STADE DE REIMS - CHÂTEAUROUX : 1-1

Diané 46e pour REIMS
Boukari 65e pour CHATEAUROUX


Un seul point mais... Un bon point


Un point d'appui l'u 28-02-05



Le match du rachat s'est achevé sur un score de parité, mais les Rémois ont néanmoins rassuré en pratiquant "un jeu assez plaisant", de l'avis de la plupart des journalistes présents en tribune de presse. Opinion qui n'a cependant pas l'aval de tous les supporters si l'on en juge par certains e-mails et le forum. Peut-être une question de "point de vue"... au sens propre du terme. Voilà, en tout cas, qui a le mérite de nourrir le débat démocratique !

Incontestablement, les hommes de Ladislas lozano auraient cependant mérité un tout petit peu mieux. Ils doivent se contenter d'un seul point. Mais un point qui est bon pour le moral avant le déplacement périlleux à Montpellier et, surtout, avant le très important Reims-Dijon du 11 mars prochain.

"Nous méritions de gagner" -
« Je suis content de la prestation mais plutôt déçu du résultat. Nous méritions de gagner. Nous avions adopté une organisation nouvelle et affiché l'esprit qui nous a manqué à Grenoble. Il y a de l'espoir pour les matches qui viennent. » Ladislas Lozano (L'Union - 25-02-05)

 


 

 


La Berrichonne marque le pas
mais assure le minimum


Malmenée en première mi-temps, la Berrichonne a été menée au score en début de deuxième période avant de se reprendre. Un résultat nul qui ne fait pas l'affaire des protagonistes.
Avant cette rencontre, Thomas Dossevi, l'ancien Castelroussin aujourd'hui Rémois, a bien présenté l'enjeu de ce match dans la presse locale. " Il devrait y avoir du spectacle car les deux équipes ont besoin de points… " Le Stade de Reims doit en effet assurer son maintien et relever la tête après deux défaites en championnat.
Quant aux Castelroussins, pour rester dans la course à la montée, ceux-ci doivent s'imposer en Champagne après leurs contre-performances à Clermont et face à Créteil. Les Rémois mettent la pression sur la défense castelroussine dès le coup d'envoi. Dossevi récupère à 15 m. Sa frappe à ras de terre est bien captée par Fernandez (2ème), titulaire ce soir. Malgré une tentative de tir de Chafni (13ème) qui butte sur les défenseurs locaux, ce sont les Rémois qui imposent leur tempo dans le premier quart d'heure sans toutefois trouver la faille dans une défense castelroussine remodelée.
De la droite, Dossevi trouve Hebbar près de la surface qui glisse le ballon à Diané, et il faut un retour de Bertin pour que la frappe de l'attaquant rémois sorte en corner (20ème). Les Castelroussins subissent et peinent à pénétrer dans le camp adverse. Un une-deux Didot - Hebbar enrhume la défense visiteuse, Hebbar se retrouve alors seul devant Fernandez, mais sa frappe n'est pas cadrée (25ème).

Les Castelroussins ont eu chaud et doivent se méfier de la vivacité de ces diables rouges. Ils tentent bien de réagir en passant sur le flanc gauche où l'entente Kamata-Giraudon fonctionne à merveille, mais les centres du petit feu follet demeure infructueux alors que l'on approche de la demi-heure de jeu. Dossevi est à nouveau au charbon et promène Mazel sur la droite avant de repiquer au centre pour frapper mais Fernandez est bien placé (33ème).

Les Rémois ouvrent le score mais Boukari sauve les siens
Enfin une frappe castelroussine. Suite à un rush de Chafni dans la défense, le ballon arrive dans les pieds de Mulenga qui ne trouve pas le cadre (36ème)… Kamata est à nouveau à l'œuvre sur la gauche, il passe en retrait à Ferreira, qui arme sa frappe, le ballon est légèrement dévié par Chafni, mais Legrand ne se fait pas surprendre (39ème). Finalement, les deux équipes rentrent aux vestiaires sur le score de 0-0.

Dès le retour sur le terrain, les Rémois trouvent rapidement l'ouverture. Hebbar décale Diané sur la gauche, qui glisse le ballon entre les jambes de Fernandez (1-0, 47ème). Les Castelroussins n'ont plus le choix, ils doivent rapidement recoller au score. Ils maîtrisent un peu mieux le ballon, et Chafni sert Mulenga entre deux défenseurs mais le Zambien est trop court pour reprendre devant Legrand (56ème). Mais cela ne fait pas une occasion dangereuse pour autant.

En face, on procède en contre. Mais c'est dans cet exercice que les Castelroussins vont trouver leur salut. Kamata lance Boukari sur la gauche qui prend de vitesse la défense et se présente devant Legrand pour le tromper d'un tir croisé (1-1, 67ème).
Les Rémois ont refait le plein de carburant et repartent de plus belle. Dossevi, sur la ligne de la surface, ajuste une frappe qui est repoussée par le montant de Fernandez (70ème). Une nouvelle alerte qui aurait pu coûter très cher. Chafni décale le ballon sur la gauche pour Boukari qui repique au centre. Sa frappe tendue passe très près de la cage de Legrand (77ème).
Le dernier quart d'heure ne permettra pas aux deux équipes de se départager. Ce résultat nul ne fait l'affaire d'aucune des deux… Pierre-Yves Rochcongar

 


Ultrem : une grève "anti Sécu"


 


Le direct


- 19h45 - Il fait un froid sibérien à Delaune, ce qui explique la maigre assistance. Le Stade va sans doute connaître sa plus faible affluence de la saison.
- Côté castelroussin, D'Amico et Maurice (celui qui n'est "pas cramé") sont sur le banc des remplaçants. Une dizaine de courageux supporters, frigorifés dans leur tribune vide, ont également fait le déplacement depuis l'Indre.

 

PREMIERE PERIODE

- Début de match à l'avantage très net des Rémois. Comme prévu, les Rouge & Blanc démarrent pied au plancher. La première tentative est rémoise avec une frappe de Dossevi, décalé par Diané, à l'entrée de la surface de réparation. Mais la frappe sèche du Togolais n'inquiète pas Fernandez. Quelques secondes plus tard, il est imité par Hebbar, idéalement servi par Cazarelly. Mais le gardien castelroussin gagne le face à face qui l'oppose au Rémois, alors que tout le stade croyait au but.
- 20e - Très bon début de match des Rémois, plutôt offensifs ce soir. Ladislas Lozano, il est vrai, leur a clairement annoncé la couleur : il veut gagner pour prendre ses distances avec les relégables. Et, pour le moment, Châteauroux n'est pas aussi fringant qu'on ne le craignait. Les Stadistes n'ont eu, jusqu'à présent, qu'une seule alerte à gérer (frappe de Kamata). Les Berrichons attendent leur heure.
- 22e - Hebbar manque l'immanquable. Delmotte remonte la ballon côté gauche et sert Diané qui chaloupe dans la défense berrichonne et lanceDidot, à l'entrée de la surface. Le petit milieu rémois s'infiltre en dribbles et transmet à Hebbar, seul au point de penalty. Mais l'attaquant rémois dévisse sa frappe et le ballon file à gauche du but. C'est son deuxième échec de la soirée.
- 34e - Cette fois, c'est aux Rémois de s'être fait une grosse frayeur. Tout avait commencé avec Kamata, oublié sur son côté gauche par Barbier, qui avait pu centrer devant la cage de Legrand. Et là, le pire a failli se produire, Ongoly ratant son dégagement et expédiant la balle sur Moulenga, embusqué dans la surface. Mais l'attaquant castelroussin a été tellement surpris par cette offrande qu'il en a glissé le ballon à côté de la cage rémoise.
- 40e - Leroy, dont c'est la rentrée, a failli nettoyer la lucarne droite de Fernandez sur un tir des 25 mètres. Mais le gardien castelroussin avait la main ferme.

- Assez bonne prestation rémoise, dans l'ensemble, au cours de cette première période, même si la rencontre est loin d'atteindre des sommets. En fait, un bon match de L2 hivernal dans lequel le premier qui marquera devrait avoir toutes les chances de gagner. Seul bémol : le comportement d'Alexandre Barbier sur son aile droite. Le défenseur rémois est dans l'incapacité de maîtriser Kamata, trop rapide et trop technique. C'est là que se situe le maillon faible du Stade ce soir.

 

DEUXIEME PERIODE
- 46e - 1-0 Diané - Un but de Diané à la Diané. Lancé côté gauche par Dossevi, l'Ivoirien grille toute la défense et se présente devant Fernandez qu'il prend à contre-pied, expédiant le ballon dans le petit filet. Un classique qui va déstresser Jean-Pierre caillot, au bord de l'apoplexie depuis le début de la matinée. Voilà qui a aussi donné un coup de fouet à l'ensemble de l'équipe. Pas question de se replier : les Rémois maintiennent leurs velléités offensives. En dépit de la température glaciale (-3°C), le vieux stade Delaune se réchauffe, d'autant que les Ultrem donnent à nouveau de la voix.
- 65e - 1-1 - Les Castelroussins s'étaient montré dangereux à plusieurs reprises sur des accélérations. Cette fois, toute la défense rémoise a été abusée et Boukari, infiltré dans la surface, a pu lober Greg Legrand à bout portant. Tout est à refaire... Dommage, car c'était la seule action véritablement dangereuse des Berrichons, dans un match que Reims continue à dominer.
- 70e - Frappe lointaine de Dossevi qui s'écrase sur le poteau gauche de Fernandez. Trompeur, car ce sont les Berrichons qui font le jeu depuis quelques minutes, mais les Rémois ne s'en laissent pas compter. D'ailleurs, Ladislas Lozano a décidé de jouer son va-tout en remplaçant un milieu de terrain, Cazarelly, par un attaquant, Blayac. Et le pari aurait pu être immédiatement payant à la suite d'une belle combinaison Blayac-Diané.
- 85e - C'est une fin de partie débridée à Reims, où Florian Maurice a fait son entrée sur la pelouse pour épauler Kamata. Un Kamata intenable... et quasiment découpé par Ongoly à la suite d'un tacle "vigoureux" les deux pieds en avant. Jaune ! Côté rémois, Lozano fait de nouveau confiance à Haddadou, tout juste entré sur la pelouse et qui s'est déjà montré dangereux.
- C'est fini. Un petit point, c'est mieux que rien. Mais, en toute objectivité, Reims méritait mieux.


 


STADE DE REIMS - CHÂTEAUROUX



Debout les morts !
Ultrem : une grève "anti Sécu"


Prépa commando pour les Rémois. Pour ne pas gêner la concentration des joueurs, seuls Jean-Pierre Caillot et Fabrice Harvey seront autorisés à approcher le groupe avant et durant la rencontre.
Ca va parler haut (et juste) dans le vestiaire. En tout cas, lors du brief de midi, la dramatisation du match a eu l'effet escompté : les joueurs stadistes sont surmotivés. Mais leurs jambes suivront-elles ? Si ce n'est pas le cas, sachez qu'il y aura bientôt des rencontres autrement plus couperet encore, telles que Dijon, Angers et Niort... Il faut savoir rester optimiste.


Ce soir, les Rémois devront se transcender s'ils veulent espérer venir à bout de Châteauroux.
Au-delà des apparences, c'est un match clé. Une victoire, et l'autoroute du maintien sera largement ouverte. Une défaite, et le groupe risque de plonger dans l'incertitude, même s'il n'y pas encore lieu de s'affoler.
Ce qui inquiète, c'est davantage la manière car le spectacle offert mardi soir à Grenoble n'incline pas à l'optimisme. Ceux qui étaient à Lesdiguières vous le diront : ils ont vus des joueurs empruntés, dépassés dans tous les compartiments de jeu… Certains avouaient même leur manque d'envie, en raison du risque présenté par l'état du terrain. Mais il était le même pour les deux équipes… Bref, comme l'a confié Ladislas Lozano à Christophe Hébert (L'union) : "C'est dans la mentalité que les Rémois n'ont pas été à hauteur ".
Mais, dans le passé, récent ou plus ancien, le Stade a toujours su se révolter alors qu'on l'imaginait au plus mal. Ils sont comme ça nos Rémois : pitoyables un jour, irrésistibles le lendemain.
Il reste simplement à savoir s'ils auront assez de moelle et d'énergie pour renverser des Berrichons pour qui une défaite signifierait la fin du (déjà) frêle espoir d'accession en Ligue 1. Car, 30 minutes de prolongation à Nice, 60 minutes à 10 à Sedan, 90 minutes de jeu en plus à Grenoble… Ca fait beaucoup de forces en moins.
Alors, s'ils gagnent ce soir, ça vaudra bien une ovation.



 



Interview descente en rappel


Florian Maurice :
" Je ne suis pas cramé ! "


Il était attendu comme le Messie mais il n'a rien prouvé depuis son arrivée à Châteauroux durant le mercato. Or, il a en poche un contrat de 6 mois qu'il peut prolonger d'un an s'il fait parler la poudre. Avec Teddy Bertin, Florian Maurice sera l'une des attractions de la soirée. Mais pourquoi est-il donc allé se perdre dans Le Berry ?
Une chose est sûre. Si vous lisez entre les lignes, vous comprendrez que nous ne sommes pas près de le voir avec le maillot Rouge et Blanc sur les épaules.

Quelles ont été les motivations qui vous ont poussé à opter pour un club de Ligue 2 ?
Le club m'a sollicité, tout simplement. J'ai fait à Istres une demi-saison qui s'est moyennement bien passée. Le challenge de Châteauroux est très intéressant, avec une accession envisageable. Et comme je veux retrouver la Ligue 1 le plus vite possible... En fait le transfert s'est fait rapidement. Istres ne souhaitait pas me garder.

Vous ne garderez donc pas un grand souvenir de votre passage dans le club provençal...
Istres n'était pas un club organisé. Pour jouer, il fallait faire 70 kilomètres pour aller à Nîmes avec un terrain qui ressemblait à un champ de patates, puisque Nîmes (National) et Istres y jouaient. Châteauroux est structuré. C'est un vrai club pro et un pro aime bien être materné, évoluer dans un cocon. A Istres, quand je me levais, je me disais "Pff ! Il faut aller s'entraîner". Il fallait vraiment que je change.

La présence de Michel Denisot, votre ancien président au PSG, a-t-elle influencé votre décision ?
Bien sûr. J'ai toujours gardé de bons rapports avec lui. Le fait qu'il soit ici, c'est un peu le côté coeur qui a parlé.

Dans quelles dispositions physiques êtes-vous ?

Je ne suis pas cramé ! Si je l'étais, je n'aurais pas marqué 20 buts quand j'étais à Bastia. Le problème, c'est que des propos ont été tenus sur moi quand j'étais à Marseille par rapport à une blessure que j'avais contractée. J'ai une étiquette qui me colle à la peau et je ne m'en sors pas. Je suis très bien physiquement. Je n'ai pas marqué de butà Istres, d'accord. Mais il y avait autre chose derrière tout ça. Je suis frais dans ma tête et j'ai l'impression d'avoir 20 ans.

Justement, vous vous retrouvez avec un groupe jeune...

Quand on me dit que je suis là pour encadrer les jeunes, ça me fait drôle. Je n'ai que 30 ans. Mais à l'étranger, on joue parfois jusqu'à 37 ou 38 ans. Je ne suis pas du genre à ouvrir ma gueule. Ce n'est pas mon tempérament. Mais, aux plus jeunes, je veux démontrer qu'avec l'envie et le travail, on peut aller loin. Je pourrai toujours donner des conseils.

Doit-on dire que vous venez vous relancer à Châteauroux, ou parle-t-on d'une étape supplémentaire dans votre carrière ?
(Sourire) C'est marrant, à chaque nouveau club on me demande si je veux me relancer. Non, je suis venu pour gagner et aller le plus haut possible. Avec Châteauroux, il y a un défi clair : la Ligue 1. Ce sera dans six mois ou dix-huit. Pour ça, je dois marquer des buts, mais ma raison d'être, c'est d'abord de penser à l'équipe. Vous savez, sur tous les buts que j'ai marqué en Ligue 1 (91 en 300 matchs), 75 l'ont été dans la surface. Je dépends donc des autres et je ne suis pas là pour me tourner les pouces.




Les derniers chocs
Reims cherche 1ère victoire désespérément
E
22 sept. 2004
D
22 mars 2003
E
19 octobre 2002