NIORT - STADE DE REIMS : 0-1

Viale 58e

 



Une grande première à l'extérieur

 

Pour la cinquième fois depuis le début de la saison, Niort a rendu les armes à domicile. Une excellente affaire pour les Stadistes qui ont bien joué le coup, Julien Viale expédiant au fond des filets la seule véritable occasion d'une seconde période au cours de laquelle les Chamois n'ont même pas tiré au but.

 

A chaud  Niort, 19e à domicile contre Reims, 19e à l'extérieur. A priori, les performances respectives de deux formations ne laissent pas augurer d'un match de folie. Mais, en football, il ne faut jamais jurer de rien.

 

Première victoire à l'extérieur pour le Stade
et premier but en championnat pour Viale


1ère période

- 15e - Reims, qui évolue dans une configuration très prudente, a plutôt fait bonne figure dans ce premier quart d'heure. Il aurait même pu faire la différence sur une bonne frappe de Didot, puis un but de Diané. Mais l'Ivorien était inconstablement hors-jeu. Cette paisible entrée en matière ne devrait toutefois pas avoir de suite. Niort commence progressivement à mettre la pression sur le but de Grégory Legrand.

- 18e, 19e, 21 - série de corners consécutifs. Sans dommage pour le moment, mais les Rémois souffrent.

- 30e - Les Chamois ont vraiment pris le jeu à leur compte depuis quelques minutes. Il n'y a plus qu'une équipe sur le terrain. Reims se contente de subir et semble tout miser le contre. Les Niortais font bien circuler le ballon, mais il n'y a guère d'arletes chaudes sur le but de Legrand.
- 45e - R.A.S. dans le dernier quart d'heure. Les Chamois sont toujours à la baguette mais ils sont bien trop fébriles pour inquiéter Legrand. Comme on s'y attendait, ce n'est pas du grand football et les Rémois tiennent bien. Niort s'agite mais patauge.


2ème période

- 55e - En ce début de deuxième période, les Rémois ont tiré le verrou sur la pelouse de René-Gaillard. Dans le même temps, le jeu niortais s'est déréglé. Pour un peu, Legrand pourrait faire un petit somme. Mais serait-ce bien raisonnable ?

58e - 0-1 - But de Viale. Sur une balle d'attaque, Jallet rate une passe dans l'axe. Le contre rémois est fulgurant. Attaque sur l'aile droite de Diané, centre au premier poteau et Julien Viale, d'un tir croisé, crucifie Marichez. Le dispositif Lozanesque fonctionne... Niort n'est pas l'une des deux plus mauvaises équipes à domicile pour rien. En principe, il ne reste plus qu'à remettre le verrou et attendre la fin du match... ou la prochaine erreur.

- 65e - Vincent Dufour ne sait plus à quel saint se vouer et tente de jouer le tout pour le tout en lançant ses derniers attaquants disponibles. Mais, la défense rémoise, dirigée de main de maître par Christophe Delmotte, n'est guère mise en difficulté pour le moment. Depuis deux rencontres, l'apport de Delmotte pour suppléer un Arnaud en demi-teinte cette saison s'avère vraiment déterminant.

- 85e - La fin de soirée s'annonce tranquille. Les Niortais sont toujours aussi fébriles et désordonnés. Ils s'exposent aux contres des Rémois, à l'affût.

- C'est fini. Legrand aurait dû penser à emporter un hamac, car les Chamois n'ont pas tiré une seule fois au but en seconde période.

Reims réalise une excellente affaire et fait un bond au classement puisqu'il accroche la 10e place. Les Stadistes vont pouvoir préparer sereinement le prochain sommet contre le voisin amiénois qui est aussi l'une des trois meilleures équipes à l'extérieur.

Jean-Pierre Caillot voulait glaner quatre points avant la trève. En voilà déjà trois. Il y a là de quoi faire baisser le ryhtme cardiaque du plus anxieux des présidents de Ligue 2.

 

 

Legrand
Stéphanopoli - Barbier - Arnaud - Delmotte - Leroy
Didot - Hebbar - Petitjean (Dossevi)
Diané (Houche) - Viale (Blayac)

banc : Balijon - Houche - Blayac - Dossevi - Walter



Une bulle de plus pour Niort


Après un bon début de match, les Chamois ont une nouvelle fois sombré dans leurs approximations habituelles pour subir la loi d'une équipe champenoise solide mais assurément prenable.

 

Jusqu'à quand le calvaire niortais va-t-il durer ? Hier soir, les hommes de Vincent Dufour ont subi leur onzième revers de la saison, le cinquième à domicile. Après la déconvenue de la Coupe de France, l'entraîneur des Chamois avait pourtant décelé chez ses hommes une volonté de révolte dans l'approche de la rencontre. Les spectateurs ne l'ont constaté que pendant une demi-heure, la première.
Le reste du temps, le spectacle proposé s'est révélé indigent, indigne d'une équipe ayant l'ambition de se maintenir en Ligue 2. Ces Niortais doutent et n'ont jamais été en mesure de déstabiliser une formation rémoise bien en place, pas si défensive que son organisation initiale pouvait le laisser penser.
Cette nouvelle défaite va encore alourdir le climat autour d'une équipe qui ne parvient toujours pas à s'extraire du bas de tableau. Les spectateurs ont eu le sentiment que le match aurait pu durer trois heures, leurs favoris n'auraient pas été en mesure de trouver le chemin des filets.
Comme à son habitude, Vincent Dufour n'avait procédé qu'aux modifications minimums indispensables aux retours de Foulon et Bouard. Au coup d'envoi, le vrai changement apparaissait toutefois dans l'état d'esprit. Ces sont des Niortais concentrés et motivés qui sont entrés dans ce match. On peut même les créditer d'une bonne première demi-heure, au cours de laquelle ils sont progressivement montés en puissance.
Après une bonne tête décroisée de Féret pas cadrée (7ème), ils n'ont pas su concrétiser leurs trois autres occasions : tir lointain de Foulon capté par Legrand (17ème), centre-tir du même Foulon dévié sur le haut de la transversale (18ème) et tête de Michel déviée en corner (21ème).
La formation rémoise n'avait pas effectué le déplacement en victime expiatoire. Malgré une assise défensive à cinq éléments, les hommes de Lozano s'évertuaient à jouer haut, grâce à une débauche d'activité des milieux Hebbar et Didot. Et le nombre d'occasion s'équilibrait, avec une frappe initiale de Didot détournée par Marichez (4ème) qui devait également s'employer sur deux tirs cadrés de Diané (26ème et 45ème).
Viale en contre
Les multiples approximations apparues dans le jeu passé la demi-heure sont réapparues au retour des deux équipes sur la pelouse. Et l'ouverture du score champenoise par le jeune Lyonnais Viale a considérablement compliqué la tâche des Chamois (58ème).
Les rentrées successives de Robinet, Rivière et Lalaoui étaient censées apporter la fraîcheur nécessaire à une création offensive, une nouvelle fois en berne hier soir au stade René-Gaillard. Trop de ballons perdus au milieu du terrain ou en phase offensive, pas assez de présence dans les duels, cette deuxième période se résumait à une opposition brouillonne circonscrite entre les deux surfaces de réparation, sans réel danger pour les gardiens. Ils n'ont eu à s'employer que sur deux tirs dans les arrêts de jeu de la deuxième période, l'un de Dossevi, l'autre de Rivière. Pas de quoi sabler le champagne.

Philippe Jounier


Tout simplement mythique

Reims - 26 novembre 2004 - Dany le Rouge et JLS, les deux idoles de VDT enfin réunies devant l'objectif de JC Sik, à l'occasion de l'inauguration du Village de Noël, Place d'Erlon. Une photo mythique, tout simplement. Et voilà ! C'est le Stade comme on l'aime.

 

 

NIORT - STADE DE REIMS

 



Aurons-nous la peau des Chamois ?


Les Chamois sont au plus mal et un nouveau résultat calamiteux sur leurs terres ce vendredi marquerait sans doute la fin de la carrière niortaise de Vincent Dufour.

Particulièrement menacé, ce jeune technicien - que chacun s'accordait à qualifier de "prometteur" lorsqu'il évoluait à Romorantin - avait sauvé sa tête il y a quinze jours en s'imposant à Créteil, au moment même où Ladislas Lozano se refaisait une santé en l'emportant contre Guingamp. Mais depuis, Libourne est venu arracher une qualification - certes chanceuse mais humiliante - sur la pelouse de René-Gaillard.

Du coup, c'est un nouveau match de coupe que s'apprêtent à livrer les Chamois… face à une équipe rémoise qui devrait verrouiller ses lignes arrières à double tour, en misant sur le jeu en contre.
Si l'on s'en tient aux statistiques, le match devrait être plié avant la 75e puisque Niort et Reims sont les deux équipes qui terminent le plus difficilement les matches. Mais les statistiques sont faites pour être démenties.


Dufour : ça chauffe !

Deux événements marquèrent la reprise des Chamois Niortais cette saison. L'arrivée de cinq joueurs, alors qu'aucun n'était venu renforcer le groupe la saison précédente, et le changement d'entraîneur. Après trois années à la tête du club, Philippe Hinschberger partit au Havre, laissant son poste à Vincent Dufour. Ce jeune technicien (36 ans) termina deuxième de la dernière promotion d'entraîneur, dauphin de Didier Deschamps.

Ainsi, après avoir réussi à Romorantin, Dufour montait d'un cran avec un objectif bien défini : "Quand ils regardent un match, les supporters n'ont pas envie de s'ennuyer, moi non plus. L'équipe a terminé huitième la saison dernière et les dirigeants souhaitent faire aussi bien. Je souhaite y arriver, mais pas n'importe comment".
Lors de la première journée, le nouveau technicien et sa formation allèrent s'imposer sur les terres de l'ancien coach, au Havre. La suite fut moins brillante… Aujourd'hui, le coach niortais est sur un siège éjectable. Et pourtant, voilà un entraîneur, fin tacticien et pas prétentieux pour un sou, que l'on rêverait d'avoir dans son club.

Un profil hors normes
Rapidement, on lui a collé une étiquette de romantique. Caricaturale évidemment, bien qu'il n'y ait, dit-on, pas de fumée sans feu. C'est ainsi : dans la corporation des hommes du banc, Vincent Dufour n'est pas tout à fait un homme comme les autres. L'an passé, alors que son équipe de Romorantin fonçait sur l'autoroute destination L2 avant de rester - de justesse - en rade, c'est lui qui tenait le volant, au propre comme au figuré, pour conduire le bus de ses joueurs lors des déplacements.
Il coupe : "Ça fait un peu partie de la légende, ça...". N'empêche. Dufour, ça sent bon le foot de campagne, celui des liens forts entre les hommes dans les vestiaires, celui d'une affection forgée dans le temps.
La collision avec le monde professionnel aurait pu mener au fracas. Rien de tel. Alors, la légende a choisi de se concentrer autour de sa longue chevelure brune, pour s'attarder sur le profil de cet entraîneur réputé idéaliste et, de fait, en marge des discours assénés par les anciens pros, vieux guerriers de la L2 reconvertis sur le banc.
Différent ? Il y a l'âge : 35 ans. Il y a le parcours : foin de notoriété, Vincent Dufour n'a, comme joueur, qu'un anonyme bilan de milieu offensif parfois propulsé attaquant à l'échelle du National. "Mais, raconte-t-il, je n'y trouvais pas mon compte. Honnêtement, je ne nourris aucune nostalgie". A 28 ans, sa carrière de joueur était déjà remisée dans le sac des souvenirs.


"Je me sens investi d'une mission"
Il y a enfin ses conceptions d'un beau jeu, ses exigences d'une qualité dans la production collective. Pourrait-il se retrouver à la tête d'un troupeau de "bourrins" le questionne-t-on ? Il sourit : "On ne fait pas toujours ce qu'on veut avec un effectif lorsqu'on arrive quelque part. Mais franchement, j'aurais du mal..."
Celui qui a continué à bâtir sa réputation en terminant deuxième de la dernière livraison de diplômes DEPF juste derrière Didier Deschamps, la joue sagement modeste. La notoriété, ça va ça vient. Ces dernières années, elle vient, surtout, faire passer Niort pour "l'équipe de Dufour".

"Ce n'est pas le cas, rectifie-t-il. Je m'inscris dans un collectif et si je souhaite qu'on parle de mon équipe, c'est avant tout pour son identité de jeu. Je n'apprécierais pas d'avoir une équipe spécialisée dans tel ou tel type de jeu, le contre, l'attaque placée ou autre chose. Ce qui me plaît, c'est de la savoir, au contraire, capable de s'adapter partout. J'aime qu'elle sache tout faire ".
Ça passe, évidemment, par une grosse maîtrise tactique et technique et un équilibre permanent entre les lignes. Pour le hourra-football, ça ne passera pas par lui. "Contrairement à bon nombre d'idées reçues, le niveau national est déjà très professionnel. Je n'ai pas noté de grosse différence avec la L2, sinon peut-être dans l'environnement".
Lui l'ancien entraîneur assistant, adulé dans le Loir-et-Cher par ses joueurs et propulsé en première ligne, y voit un avantage : "Je suis très content qu'on ait pensé à moi pour jouer à ce niveau. Et je ne cache pas que, vis-à-vis de tous mes collègues des niveaux inférieurs, je me sens investi d'une mission. Il n'y a pas d'un côté les entraîneurs de L1 ou L2, et les autres". (source : L'Est Républicain)



Grosse fatigue - Haddadou et Stéphanopoli ne sont pas toujours très au fait de la vie du groupe. La preuve lors du chat organisé par les supporters. A la question "Comment avez-vous ressenti l'altercation entre Boutal et Lozano ?", ils répondent : "Quelle altercation ?" En revanche, ils sont beaucoup plus soucieux de la santé de notre n°8 puisqu'ils confirment que son absence des terrains de L2 (pas de ceux de DH) est due à des "problèmes musculaires". Elément indispensable du milieu stadiste, Samy a-t-il trop forcé depuis le début de saison ? Cette info puisée à la source tendrait à le confirmer, mais ne dit-on pas que la vérité est plutôt au fond du puits ? Pourvu qu'elle ne soit pas au bout du couloir...

 

Pourquoi ce nom étrange ? Non, les chamois ne peuplent pas les hautes collines du centre-ville de Niort. Si le club s'appelle ainsi, c'est tout simplement parce qu'il a été créé en 1925 par Charles Boinot, président des Chamoiseries de Niort (source "Le web des Chamois")



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