LUCAS DEAUX

FORMÉ AU STADE DE REIMS
DÉBUTS : SAISON 2006-2007 (Ligue 2)
MILIEU DE TERRAIN


Le cas Deaux


16-12-2006 - C'est son jour de gloire. Tout à l'heure, tout Delaune aura les yeux braqués sur son petit dernier. Lucas Deaux, le môme de Murigny qui réside aujourd'hui à Bezannes, le seul vrai Rémois du groupe pro stadiste, disputera son premier match officiel à domicile. « Ce n'est pas un rêve, mais une sorte de fierté. Si on m'avait dit un jour que je porterais ce maillot mythique à Delaune. »
Lucas n'en revient pas, oubliant même qu'il avait déjà étrenné ses galons de titulaire lors du 7e tour de la Coupe de France en Lorraine, face aux Municipaux de Metz. « C'était une première. Au niveau physique, ce fut nickel. Par contre, au niveau du jeu. »
Ce jour-là, l'équipe alignée par Thierry Froger n'avait pas franchement convaincu. Trop emprunté, manquant d'inspiration et spontanéité. « J'ai constaté que j'avais encore à apprendre, à respecter les consignes ».
Malgré son jeune âge (il aura 18 ans le lendemain de Noël) Lucas sait faire son autocritique : « Je me pose encore trop de questions. Tout le monde me le dit, je dois me libérer et jouer simplement comme je sais le faire ». Celui qui a toujours évolué en milieu de terrain, « d'abord en n° 10, puis en milieu défensif », sait aussi mettre en exergue ses imperfections : « Je dois mieux canaliser mon énergie, je suis encore un peu fou-fou ».
Mais Thierry Froger croit en ce milieu longiligne qu'il convoque régulièrement dans son groupe en dépit d'une rude concurrence : « Il doit progresser. Malheureusement, sa blessure a retardé son émancipation ».

« Je ne vais pas m'enflammer »
Lucas a « souffert », selon le responsable technique stadiste, « il s'est forgé un mental ». Une pubalgie tenace lui a gâché son intersaison : « A cause de cette blessure, ma préparation a été décalée ». Il a passé son été aux soins, assistant impuissant à la montée en puissance d'une équipe intenable à domicile. « Je suis revenu tranquillement, je ne souhaitais surtout pas brûler les étapes ». Deux sorties en CFA2 « contre Valenciennes et Laon », une heure « contre Marcq-en-Barœuil », des séances régulières avec le groupe pro, et la sensation que l'apprentissage s'accélère : « Physiquement, ça va de mieux en mieux, je peux enchaîner les efforts. Le coach m'aide beaucoup dans la gestion de ma condition, dans le travail de coordination et de musculation ».
Comme avec tous ses joueurs, Froger hisse au maximum le niveau d'exigence : « Le coach insiste sur le placement et le replacement. A mon poste, je suis le lien entre la défense et l'attaque, si je perds la balle, on est tout de suite en danger ». Hier, Lucas sollicitait les invitations pour sa famille et ses potes qui seront nombreux à Delaune : « Je ne vais pas m'enflammer. Au contraire, je crois que leur présence me motivera ». Il évoluera aux côtés de Carl Tourenne, son guide Ð « il me conseille » Ð et tentera de « faire son match, sans pression ». Histoire de faire plaisir à son père, Alain, ancien joueur du Stade de Reims, qui a préféré ses études au foot, « mais qui a su m'influencer et me motiver ».

Gérard Kancel
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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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