STADE DE REIMS - DIJON : 0-5

Asuar 31e, 55e
Mangione 45e
Heitzmann 87e
Livramento 89e



Provoquer n'est pas jouer



 



Avant la rencontre, Ladislas Lozano n'avait pas pu résister, sombrant de nouveau dans son principal travers : la provocation dans la presse (voir "La chasse aux points"). Rudy Garcia, en entraîneur pondéré, lui a donné sa réponse sur le terrain. Morale de l'histoire : mieux vaut travailler à l'entraînement que préparer de beaux discours. C'était, en tout cas, le sentiment prédominant dans les tribunes vendredi, sur le coup de 22 heures.

 

Lozano : "C'est une déroute, il n'y a pas d'autre mot. J'ai vécu ce match comme un calvaire. Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais ressenti un tel sentiment d'impuissance en voyant mon équipe. Je ne nous ai jamais senti capables de marquer. C'est grave. Nous sommes responsables, moi le premier. Il faut prendre le temps de réfléchir pour prendre les bonnes décisions."
Caillot : "Je n'ai pas vu Ladislas Lozano après la rencontre, mais il devait bien sûr être très déçu…"

 




À la dérive ?


12-03-05 - Depuis la cinquième journée, Reims obtient une moyenne d'un point par match, c'est-à-dire celle d'un relégué. Effectivement, si le Stade de Reims n'avait pas débuté le championnat en marquant 10 points sur 12, on aurait pu se croire revenu, vendredi soir, deux ans en arrière. Et encore, en 2002-2003, la défense ne se mit-elle à craquer qu'à la suite de la blessure de Tingry, remplacé par l'inexpérimenté Charpentier. Mais jamais le club ne fut habitué à subir de telles "déculottées".

Qu'a-t-il manqué à cette équipe rémoise pour contrer un onze dijonnais au jeu bien équilibré ? À peu près tout, en fait. L'inventaire suivant se veut sévère mais réaliste. Les Rémois :
ne courent pas vite.
ne font pas de pressing (c'est fatigant !).
perdent les duels.
ne cadrent pas leurs frappes.
ne savent pas dribbler.
ne savent pas centrer.
ne savent pas tirer un coup de pied arrêté.
sont souvent hors-jeu.
ne se roulent pas par terre lorsqu'il y a une faute sur eux (contrairement aux Heitzmann et autres Asuar).
font de grosses fautes sous le nez du médiocre M. Djouzi.

Les joueurs, dans ces conditions, espèrent-ils le maintien en Ligue 2 ? Le méritent-ils ?

Tout ceci est d'autant plus rageant que Reims a eu de belles opportunités d'étoffer son effectif en cours de saison, ne serait-ce que pour mettre fin aux scandaleux statuts de titulaires indiscutables.

 

"Jean-Pierre Caillot, qui a hérité de la difficile mission de succéder à un grand président,
doit jouer un rôle essentiel pour commander ce bateau à la dérive."

 

Alors que des joueurs de qualité comme Rodriguez, Titi Camara, Gourvennec, Aubanel, Asuar ou Diomède n'avaient pas de propositions sérieuses de L1, ils n'ont pas suscité l'intérêt du staff du Stade de Reims. Ce dernier a préféré embaucher des joueurs non libres et dont le profil ne semble pas s'intégrer dans l'équipe. Ainsi Viale, qui avait commencé à convaincre, a-t-il été écarté. Quant à Cazarelly, son "palmarès" en matière de cartons pose problème dans une équipe déjà peu aidée par l'arbitrage.

Après cette déroute, certains posent déjà la question habituelle : faut-il changer d'entraîneur ? Il convient plutôt de poser une autre question, à laquelle seul l'intéressé peut répondre. Ladislas Lozano est-il prêt à tout mettre en œuvre pour ne pas laisser l'équipe se saborder si près du but ? Est-il décidé à oublier ses rancœurs personnelles et à relancer, dans un esprit de saine concurrence, les Ribas, Haddadou, Viale ou encore Walter ? Jean-Pierre Caillot, qui a hérité de la difficile mission de succéder à un grand président, doit jouer un rôle essentiel pour commander ce bateau à la dérive.

La "guerre de Troyes" aura-t-elle lieu ? Il faut espérer en tout cas que les Rémois, notamment Diané, retrouveront dans l'Aube leurs valeurs de combativité. À Sedan, nous avions déjà constaté une démobilisation devant l'adversité, attitude bien décevante par rapport à l'engouement des supporters. Un nouveau cataclysme, dans une semaine, pourrait donner le ton des rencontres suivantes et entraîner inexorablement l'équipe vers le National. Un résultat correct permettrait de préparer plus sereinement les matches à 6 points qui se profilent. Un peu comme le nul à Montpellier devait permettre de franchir l'obstacle dijonnais… Emmanuel BIBAULT



La défaite la plus humiliante depuis la création du club

 


 

Lettres au staff

Ces courriers illustrent les principaux thèmes abordés par les supporters appartenant à ce que l'on appelle communément la "majorité silencieuse". Ceux qui ne s'expriment jamais, ni sur les forums, ni ailleurs et qui, cette fois, ont bougé.

 

"Pensez aux supporters"
Vous êtes "un peu abattu". Cela me fait doucement sourire. La plupart des supporters sont fatigués et très déçus par cette équipe et mettez-vous un peu à leur place. Comme vous dites cela, j'ai l'impression que c'est le recrutement qui est vraiment nul. Pour l'instant les recrutements ne sont pas exceptionnels. Je ne suis pas à votre place mais avez-vous vu certains joueurs que vous avez laissé passer...
Je n'arriverai jamais à comprendre votre politique de recrutement.
On ne peut pas leur demander d'être aussi concernés qu'on le voudrait, c'est une phrase qui veut en dire long. Ils sont payés pour jouer au foot et non pour aller à l'usine. Alors, comprenez-vous que certains supporters viennent de loin, d'autres font des efforts pour se payer des places, et d'autres...
Quand une équipe ne va pas bien l'entraîneur est viré ou remercié, il faut arréter de nous prendre pour des imbéciles.
Avez-vous les armes pour vous battre ? j'ai des doutes.
Cette équipe est digne d'être en National mais pas en Ligue 2. C'est triste et je vous l'avoue. Vous devriez de temps en temps faire une réunion entre les supporters et les joueurs. La coupe est vraiment pleine.
Le staff et les joueurs devaient se retrouver afin d'éclaircir certains points. La ligne défensive a été absente comme régulièrement.
Le maillot n'a pu dû être trop mouillé.
Honteuse est cette équipe.
Vous avez un des meilleurs publics de France, mais arrêtez maintenant et faites un effort.
Cordialement.
P.Gaujour

 


"Avant, il y avait de vrais patrons "
En tant que fidèle lecteur (silencieux) je m'autorise à vous livrer mes impressions sur le crû 2004/2005.
Depuis "l'épisode Lorient" (1) j'avais décidé de ne plus aller voir ce genre de spectacle. Depuis, ça ne semble pas être plus brillant. Après une défense transformée en coffre-fort, LL décide de la changer en "défense passoire", comme ça... une idée... juste pour voir... devant Dijon (frileux ?). Vous avez vu !
J'ai pourtant, jusqu'à il y a peu, accordé ma confiance à Lozano, mais en ce moment il joue avec le feu... et il se brûle.
L'impression que j'ai - de loin - c'est que la mentalité semble revenue à celle de l'équipe de descente en National. A ce sujet, j'ai regretté le départ de Collat, mais je crois qu'il était trop gentil et qu'il s'est fait bouffer par ses recrues (si ce sont bien 'ses'' recrues). (2)
(…)

Ayant connu le Stade de Reims à l'époque Onnis, Lech et consort, des mercenaires déjà, mais qui avaient de vrais "patrons" pour les remettre dans le bon sens (d'autres types de contrats aussi, ça a changé beaucoup de choses), j'espérais voir de la L1 dans la région dans un avenir relativement proche, mais c'est plutôt reparti pour des rencontres genre St-Quentin-Reims au mieux.
En conclusion, et revenant sur ma première opinion, je pense que Lozano n'est pas l'homme de la situation, et Caillot... Il se fâche quelquefois ? (en dehors des supporters bien sûr). Le Stade est une équipe sans style, besogneuse, on ne peut même pas dire qu'elle manque de réussite, triste…
Jean-Pierre Bernard (Braine - 02)

 

(1) 1-4 le 29 octobre 2004.
(2) Cette année là, les joueurs susceptibles d'être recrutés avaient été principalement supervisés par Patrice Lair et Fabrice Harvey.

 

 

 

 

STADE DE REIMS - DIJON : 0-5

Asuar 31e, 55e
Mangione 45e
Heitzmann 87e
Livramento 89e


 

Chronique d'une déroute historique

 

 

Le direct

PREMIERE PERIODE

 

Comme prévu - mais avec ce diable de Lozano, rien n'est jamais complètement écrit d'avance - Greg Legrand retrouve les cages rémoises après une soirée de repos à Montpellier.

8e - Pas de gros frissons en ce début de rencontre, à l'exception d'une "glissade" d'Asuar dans la surface rémoise, mais c'est à une entame de match sur un tempo assez rapide à laquelle nous assistons. Un début de rencontre qui serait même légèrement à l'avantage de Dijonnais.

10e - Centre de Didot au premier poteau. Gibert détourne. Sur le corner, Diané récupère le ballon au ras du sol et tente de marquer d'une talonnade un peu... "téléphonée".


15e - Contrairement à ce que prétendait Ladislas Lozano avant le match en guise de provocation, les Dijonnais ne sont pas venus pour évoluer "dans un schéma frileux et attentiste". Bien au contraire, c'est un jeu d'attaque que pratiquent les deux équipes. Mais aucune occasion de but à se mettre sous la dent.

18e - Très grosse occasion rémois. Sylvain Didot, très en verve ce soir (mais c'est le seul), expédie un maître tir depuis son aile gauche. Mouko, d'une claquette, parvient à extraire le ballon qui prenait tout droit le chemin de la lucarne.
25e - Coup-franc à la limite de la surface de réparation, légèrement décalé côté gauche. Hebbar tire dans le mur dijonnais. Peut mieux faire !

 

Rudy Garcia est superstitieux :
jamais de champagne pour lui.


30e - Les Dijonnais sont un peu attentistes depuis quelques minutes et procèdent essentiellement par contres face à des Rémois qui attaquent de façon désordonnée, limite dislocation. Le jeu perd nettement en intensité et en qualité sur un terrain balayé par le vent.
31e - 0-1 Asuar récupère un ballon dans la surface de réparation au milieu d'une forêt de joueurs. Frappe contrée. Le ballon revient sur le joueur dijonnais qui, cette fois, prend Grégory Legrand à contre-pied. Après la tempête précédemment évoquée, coup de froid à Delaune.

35e - Les Rémois semblent un peu déboussolés et leur football se désagrège doucement au fil des minutes. Le coup d'assomoir dijonnais est dur à supporter.

36e - Il n'y a pas de Reims-Dijon sans échauffourées. Ca tourne au vinaigre sur un tacle ardu de Cazarelly sur Asuar. Carton rouge pour le Rémois que l'on ne surnomme pas "le Sécateur" pour rien. Reims joue à dix. Ca commence à sentir le roussi...

 

 

45e + 2 - 0-2 Mangione La dernière action dangereuse de cette mi-temps sera pour les Dijonnais. Elle est tellement dangereuse que Mangione expédie la balle au fond à la suite d'une belle combinaison sur coup-franc. Toute la défense rémoise est restée figée.


Contrairement aux commentateurs radio de France Bleu et France Inter, semble t-il, depuis quelques trop longues minutes déjà les spectateurs rémois voient évoluer une équipe rémoise quasi pitoyable, dominée de la tête et des épaules depuis le début de la rencontre et qui n'affiche aucune envie.



 

DEUXIEME PERIODE

- Les débats sont repartis sur les mêmes bases. 11 Dijonnais qui savent jouer au ballon contre 10 Rémois revanchards, mais davantage de la voix et du geste que balle au pied. Il serait temps de penser à entrer dans la partie, sinon on risque de s'ennuyer ferme... ou d'essuyer un affront dont on se souviendra. Ce ne serait pas de très bon augure avant le derby contre Troyes.
55e 0-3 Asuar - Eh bien voilà ! C'est la honte ! Asuar s'avance tranquillement face à des défenseurs apathiques qui doivent se dire qu'ils seraient tellement plus à l'aise dans leur canapé à regarder "Première Compagnie". Arrivé aux 30 mètres, Asuar se fend d'une frappe enroulée. De celles qu'on ne peut réaliser qu'à l'entraînement. C'est plein cadre. Le pauvre "Greg" va ramasser la balle au fond de ses filets. Livré à lui-même, il ne peut, de toute manière, strictement rien faire.
- 60e - Lozano perd les pédales et lance trois joueurs à la fois. Il ne manquerait plus qu'il y ait un blessé... Blayac, Haddadou et Houche entrent en jeu. Dossevi sort. Diané rentre au chaud. Barbier prépare son après-match. Hebbar passe arrière droit. C'est fini !
Ainsi que le souligne France Bleu à propos de Ladislas Lozano : "Cet entraîneur est incroyable. Je ne comprends rien à son coaching. Il ne fait rien pendant 45 minutes. Il se laisse bouffer. Et, brusquement, il désorganise son équipe en lançant trois joueurs à la fois".
- Consternant...

- Il y a ce soir 4755 spectateurs à Delaune. Tout du moins, il y avait... car près de 300 d'entre eux ont quitté le stade à la mi-temps.
- 75e - Tacalfred est exclu côté dijonnais. mais ça change quoi puique les Rémois jouent sur une jambe ?

- Les supporters chambrent leur équipe, les spectateurs quittent le stade par centaines. Reims va finir à 10 : il y a bien 10 personnes dans le staff non ? Plus sérieusement, une stratégie de jeu pareille qui voit Hebbar échoir arrière droit ce n'est pas... sérieux. Avec la meilleure volonté du monde, comment voulez-vous essayer de trouver quelque chose de positif ce soir.

Si ! On peut vous dire que Mohamed Haddadou a tenté une timide percée avant de s'emmêler les pieds et de simuler une faute, mais il faudrait alors ajouter que Sébastien Heitzmann s'est présenté seul devant Legrand dans les secondes suivantes, et c'est miracle s'il n'a pas inscrit le quatrième but à 5 minutes de la fin de la rencontre.
87e - C'est fait. 4-0 L'ami Heitzmann va pouvoir fêter ça au Tigre, comme au bon vieux temps. Je savais que je pouvais porter la poisse sans le vouloir, mais à ce point... Centre brossé de Mangione et Seb cartonne.
89e - Tiens, ça fait 5. Livramento. Le Stade Delaune est en délire. Enfin, les 30 supporters de la travée dijonnaise... Les autres sont partis depuis longtemps. Contrairement au PSG, Reims n'a pas besoin d'être sanctionné pour jouer à huis-clos.

- C'est fini. Après tout, 0-2 ou 0-5, quelle importance ? Ca aura au moins le mérite de remettre en place les idées de certains. Le positif appelle le positif, mais le négatif...


 

Remplaçants : Balijon, Houche, Haddadou, Petitjean, Blayac,

 

LEGRAND
BARBIER ONGOLY ARNAUD DELMOTTE LEROY
CAZARELLY HEBBAR DIDOT

DOSSEVI DIANÉ



Asuar : "Nous sommes de bons élèves"

- Le fait que le club bourguignon ait à peine modifié son effectif à l'inter-saison explique-t-il la bonne performance du DFCO ?
Les dirigeants ont choisi de faire confiance au groupe qui a fait monter le club en L2. C'est la raison pour laquelle l'équipe est très soudée malgré son manque d'expérience. Les joueurs sont très heureux de cette confiance et se plient volontiers à toutes les exigences.


- Le bon parcours de votre équipe en L2 avec un effectif issu du National indique-t-il, selon vous, un resserrement de niveau entre ces deux championnats ?
Je pense effectivement que le niveau de ces compétitions se rapproche, mais notre bonne saison s'inscrit avant tout dans la dynamique des résultats qui ont fait monter le club en L2. Il faut aussi ajouter notre apprentissage rapide de ce championnat professionnel, même si beaucoup d'entre nous l'ont découvert cette année.



Les données du match


A l'issue du dernier entraînement, hier matin, et avant de prendre la route de Reims en bus, Rudi Garcia a annoncé un groupe quasi identique à celui aligné face à Créteil une semaine auparavant. Il compte à nouveau sur dix-sept joueurs, avec juste un roulement au niveau du deuxième gardien. C'est cette fois Florent Perraud qui est intégré à la place de Lionel Cappone. Restent donc hors du groupe ceux qui n'ont pas été retenus (Braud, Diers, Jobard, Peres) et les blessés : Esteves (cuisse), Laurent (cuisse), R. Bourabia (cheville) et Poisson (genou).
Du côté de Reims, la stabilité est également de mise. Ladislas Lozano n'a de toute façon guère le choix puisque les blessés - Stephanopoli (claquage mollet), Viale (adducteurs), Boutal (fracture de fatigue péroné) et Ribas (élongation cuisse) - sont absents depuis un moment et ont encore quelques semaines d'indisponibilité devant eux. Seul l'ex-Gueugnonnais Dambury, absent depuis le début de saison à cause d'une blessure à un genou, est en phase de reprise et pourrait reprendre en réserve ce week-end. L'ex-Messin Walter n'est, lui, plus dans les petits papiers depuis des semaines. Le seul changement, à savoir Houche qui remplace Comminges dans le groupe, intervient à la fois à cause d'un petit problème à un talon du second nommé, mais aussi par choix du coach rémois. (extrait du Bien Public)


 

 

 


STADE DE REIMS - DIJON

Opération grappillage


Au classement, 4 points mais une seule place séparent Dijon 11e de Reims 12e. Autrement dit, le trou est fait et les deux équipes ne joueront plus le même championnat si elles se séparent sur un score de parité ce vendredi soir.
Les Bourguignons ne sont déjà plus des candidats à la relégation, ce qui n'est pas encore tout à fait le cas pour les Champenois. Du coup, contrairement à ce que l'on avait imaginé, le match fatidique est reporté au 1er avril, contre Angers. Ce soir là, le Stade se verra vraiment offrir l'opportunité d'éliminer un adversaire direct.
En attendant, il continuera à essayer de grappiller au moins un point, et plus si affinités, face à des Bourguignons privés de leur meilleur attaquant, Frédéric Laurent. L'ancien Rémois Sébastien Heitzmann, dit Le Tigre depuis son passage en Champagne, évoluera donc seul en pointe.

 

 

 

Greg Legrand : "Les duels seront la clé"

Ce vendredi soir, Barel Mouko retrouvera peut-être Grégory Legrand dans la cage rémoise. L'occasion d'une interview "questions croisées" dans Le Bien Public entre ces deux acteurs de la "grande saison" 2003-2004 du DFCO.


Greg le Millionnaire


Après les moments partagés l'an dernier, vous allez peut-être vous retrouver face à face demain soir. Est-ce que ce sera un moment particulier ?
Grégory Legrand : "Non, il n'y a rien de spécial, ça va juste faire plaisir de se revoir. Si je joue, pendant une heure et demie, il n'y aura pas de copain, mais avant le match et à la fin, on va discuter."
Barel Mouko : "Ca va faire plaisir de retrouver Greg. Je croise les doigts pour qu'il joue. Ca sera un match avec de l'enjeu, du monde, on va essayer de prouver notre valeur respective."


Vous avez vécu des moments forts l'an dernier avec Dijon. Quels souvenirs en gardez-vous ?
G. Legrand : "La joie d'un succès en coupe et en championnat n'est pas la même. Quand on est sur le banc en championnat, on est content de la victoire mais il manque le caractère exceptionnel de la coupe. J'avoue que c'était vraiment très agréable de vivre ces émotions durant cette compétition."
B. Mouko : "J'ai vécu des moments forts pour ma première coupe de France, même si je n'ai pas joué (.) Il m'a fait rêver. Je lui ai dit d'ailleurs 'Chapeau, si on est arrivé là, c'est grâce à toi''."

Comment gère-t-on la concurrence au poste de gardien ?
G. Legrand : "Chaque semaine à l'entraînement, on se tire la bourre, on donne le maximum pour ne rien regretter et après l'entraîneur fait son choix. A Reims, le coach a annoncé dès le début qu'il n'y avait pas de numéro 1 (ndlr : Balijon a joué 16 matches, Legrand 13). Ca se passe très bien et on sait que d'une semaine à l'autre, on peut passer du banc au terrain ou l'inverse."
B. Mouko : "Ce qui est bien à Dijon, c'est qu'il y a une concurrence des gardiens, mais aussi une complicité qui s'installe entre nous. On parle un peu de tout, on travaille toujours ensemble et la passion nous réunit forcément. Si c'est X ou Y qui joue ça m'est égal, le truc important c'est qu'il y ait une bonne concurrence pour qu'on puisse progresser un maximum, et corriger nos erreurs."

Quelle est sa principale qualité ?
G. Legrand : "Il ne se pose pas de questions. Il est toujours souriant, il va vite, il a un bon jeu au pied et une grosse détente. comme un félin. Il est tout simplement complet."
B. Mouko : (il sourit, surpris par la question) : "C'est un gardien expérimenté, un bon gardien."

Est-ce que vous avez toujours joué gardien ?
G. Legrand : "J'ai joué ailier droit et arrière droit en poussins, parce que j'allais vite, mais rapidement j'ai évolué comme gardien (dès les pupilles). Mon père jouait dans les buts et j'aimais bien ça."
B. Mouko : "J'ai été joueur de champ (attaquant) jusqu'à 16-17 ans, mais quand tu choisis d'être gardien de but, il faut tout mettre. J'étais rapide avec une bonne frappe, mais ma détente m'a fait choisir le poste de gardien, où j'avais plus de chances de briller. Les réflexes de joueur de champ me servent aujourd'hui dans le jeu au pied."

Est-ce que vous avez suivi ses performances cette année ?
G. Legrand : "Oui. J'ai d'ailleurs certains de mes anciens coéquipiers au téléphone comme François (Masson), Guillaume (Benon), Moké (Kajima) ou Barel (Mouko)."
B. Mouko : "Les deux gardiens de Reims sont mes potes. Ca m'a fait plaisir de voir que Greg joue et je croise les doigts que Lozano trouve un terrain d'entente avec ses deux bons gardiens (.) Avec Greg, j'ai appris beaucoup de choses et on s'est retrouvé avec plaisir au match aller. Je l'appelle de temps en temps : quand il est en forme, je le chambre un petit peu, quand il est en méforme aussi."

Quelle sera la clé pour s'imposer ce vendredi soir ?
G. Legrand : "Je pense que les duels en milieu de terrain seront la clé du match. Les trois matches de l'an dernier ont été assez engagés et on ne s'attend pas à un match avec 50 000 occasions. Dijon possède une bonne défense et l'efficacité offensive peut faire la différence."
B. Mouko : "La clé, ça va être comme en National quand on avait joué là-bas : les petits détails, le placement et puis un peu plus d'enjeu et de tension. Ils auront le public derrière eux, il faudra être prudent."

Recueilli par Anthony PROST

 


 

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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL