LE HAVRE - REIMS : 2 - 0

Hoarau 69e, Nestor 93e

Le HAC au petit trot

La montée en Ligue 2 en poche depuis mardi dernier, les Havrais ont eu du mal à se mettre en jambes hier soir à Deschaseaux où ils acceuillaient Reims pour le compte de la 35e journée. Il est vrai qu'avec ce troisième match en sept jours, trois jours seulement après les «festivités» de l'accession, les jambes étaient lourdes.
Avec Ben Idir et Hoarau sur le banc au coup d'envoi, les Ciel et marine ne produisirent donc pas un spectacle inoubliable au cours d'une première période sans occasions si ce n'est deux frappes d'Alla et Lesage contre un tir de Féret côté rémois. Mais le public normand bon enfant et pas trop regardant jouait bien son rôle quand même.
Le jeu allait s'animer après le repos avec deux tentatives rémoises de Féret et Fauré qui obligeaient Revault à s'employer. Puis Jean-Marc Nobilo décidait d'envoyer du sang neuf. Guillaume Hoarau faisait donc son entrée (57e), ce qui ne tardait pas à débloquer la situation. Il ne fallait que douze minutes au goleador maison pour inscrire son 28e but d'une tête au premier poteau sur un corner délivré par Lesage (1-0).
Du côté rémois où Liébus avait remplacé Agassa, blessé, dans les buts, c'est Fauré qui se chargeait toujours d'animer le jeu pour venir taquiner Revault. Mais le Hac tenait bien son petit avantage qu'il bonifiait même en toute fin de partie grâce à un contre mené par Davidas et conclu par Nestor (2-0, 93e).

 


Une semaine de pur bonheur
Trois jours après avoir scellé sa remontée dans l'élite, le HAC a prolongé l'euphorie, hier soir face à Reims, en renouant avec la victoire après trois matches nuls. A trois journées de la fin, les « Ciel et marine » possèdent désormais six points d'avance sur Nantes, lui aussi officiellement en L1 malgré son relatif faux pas contre Montpellier (1-1). Le HAC champion ? Ça en prend sérieusement le chemin, en tout cas. Malgré l'inévitable contrecoup psychologique, la fatigue d'un troisième match en sept jours et un « onze » inédit, Revault et les siens se sont une nouvelle fois gavés de plaisir.
« Si vous trouvez l'équipe de départ, c'est fort ». Eh bien non, Jean-Marc Nobilo, nous ne l'avons pas trouvée. Mais comment pouvions-nous prévoir que le coach laisserait sur le banc Guillaume Hoarau et Jamel Aït Ben Idir ? Après la fiesta de mardi, et tous les efforts consentis depuis le début de saison, ces deux « indéboulonnables » éprouvaient le besoin de souffler. A Châteauroux, vendredi dernier, puis contre Sedan, 72 heures plus tôt, les Havrais étaient apparus émoussés, un coup de pompe bien légitime qu'ils se devaient pourtant de surmonter, histoire de prolonger l'allégresse du début de semaine et d'offrir une nouvelle soirée champagne à un public qu'ils ne retrouveront que le 16 mai face à Bastia pour la journée de clôture.
Tout Deschaseaux attendait un spectacle haut en couleurs, néanmoins conscient que ses favoris n'avaient peut-être pas les « cannes » pour le proposer. Dire que la première période fut insipide est un doux euphémisme, mais à vrai dire, personne n'était trop regardant. Ça chantait dans les travées et ça poussait quand le HAC exerçait un semblant de pression : coup franc de Mezague, largement au-dessus (6e), frappe d'Alla, à côté (39e), frappe de Lesage, à côté (44e).
Les Rémois, eux, n'avaient ni les jambes lourdes, ni les cotillons dans les cheveux, mais ils ne se montrèrent guère plus percutants. Revault n'effectua sa première intervention qu'une poignée de secondes avant la pause sur une tentative de Féret... son futur coéquipier ? Le milieu rémois figure en tout cas sur les tablettes du HAC, la qualité de sa prestation, hier soir, n'étant bien sûr pas passée inaperçue. C'est encore une fois de lui que vint le danger peu après la reprise, sur ce tir puissant boxé par un Revault aérien (52e). Un régal pour les photographes. Si le cliché était raté, pas de souci, le portier havrais remit ça onze minutes plus tard pour détourner le terrible coup franc de Fauré, décoché d'une bonne trentaine de mètres (63e).
Vint l'heure des changements, de l'entrée en scène des deux « indéboulonnables ». C'est fou à quel point tout paraît beaucoup plus facile quand Hoarau et Aït Ben Idir sont là. Comme le Réunionnais, muet face à Guingamp, Châteauroux et Sedan, ne reste jamais plus de trois matches sans marquer, on pouvait se douter qu'il retrouverait le chemin des filets. Il le fit d'une belle tête au premier poteau à la réception d'un corner de Lesage (1-0, 69e). Le petit but qu'il fallait pour tout débrider. Liébus, venu s'installer dans les cages rémoises à la place d'Agassa, gravement blessé (rupture du tendon d'Achille), dut s'envoler sur une frappe enroulée d'Alassane (70e). Revault l'imita dans la foulée sur un nouveau coup franc de Fauré (75e).
Deschaseaux prenait encore une fois son pied. Et au bout du bout du plaisir, Nestor ponctua magnifiquement cette soirée de gala, en signant son premier but en L2 après un caviar de Davidas (2-0, 90+3). Elle était vraiment magique, cette semaine.
Les rentrées décisives de Ben Idir et de Hoarau
FRANCOIS MANOURY

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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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