NANCY - STADE DE REIMS : 3-1

Dufresne 8e, Kroupi 29e, Duchemin 80e pour NANCY
Delmotte 9e (sp) pour REIMS

 

Pas de miracle à Picot

 


On n'attendait pas de miracle et il n'y en a pas eu. Le Stade s'est de nouveau incliné sur un score assez lourd. Avec 10 buts encaissés en trois matches, souligner qu'il y a un gros problème défensif relèverait de la pure lapalissade. En revanche, force est de constater qu'on ne parvient visiblement pas à le juguler.

Côté rémois, la ligne rouge est de plus en plus proche. A l'issue de cette 15ème journée - alors qu'Angers-Gueugnon n'est pas encore joué - l'équipe stadiste 2004-2005 pointe à la 16e place.

Un rapide retour en arrière laisse apparaître qu'elle n'a glané qu'un point de plus que sa devancière de 2002-2003. Partiellement Inquiétant seulement car, contrairement à 2002, le Stade dispose plutôt d'un effectif de qualité qui évolue dans un bon état d'esprit. Mais comment le remettre dans le sens de la marche ? Seul un technicien pourrait répondre à cette "délicate" question.

Dans ce championnat désormais à couteaux tirés, samedi il faudra impérativement disposer de Guingamp qui vient de sortir de la zone de relégation. Or, les Bretons (qui jouent mercredi en Coupe de la Ligue) auront une journée de récupération en moins, ce qui n'est pas négligeable. Du coup, le déplacement à Montpellier semble purement anecdotique...

 

Ladislas Lozano : "Nous voulions faire un bon match. Nous avons fait un bon match" - «Nous étions venus sans aucune prétention mais avec l'ambition de faire un bon match. Nous avons fait un bon match, même si nous avons eu beaucoup plus de difficultés en deuxième mi-temps. Nous avons alors commencé à subir et à nous exposer à la moindre erreur. Et elle est survenue sur le troisième but qui a scellé le résultat. Il faut continuer à travailler».

Pablo Correa (ent. Nancy) : "Un bon Reims en première mi-temps" - «Nous sommes bien rentrés dans le match. Après l'égalisation, ça a été dur, mais on a corrigé les petits défauts. On a vu une bonne équipe de Reims en première mi-temps et revenir au vestiaire avec un but d'avance était important. je laisse les supporters faire des prévisions. Moi, je garde les pieds sur terre».


 


 

 

 

Que s'est-il passé à Marcel-Picot?
sur le Net 


 

1ère période : Delmotte montre l'exemple

20.50 Comme il l'avait laissé entendre en coulisse, Ladislas Lozano fait finalement confiance à Grégory Legrand pour garder les cages rémoises, aux dépens d'Arnaud Balijon, jugé en-deçà lors de Reims-Lorient.

20.50 5 minutes d'observation et Nancy passe à l'attaque. Sur une incursion de Dufresne côté gauche, un défenseur rémois écarte le ballon de la main. Involontairement selon M.Bré.
8e 1-0 BUT POUR NANCY ! Sur un coup franc anodin excentré Dufresne reprend de l'arrière de la tête et ouvre le score.
9e 1-1 REPONSE IMMEDIATE DE REIMS !! Sur le coup d'envoi, les Rémois se lance à l'attaque, Diané est fauché dans la surface. Delmotte transforme le penalty.
15e Malgré les attaques de Nancy, encore sonné par cette égalisation rapide, les Rémois sont de plus en plus percutants... Frappe de Didot à l'entrée de la surface, mais son tir n'est pas cadré.
20e Les coups francs s'enchaînent pour Nancy et par deux fois " Greg " Legrand doit s'employer pour repousser des ballons très chauds. Sur l'une de ses interventions, il a même failli sortir de sa surface ballon en main
21e Bonne occasion pour Reims. Diané fait une passe à l'aveugle à Christophe Delmotte qui se présente seul devant le gardien de Nancy. La frappe de l'ancien Lyonnais frôle le montant gauche des buts de Bracigliano. Il s'en est fallu de peu pour que les Rémois ne prennent l'avantage.
23e Bonne percussion de Kroupi dans l'axe qui envoie un bon ballon en profondeur vers Brison qui voit son centre renvoyé par Arnaud, capitaine ce soir des Rémois.

29e 2-1 BUT pour NANCY. Sur une offensive plein axe de Dufresne, le ballon est mal dégagé par Arnaud qui... remet sur le n° 9 nancéien. Devant une telle offrande, Dufresne ne se fait pas prier et place une reprise puissante que Legrand repousse tant bien que mal. Kroupi est le plus prompt à réagir et ne laisse aucune chance à "Greg le Millionnaire".
31e Nancy ne lâche pas prise. Dufresne lance le même Kroupi côté droit qui voit sa frappe repoussée par Legrand.
33e Reims essaye de répliquer par Diané qui tente sa chance sans succès face à Bracigliano. Malheureusement, l'attaquant rémois a complètement oublié Dossevi, seul côté droit...
35e Brison, l'ex pensionnaire de Tinqueux, sort sur une civière après un tâcle défensif sur Dossevi qui partait seul au but. Plus de peur que de mal pour le défenseur nancéen qui rentre aussi vite qu'il est sorti.
40e Cafouillage devant le but rémois sur un corner. Dégagement en catastrophe. Duchemin récupère le ballon et frappe des 35 mètres. Le ballon termine dans les bras de Legrand.
44e Faute de Reims aux abords de la surface. Coup-franc dangereux pour Nancy et carton jaune pour Leroy à une minute de la mi-temps.
45e Gavanon dose sa balle lobée vers Kroupi, toujours lui, qui rate sa frappe alors qu'il était devant les buts rémois. Nancy rate le break juste avant la mi-temps.

2ème période : on ferme !
46e C'est reparti à Nancy.
47e La seconde période commence comme la première s'était terminée : avec nancy aux avant-postes ! Déjà un bon coup franc pour Moreau qui voit sa frappe arrêtée par Legrand, déjà vigilant.
48e Complètement démarqué sur un corner, Olivier Rambo place à son tour une bonne tête qui frôle le montant de Legrand.
52e Ladislas Lozano fait sortir Dossevi pour offrir sa chance à Julien Viale. Côté nancéien, Correa remplace Rambo par Berenguer.
55e Encore une grosse occasion pour Nancy ! Sur un corner de Bérenguer qui vient de rentrer, Puygrenier place une belle tête décroisée qui est parfaitement captée par Legrand.
56e Reims rétorque par un tir sur un coup-franc lointain qui ne trouvera jamais le cadre...
63e Reims n'arrive plus à se procurer des occasions... Nancy, informé qu'il compte désormais 5 points d'avance sur le deuxième du championnat, a décidé de verrouiller ses lignes arrières. Les Rémois, en panne d'inspiration, ne parviennent pas à contourner ce bloc défensif.
69e Les Nancéiens gèrent très bien leur avance et le match perd en intensité.
74e Pour essayer de revigorer son milieu de terrain qui souffre depuis plusieurs minutes, Petitjean rentre en jeu à la place de Leroy.
76e Le changement rémois fait effet : Petitjean lance Diané, très en vue en première période, qui tire sur le portier nancéien.
75e Après un match plein et un but, Kroupi laisse sa place à Fayolle qui le supplée en attaque.
80e 3-1 BUT POUR NANCY ! Duchemin marque le 3e but pour les Lorrains sur une bonne passe en profondeur de Dufresne, buteur en 1ère période. La balle passe sous le ventre de Legrand.
85e Le stade marcel-Picot exulte alors qu'il reste 5 minutes à jouer dans le temps réglementaire. Avec cinq points d'avance, les Nancéiens savent que l'objectif L1 se dessine doucement.

C'est fini à Nancy. Depuis plus de 10 minutes, il n'y avait d'ailleurs plus aucun suspense.


L'équipe rémoise

Legrand

Stéphanopoli, Barbier, Arnaud, Leroy (Petitjean 74e)

Hebbar, Boutal, Didot, Delmotte

Dossevi (Viale 52e), Diané



"Que faut-il faire pour que Reims gagne à nouveau ? Je crois toujours en Reims, mais je suis désespéré ce soir après la défaite à Nancy. Est-ce qu'un changement d'entraîneur ferait l'affaire ? Vous qui les voyez jouer souvent, sont-ils au même niveau qu'il y a deux ans ? Il y a des supporters à l'étranger qui vivent d'autant plus mal ces défaites que nous ne voyons aucun match (je n'ai pas Eurosport et il est difficile de trouver des cafés qu'ils l'ont à Bruxelles). Nous ne les entendons qu'à la radio. Grâce à vous, nous suivons l'équipe, nous pouvons lire les commentaires et vos coups de gueule via votre site. Formons un groupe très fort de supporters rémois avec tous ceux qui aiment le Stade sur toute la planète. Allez Reims !" Michel (Bruxelles)

 


NANCY - STADE DE REIMS



 

Ca sent le chaud !


Souvenez-vous. Il y a tout juste un mois en Coupe de la Ligue, personne ne croyait aux Rémois qui venaient d'aligner une série calamiteuse en championnat. Et pourtant, ils avaient réalisé l'exploit à Marcel-Picot. Alors, pourquoi pas ce vendredi soir ? La grande différence c'est que, cette fois, Nancy alignera son équipe type... Le mois dernier Pablo Correa avait commis l'imprudence de laisser ses titulaires au repos. On ne l'y reprendra plus.

On sait les Stadistes et leur coach revanchards... mais contre leurs supporters. Ce n'est pas la meilleure manière d'aborder un match mais, après tout, si c'est la solution pour qu'ils retrouvent un sursaut d'orgueil, pourquoi pas ?

 

Coach Ladis, lui, reste sur une ligne de conduite qui a pourtant fait long feu, en se présentant en victime expiatoire devant la presse lorraine. Même si, hors terrain, l'imagination romanesque du Calaisien n'a pas de limites, il vaudrait mieux éviter d'en rajouter... Les journalistes de L'Est Républicain eux-mêmes ne sont pas dupes.

Et si Ladislas Lozano essayait tout bonnement de nous amener à la conclusion selon laquelle ses mauvais résultats sont la conséquence de mauvaises conditions de travail, d'une mauvaise ambiance, d'un mauvais public. Enfin, qu'ils sont la faute des autres... Simple hypothèse, qui mérite cependant d'être étudiée. Décidément, ça sent le chaud !

 


Néo martyr

 

"Je me sens en danger" clame Ladislas Lozano dans l'Est Républicain. Et une petite couche de plus pour se faire plaindre et excuser par avance de mauvais résultats toujours possibles…


Ladislas, que vous inspire la quinzième place de votre équipe ?
Nous devons faire preuve d'une grande modestie. Notre position de leader à la quatrième journée de championnat a grisé les gens. On ne vise pas la montée. Notre objectif, c'est le maintien.


Dans quel état d'esprit abordez-vous le déplacement à Nancy ?
Nous ne vivons pas dans le même monde que l'ASNL. Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder nos conditions d'entraînement, proches de l'amateurisme, ainsi que notre stade de misère. Auguste-Delaune n'a rien à voir avec Marcel-Picot... Mais ce vendredi, nous ne partirons pas battus d'avance. La retransmission du match en direct sur Eurosport me réjouit. Devant leur télé, tous les Rémois vont pouvoir constater notre amour du club. Mes joueurs et moi, nous voulons redresser la tête après avoir pris 3-0 à Angers puis 4-1 à la maison contre Lorient.


Cette dernière défaite paraît très inquiétante...
Ne vous fiez pas à l'ampleur du score. Lors de ce match, mon équipe a montré de bonnes choses. Malheureusement, nous sommes tombés sur un phénoménal Koné qui nous a mis trois buts. La performance de l'attaquant lorientais m'a rappelé une partie exceptionnelle réussie par un certain Djibril Cissé, il y a six ou sept ans, à l'époque où j'entraînais Calais. Ce jour-là, la réserve d'Auxerre nous avait vaincus 3-0 grâce à un triplé de Cissé... Vendredi dernier, Koné m'a vraiment épaté. Face à lui, on ne pouvait rien faire.


Pourquoi, alors, avez-vous évoqué votre départ après ce revers ?
Parce que des énergumènes m'ont insulté moi et ma famille. Du coup, à la fin du match, j'ai dit que je me réservais le droit d'arrêter. A 52 ans, mon avenir n'est pas lié à un contrat. J'ai toujours été maître de mon destin. Souvenez-vous : j'ai quitté Calais sur une montée de CFA en National et le WAC Casablanca sur une place de leader dans le championnat marocain.

 

Ndlr (rappel des faits) : « J'avais cassé mon contrat avec Calais pour être disponible, car je pensais que des présidents allaient me solliciter. Mais hormis Lorient qui ne m'a finalement pas retenu, personne ne m'a contacté et j'ai dû partir au Maroc» (Ladislas Lozano - 2001). Quelques mois plus tard, il est exclu du WAC et suspendu un an par la Fédération marocaine pour avoir " tenu des propos injurieux portant atteinte à l'honneur du football national". Lire


Les entraîneurs sont souvent chahutés par le public lorsqu'ils perdent à domicile. Votre réaction n'est-elle pas exagérée ?
De nombreuses personnes m'ont dit de ne pas faire attention à cette minorité d'imbéciles qui vient au stade avec un haut-parleur pour m'injurier. Mais le problème est plus grave. Je me sens en danger. Il y a trois semaines, j'ai reçu des lettres de menaces.


De mort ?
Je ne tiens pas à m'épancher sur le sujet. Mais maintenant, vous devez comprendre mon ras-le-bol. Tout ça est inacceptable. Je veux bien assumer la jalousie des gens à mon égard. Mais il existe des limites à ne pas dépasser. Mes joueurs et mes dirigeants le savent. Je les ai informés de la situation. Recueilli par R.J.

 

Fable à méditer : "L'enfant qui criait au loup"



Dernières oppositions
Après l'exploit en Coupe de la Ligue...
8 octobre 2004
26 octobre 2002
28 mars 2003




L'équipe première du Stade de Reims a participé à 74 championnats et rencontré 152 adversaires différents. Nancy est l'adversaire qu'elle a le plus souvent rencontré puisque les deux formations ont participé en commun à 37 championnats.


 


 
L'événement

Lozano a calé

 

"On peut incriminer Pierre, Paul ou Jacques, le principal responsable c'est moi. Nous traversons une période difficile. En ce qui me concerne, je continue à travailler avec mon groupe en qui j'ai totalement confiance. Quant à ceux qui demandent ma démission, qu'ils sachent que je ne serai jamais un boulet pour le Stade de Reims. S'ils pensent que mon départ peut aider le club à se sauver, je partirai" (extrait de l'Union du 30-10-04).
Depuis vendredi soir, Ladislas Lozano fait l'unanimité contre lui. "Lozano à Calais" scandaient d'un même élan Ultrem et KRB en fin de rencontre.

Au lendemain du match, Ladis nous la joue sur le ton de la repentance, sûr de son fait car son départ coûterait une fortune au club. Eh oui ! Souvenez-vous… En juin 2003, son contrat avait quasiment été conclu dans un hall d'aérogare, alors que le Stade était au pied du mur pour avoir focalisé son attention sur un seul entraîneur, Jean-Marc Furlan, qui venait de décliner l'offre. Ladis avait alors pu négocier en position de force. Lire Du coup, aujourd'hui la repentance lozanienne s'apparente un peu à deux Pater, trois Avé et un stock de liasses. Autrement dit, elle ne l'engage à rien et se résume à un "effet de manche" de circonstance. Inutile donc de réclamer son départ puisqu'il ne peut pas partir. Enfin, façon de parler...


Le précédent marocain : un petit air de parenté

 

Points de vue

 

Info ou intox ? - "Il y a quand même encore une bonne dose de manip' dans L'Union. Hier on lisait en 2ème page que la police étaient intervenue car des supporters attendaient à la sortie pour agresser les supporters lorientais. Aujourd'hui on laisse entendre que pour sa sécurité, LL a dû fuir le stade.
Je précise qu'il m'arrive de critiquer les Ultrem (lorsqu'ils vont trop loin : insultes, amendes..) mais là on nous manipule. J'étais à la sortie et voici ce que j'ai vu : les Ultrem criaient des slogans débonnaires comme "Lozano démission" ou "On nous prend pour des cons"... Honnêtement on était très loin de l'agression physique ! Et le car de Lorient est parti sous les applaudissements des Ultrem. C'était évidemment de la chambrette pour les joueurs du Stade mais pas de quoi en faire un plat.
Non, je crois que JPC est à court d'arguments. Je suis contre toute insulte, menace ou agression, et je reconnais que LL ou JPC doivent être très tristes de la situation, mais rappelons que nous, contrairement aux joueurs et entraîneurs, nous sommes Rouge & Blanc pour toujours et si l'on descend en National ou plus bas, nous n'allons pas dire à notre agent de nous trouver un autre club. C'est nous qui serons dans la galère, car ce club représente une des grandes passions de notre vie. Alors un peu de respect aussi pour notre inquiétude légitime !" (extrait Forum du Stade)


Ayez confiance ! - "Je suis franchement déçu de ces soi-disant supporters : des petits voyous qui ne connaissent pas grand chose au foot. Je suis pas loin d'eux tribune sud. Croyez-moi, nous sommes pas mal de personnes qui pensent qu'il faut faire confiance à Messieurs Lozano et Caillot. Je serais heureux que ces jeunes voient plus loin que le bout de leur nez". (extrait e-mail)


"Je pense que Ladislas Lozano c'est un bon choix, comme avait pu l'être celui de Denis Goavec. D'ailleurs, ils se ressemblent un peu." (Manuel Abreu - L'Union du 09-06-2003)