donc ralenti, pour ne pas être très prévisible et donc facile à contrer.
Mais, contre Reims vendredi, cette nouvelle base ne pourra pas tout corriger. Il faudra remettre aussi de la détermination et de l'enthousiasme. Vaste chantier.

 

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL