REIMS - SEDAN : 3 - 1
Kermorgant 9e, Fauré 25e,49e pour Reims
Allart 45e pour Sedan

22, v'là l'déclic !

Les touristes ardennais montent à la ville

Pâté de sanglier
Le résumé vidéo décalé de Paolo 92

"Après 22 ans d'invincibilité, le CSSA s'est incliné face au voisin rémois. Bien que dominateurs, les Sedanais sont rentrés au vestiaire avec un but de retard, mais un penalty généreux a scellé ce match dés la reprise. Reims s'impose 3-1 en réussissant le hold-up parfait."
Voilà pour le commentaire, très objectif on s'en doute, des Sedanais.
La réalité mérite d'être nuancée.

Dans cette rencontre, les Ardennais ont effectivement confisqué le ballon pendant 90 minutes, mais les Rémois ont agi en réaction et, contrairement à ce qui s'était produit trois jours plus tôt contre Bastia, ils ont fait preuve d'un surprenant réalisme sur leurs contres, bien aidé il est vrai par les errements de la défense sanglière, Regnault en tête.


D'entrée de match (9e), le gardien ardennais, légèrement avancé, s'est laissé abuser par un petit chef d'oeuvre de précision signé Yann Kermorgant, l'amoureux des beaux gestes footballistiques. Des 35 mètres, il a expédié une balle lobbée pleine lucarne qui a laissé Delaune pantois. C'était la première incursion affirmée des Rémois en zone ardennaise.

Une tête opportuniste de Fauré (25e), sur un cafouillage entre Regnault et Traoré, allait parachever l'affaire, avant qu'un penalty ne soit délivré en guise de solde de tout compte (49e).
Penalty "généreux", comme l'affirment abusivement les Ardennais ? C'est vite dit ! Parfois Cédric plonge, c'est entendu. Parfois il en rajoute lorsqu'il est légèrement accroché et s'effondre lourdement, bien sûr. Mais, parfois aussi il arrive qu'il y ait vraiment penalty ou qu'il ne soit pas possible de se prononcer. L'objectivité qui me caractérise exige de ne privilégier aucune hypothèse. Dont acte !


Même si Allart (ou du cochon ?) avait jeté un petit doute en débridant le compteur sedanais dans les arrêts de jeu de la première période (45e + 1), les Ardennais ont en réalité passé le plus clair de leur temps à remonter le ballon avec application, avant de le perdre aux abords de la surface. Quand ce ne fut pas le cas, les interventions de félin du très populaire Kossi Agassa ont fait le reste.

En fait, le jeu des Sangliers était un peu délavé, à l'image du "bleu pisseux" de leur maillot qui aurait bien besoin d'être régénéré à coup de Mir Couleurs.


Ce qu'il faut surtout retenir de cette rencontre, c'est qu'après l'ambiance détestable de ces dernières semaines, Delaune a enfin retrouvé des airs de fête et un parfum d'ambiance, évidemment liés à la qualité des invités mais néanmoins fort régénérants.
Pour la première fois depuis 22 ans, Reims gagne le derby champardennais. Mais, de là parler de déclic, il y a un pas que l'on ne saurait franchir sans risque. Vous l'aurez compris, le titre "22, v'là l'déclic" relève juste du jeu de mots phonétique en référence à une expression bien connue. Thierry Froger a effectivement été aperçu debout, au moins une fois. Mais, de là à dire qu'il était transcendé...

Toutefois, comme un ivrogne le faisait remarquer à qui voulait l'entendre après le match : "Quand ils veulent, ils peuvent". La vérité étant souvent au bout du goulot, il a sans doute raison. Finalement, le Stade de Reims c'est un peu comme les
Maisons Mikit... Il suffit juste de se concentrer sur la finition.


>>> Voir la feuille de match

 

 


1792 x 787



Delio Onnis (El Goleador)
a donné le coup d'envoi

 

 
 


REIMS - SEDAN
 

Des missions impossibles

Une chronique de Paolo 92


Votre mission, si vous l'acceptez :
"Mettre Thierry dans l'avion, direction Liverpool..."

Après la dernière humiliation reçue mardi soir face à Bastia, le Président Jean-Pierre Caillot a dû mettre en demeure son entraîneur d'atteindre au moins l'objectif minimal, à savoir le maintien en ligue 2.


M
ême s'il fanfaronne encore sur la qualité de son bilan depuis qu'il est à la tête du club champenois, l'entrepreneur entreprenant change de langage. Plus question pour lui de parler de " présence dans la 1ère partie du classement " de "phase 3" et de "centre de vie". Et même s'il ne veut pas entendre le tocsin, Il s'agit plus actuellement d'une opération sanitaire d'assistance à grand malade que de la prescription du médecin de famille.

Et cela lui coûte de faire de la peine à son grand ami Pascal Urano, mais il est maintenant nécessaire de prendre les trois points de la victoire pour éviter un stress général jusqu'à la fin de la saison.

Cependant, maintien et gain de trois points semblent être des missions impossibles pour le Coach :
L'équipe n'a marqué que 34 points en 30 matches joués. Mais le plus inquiétant est bien que si l'on analyse ce total, on s'aperçoit que :
- 16 points en 6 matches ont été marqués contre les trois équipes actuellement relégables à savoir Gueugnon (2 victoires) Libourne saint-seurin (une victoire et nul) et Niort (2 victoires).
- Le solde de 18 points a été glané en pas moins de 24 rencontres, soit 0,66 point par match, un chiffre qui illustre bien la faiblesse d'un groupe que l'on nous présente de qualité, d'un staff technique soit-disant compétent , d'une Direction qui dit maîtriser la situation.



Votre avis par rapport aux réactions hostiles du public en fin de match contre Bastia ?

Crazy Frog d'un ton détaché :
"Ben, c'est le public de France, quoi...
Il n'y a qu'à Liverpool qu'ils encouragent.
Donc...
On a coutume de dire qu'un grand club c'est un grand public.
Voilà, c'est tout..."


01-04-08


Comment croire que cette équipe qui annonce un bilan 2008 de 4 défaites et 2 victoires à Auguste Delaune pourrait inverser une tendance très lourde :
- A l'exception des deux matches nuls 0-0 contre Ajaccio et Amiens , les Rouge et Blanc ont toujours encaissé au minimum un but et ont de très grosses difficultés à revenir au score.
- Les confrontations face aux sedanais sont toujours des "combats" où l'engagement physique et la pugnacité prennent le pas sur la qualité du jeu pratiqué.

Delaune a peur et le fait savoir à chaque match et de plus en plus bruyamment . A mesure que les tribunes Jonquet et Méano s'élèvent , le club s'effondre.
Est ce que Reims sera le nouveau Istres avec un stade flambant neuf et jouant dans le championnat National ?
Président, vous vous dites supporteur. Alors, pour le bien du club, il suffit que vous ne soyez plus que cela.

 

Et dire qu' à cause de cette situation catastrophique, je n'ai pas le temps de m'occuper du sort des Dudules.
Un comble...

 

Bon match
Paolo 92

 



Le dernier Sedan-Reims : 2-1
29 octobre 2007

 
 

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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