LAVAL - STADE DE REIMS : 1-2

Zoko 45e (sp) pour LAVAL
Didot 29e, Dossevi 66e pour REIMS


Laval... de travers

 

Très belle opération des Rémois qui ont parfaitement su déjouer les plans échaffaudés par Denis Troch. Trois jours avant de recevoir une équipe du Mans profondément remaniée par son nouvel entraîneur, l'équipe stadiste pointe à quatre longueurs du trio de tête.




29e 0-1 Didot - Denis Troch avait promis des déferlantes sur les buts rémois. C'est pourtant à un début de match très équilibré auquel on a assisté à Le Basser. Dans le premier quart d'heure, la meilleure occasion fut même à mettre à l'actif du Stade, via une volée de Barbier qui a mis le gardien lavallois Marguerite sur le fil du rasoir, avant que Sylvain Didot n'ouvre "quasi logiquement" la marque à la demi-heure de jeu à la suite d'un cafouillage dans les 16 mètres mayennais.

Les Lavallois ont eu la maîtrise du jeu en début de rencontre mais dominer n'est pas gagner, on le sait. Les rares occasions de cette première période ont été rémoises. Les hommes de Denis Troch, quant à eux, se sont régulièrement empêtrés dans la toile d'araignée défensive mise en place par Ladislas Lozano. Pas spectaculaire, mais efficace. Greg Legrand n'a pas été sollicité avant la... 46e minute.

 

45e (+1) 1-1 Zoko (sp) - Dans les arrêts de jeu, un ex-Rémois potentiel, Mauricio, est cisaillé dans les 16 mètres par un néo-Rémois, Christophe Cazarelly dit "le sécateur". Quelques secondes auparavant, sur une action similaire, Sandryk Bitton n'avait pas bronché. Cette fois, il désigne le point de penalty. Sanction appliquée par Zoko qui prend "Greg" à contre-pied.


60e -
La remise à niveau des compteurs semble avoir donné des ailes aux deux formations. La reprise s'est effectuée sur les chapeaux de roues. Pas moins d'une occasion chaude pour chaque équipe dans la première minute.
Les Lavallois ont mieux entamé la seconde période, multipliant les incursions dans la surface rémoise. A l'heure de jeu, c'est à de l'attaque-défense qu'il nous est donné d'assister sur la pelouse de Le Basser. Aît-Alia, qui s'est présenté seul face à Greg Legrand, et Zoko, qui a vu sa frappe dégagée sur la ligne, ont même été sur le point de faire basculer le score en faveur des Tango. Dans les deux cas, il s'en est fallu d'un rien.


66e 1-2 Dossevi -
Mais l'attaque-défense, cela se traduit évidemment par des contres percutants. Emmenés par un Diané méconnaissable depuis qu'il est fixé sur son sort avec Reims, les Stadistes sont particulièrement efficaces dans ce genre d'exercice. Une percée de l'Ivoirien sur l'aile gauche, un petit gri-gri pour se débarrasser du défenseur, un centre au deuxième poteau et Dossevi inscrit le second but rémois. Une action d'école... Denis Troch vitupère sur la touche, et c'est Ladislas Lozano qui se frise les moustaches. Le monde à l'envers en quelque sorte.

 

80e - Les Rémois étaient venus chercher le nul face à une équipe lavalloise qui faisait figure d'épouvantail dans son jardin depuis quelques mois. Conséquence de leur avantage au score, ils évoluent désormais sereinement et c'est maintenant Laval qui patauge sur une pelouse qui s'autodétruit au fil des minutes.
Le score n'évoluera pas. Pour Denis Troch la pilule passe mal. C'en est déjà fini des ambitions affichées pour cette deuxième partie de championnat. Voilà, de toute évidence, une défaite qu'il va avoir du mal à avaler mais que, plus sûrement, il va avaler de travers,


 

Ce qu'en pense Jean-Pierre caillot


 

De l'eau dans le champagne lavallois

Les Lavallois avaient l'opportunité en enchaînant par un deuxième match à domicile de débuter la phase retour de la meilleure des façons.
Devant une équipe rémoise de qualité, ils ont dû rendre les armes. Une défaite et une prestation sans consistance les obligeant à revoir leur projet.


Les bonnes résolutions prises par les Lavallois pour l'année 2005 ont pris du plomb dans l'aile face au Stade de Reims, hier soir. Les Mayennais ont étalé grandeur nature leurs limites. Des insuffisances dans le jeu qui donnent un sérieux coup de frein à des ambitions d'aller pointer son nez dans le haut du classement. Sur leur prestation, ils ne méritent pas de se muer en trouble-fête. Ils ont montré trop de lacunes et, surtout, ils concèdent leur deuxième défaite à domicile de la saison. Un signe douloureux !

Incapables en première période de ressortir des ballons propres, de mettre sur pied le moindre enchaînement, ils ont laissé à Stéphanopoli et ses coéquipiers la liberté de réciter leur football. Un jeu rémois tout en opportunisme, fluide, efficace. Durant les vingt premières minutes de jeu, les Lavallois ne se sont pas créés la moindre occasion. Ce sont les hommes de Lozano qui se montraient les plus entreprenants. Barbier obligeait Catherine à se coucher (7'), puis sur un centre du même Barbier, Dossevi ne parvenait pas à couper la trajectoire de la balle (25'). Et sur un tir de Dossevi, Didot en embuscade trompait la vigilance de la charnière centrale tango (29').

Une ouverture du score qui venait concrétiser la bonne période rémoise. Il rappelait aux Mayennais quelques évidences. Leur réponse à cette estocade était des plus décousues. L'usage des longs ballons et le manque de soutien porté aux attaquants ne faisaient qu'accroître un sentiment profond d'impuissance. On se demandait comment ils allaient se sortir de cette ornière. La vision de Devineau apportait une réponse. L'ex-Nantais n'avait pas été le plus maladroit jusque-là dans le désarroi tango. Sur une ouverture en profondeur pour Mauricio, Cazarelly commettait une obstruction sur l'attaquant tango dans la surface. Un penalty transformé par Zoko (46').

Fort de ce retour du diable Vauvert, une réaction lavalloise était attendue. Elle se dessinait à gros traits, sans véritable organisation, par à-coups, en forçant sur le jeu long, encore et toujours. Un ballon en cloche de Deblock pour Aït-Alia donnait l'opportunité à l'ancien Clermontois de titiller Legrand (54'). Deblock, déboussolé en première période, s'activait. Une tête de Zoko obligeait Delmotte à suppléer son gardien sur sa ligne (58').

Dans le camp d'en face, Reims jouait les attentistes. Cette patience, soupoudrée de justesse dans toutes leurs entreprises, prenait du corps lorsque, sur un contre, Sartre subissait un courant d'air du véloce Diané. L'obstacle mayennais effacé, l'attaquant rémois centrait pour Dossevi qui battait sans difficulté Catherine (66'). Et les Tango s'inclinaient sans contestation possible.

 

 
LAVAL - STADE DE REIMS

 


Laval veut rester en amont


Laval, qui compte actuellement un tout petit point d'avance sur Reims au classement, joue sa saison sur les trois prochains matches. C'est tout du moins l'avis de Denis Troch qui espère se mêler à la lutte pour l'accession. Les Mayennais ont terminé l'année 2004 en boulet de canon et sont devenus intraitables à domicile. Dans ces conditions, il faut s'attendre à un siège en règle de la cage de Legrand. Ce Laval-Reims pourrait bien tenir du Fort Chabrol.


Eliminé prématurément de la Coupe de France, Laval ne participait pas aux 32èmes le week-end dernier. Cette opposition contre Reims scelle donc une rentrée que Denis Troch a minutieusement préparée. Il y a tout juste une semaine, une confrontation amicale victorieuse contre Niort a permis "d'affiner les réglages", dit-il, en affirmant être "sûr de son fait".
C'est que l'entraîneur lavallois ne s'accorde aucun droit à l'erreur en ce début d'année qu'il juge "déterminant quant à la suite de la saison". En effet, si Laval réussit une série face aux Rémois puis à l'extérieur contre Troyes et à domicile dans le derby contre Le Mans, l'équipe flirtera très vraisemblablement avec la troisième place. Dans le cas contraire, elle se rapprochera dangereusement de la zone de relégation, tant les écarts sont faibles. A vrai dire, Ladislas Lozano ne pense pas autre chose…
Sous un aspect quasi anodin, c'est donc un match déterminant que livreront ce soir Lavallois et Rémois. Sur le papier, avantage évident aux premiers nommés car, depuis quelque temps, les Tango ont tendance à faire valser leurs adversaires à Francis Le Basser. Ils restent sur un match nul (face à Créteil) et… 4 victoires (Guingamp, Niort, Amiens, Clermont). Une performance qui les situe juste derrière Nancy et Guingamp en terme d'efficacité à domicile. C'est dire si le retour de Christophe Cazarelly sur sa pelouse de prédilection risque d'être agité.
Denis Troch, adepte invétéré du 4-4-2 fera sans doute confiance au 11 de départ suivant : Catherine, Mienniel, Sartre, Ferron, Nattes, Deblock, Aït-Alia, Le Frapper, Devineau, Mauricio et Zoko. Ladislas Lozano, quant à lui, tirera le verrou. Difficile de faire autrement..


Une reprise au champagne ?

 

Comme il avait commencé le championnat à domicile face à Dijon, le Stade lavallois débute la phase retour avec la réception de Reims à Le Basser. Une entrée en matière que les Tango doivent réussir s'ils veulent rendre attrayant la suite des débats alors que janvier se profile comme un mois presque décisif.

Pour les Lavallois privés de compétition officielle depuis le 17 décembre et la venue de Créteil à Le Basser (0-0), l'heure est revenue de reprendre du collier face au Stade de Reims ce soir, toujours à domicile. Entretemps, les Tango ont le temps de prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année qui coïncide avec le début des matches retour.
Le nul concédé devant des Cristoliens en position du hérisson n'a fait que freiner l'envie mayennaise d'aller voir plus haut, "elle nous a fait comprendre aussi qu'il y avait du chemin à parcourir pour aller voir au-dessus" précise Denis Troch.
La venue de Reims leur donne une nouvelle opportunité d'écrire noir et blanc ce désir de se mêler aux équipes de tête du championnat de L2. David Le Frapper et ses partenaires en ont les moyens. La première partie de saison l'a laissé entrevoir. Les Tango ont aussi des faiblesses et leur classement actuel (12e) reflète bien la phase des matches aller.
Le coach tango a profité de la trêve pour mettre l'accent sur quelques carences. "Nous n'avons pas les moyens de penser mais le devoir de travailler. Nous nous devons d'inscrire des buts sur coups de pied arrêté, un point où nous ne sommes pas au point. On l'a vu avec Angers face à Marseille, samedi en Coupe de France. Dans notre situation actuelle, nous sommes dans l'obligation de varier notre jeu pour se créer des occasions. C'est beaucoup d'efforts. On le voit, nous ne parvenons pas à nous mettre facilement à l'abri. Il faut se donner les moyens de vaincre par plus de deux buts d'écart et éviter de souffrir pour gagner."
Le mois de janvier, fort de cinq rencontres au menu, donne aux Mayennais l'occasion d'exprimer leurs ambitions. "Janvier s'annonce comme un mois chargé" souligne Denis Troch. "il va falloir prendre des points sans se poser des questions. Pour nous, il n'est pas question de parler de maintien ou d'accession mais tout simplement de points à engranger de façon à se positionner du mieux possible pour se donner le droit d'espérer quelque chose en fin de saison. Au début du championnat, on parlait de stabilité, de travail et de rigueur. Dans l'immédiat, nous allons travailler sur les mêmes bases avec l'idée de confirmer nos bons résultats à domicile et d'essayer de grappiller des points à l'extérieur. Il sera toujours temps de discuter plus tard."
Le schéma a le mérite d'être enthousiasmant. Délesté des coupes, le Stade lavallois n'a plus que le championnat pour montrer sa valeur. En amical, devant des Niortais bien pâlichons, les hommes de Denis Troch ont montré qu'ils avaient entamé 2005 du bon pied. Il leur reste à confirmer sans Jérémy de Magalhaes et Marco Polo Lopes suspendus et Rémi Gomis, blessé. Ils en sont capables. Stéphane BOIS


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