CHÂTEAUROUX - REIMS : 0 - 1

Barbier 89e


Barbier Président !

Alexandre Barbier a décidément une influence majeure au sein du Stade de Reims. Son but miraculeux de la 89e vaut bien plus que trois points puisque, de toute évidence, il permet à Thierry Froger, bousculé par la rumeur, de sortir de l'ornière. Tant mieux, car Hadzibegic a un nom à rendre les claviers épileptiques.


Le Direct

Soirée très particulière pour Thierry Froger qui a appris quelques heures plus tôt par France Football qu'il était désormais assis sur un siège éjectable. Une "rumeur" que le staff s'est empressé de démentir, mais on sait ce qu'il en est en la matière dans le monde du football.

A Châteauroux, Jean-Pierre Caillot s'est en effet efforcé de tordre le cou à la rumeur de contacts avec d'autres entraîneurs, sans aller toutefois jusqu'à préciser que Thierry Froger n'était pas menacé :
"Je ne vais pas dire que je soutiens Thierry Froger car ça pourrait être interprété, mais je tiens à dire sincèrement qu'on n'a aucun contact avec des entraîneurs. Je trouve que les journalistes qui écrivent ce genre de chose sans le vérifier ne savent pas travailler. On se réserve d'ailleurs le droit d'intenter quelque chose. Ce qui est terrible c'est que je dois justifier une chose que l'on n'a pas faite."

Derrière ces traditionnelles cailloteries susceptibles d'inspirer plusieurs thèmes de dissertation, il faut bien sûr comprendre que Thierry Froger traverse une passe difficile. Toutefois, un élément plaide clairement en faveur du maintien de Crazy Frog à la tête de l'équipe : le coût financier que représenterait son limogeage. L'entraîneur rémois ayant signé un contrat à durée déterminée (CDD) de deux ans, il faudrait actuellement lui verser l'équivalent de 20 mois de salaire pour s'en séparer.
Il serait donc préférable pour tous que Thierry Froger redresse la barre en permettant à son équipe de s'imposer sur les terrains.

 

Qui veut la peau de Froger Rabbit ?
Hallucination ou Indiscrétion ? Délicat d'être péremptoire sur la question, mais qu'il soit tout de même permis de faire remarquer que certains ont beaucoup de mal à tenir leur langue dans la Caillosphère, tout en déformant parfois exagérément les faits par excès d'exaltation. Partant de ce paradoxe, il peut arriver que les murs entendent mal...
Comment expliquer autrement la teneur de l'écho publié le 6 novembre, au matin de la rencontre Châteauroux-Reims, par le très sérieux France Football :
"Froger menacé - Ce n'est plus vraiment une rumeur, mais pas encore une réalité. L'avenir de Thierry Froger à Reims pourrait basculer prochainement. Les dirigeants rémois réfléchissent à sa succession depuis qu'on leur a proposé certaines candidatures. Dimanche, on parlait ainsi de Faruk Hadzibegic, au cas où il n'irait pas à Metz, où il est également pressenti."
Coup de stress pour l'entraîneur, coup de froid dans l'équipe, coup de sang présidentiel, explications, démentis... En final, Alexandre Barbier et le destin ont mis tout le monde d'accord sous la forme d'un but miraculeux acquis à la dernière seconde du match Châteauroux-Reims. Du coup, Thierry Froger a sauvé sa tête sur le fil. Le Rambo des bancs de touche ira se faire voir ailleurs.


30e -
Ce n'est évidemment pas une surprise, sur leur pelouse les Castelroussins ont l'emprise sur le match mais les Rémois quadrillent bien le terrain et opèrent un pressing constant sur le porteur du ballon en ce début de match.
Il y a cependant une bonne dose de déchet technique dans leur jeu. A tel point que Cherfa a touché le ballon de la main devant la cage d'Inthasane, en voulant le dégager. Le public a grondé mais Lionel Jaffredo a fait la sourde oreille. Attention à ne pas renouveler ce genre "d'exploit" sous peine de ne pas bénéficier de la même mansuétude de la part du corps arbitral.

45e - 0-0 à l'issue d'une mi-temps sans actions véritablement percutantes, à l'exception peut-être d'un coup-franc de Taïder pour la tête de Fauré, sur lequel Fernandez a dû s'employer. Les Rémois, en tout cas, ont plutôt bien terminé la première période en portant le danger à plusieurs reprises dans les 16 mètres berrichons dans les toutes dernières minutes.
Sachant que les Castelroussins ne gèrent pas toujours très bien les fins de rencontres (nous ne sommes pas les seuls dans ce cas), tous les espoirs sont donc permis. En attendant, c'est l'heure du grog chaud car il fait frisquet à Gaston-Petit. C'est le moins que l'on puisse dire.

60e - Il y a de toute évidence quelque chose à ramener de Châteauroux, tant les Berrichons semblent empruntés. Mais gare à l'eau qui dort comme disait le vieux sage chinois. A une combinaison avortée Kermorgant-Fauré et une tête de Barbier sur corner, les Berrichons ont en effet répliqué par une accélération de ce diable de Mauricio (autrefois courtisé par JPC) qui a figé sur place Inthasane. Il s'en est fallu d'un orteil de fourmi pour que Dufresne n'hérite d'un ballon en or.

75e - Toujours quelques escarmouches mais pas encore de but. Thierry Froger, qui aime bien les symboles, choisit ce moment pour relancer le n°25, Sylvain Didot, qui a un quart d'heure pour prouver qu'il peut influer sur le jeu, en dépit de sa longue période d'éloignement des terrains.

86e - Centre de Kermorgant et tête de Fauré à bout portant... mais Fernandez, que l'on sait capable du meilleur comme du pire, sort une parade de génie.

89e 0-1 Barbier - Cette fois, ce sera le pire... pour Fernandez et Châteauroux. A la réception d'un coup-franc de Yann "Monobut" Kermogant, Alexandre Barbier place une tête qui lobbe le gardien berrichon, auteur d'une hésitation coupable sur sa sortie. Quand je vous disais que Châteauroux ne savait pas gérer les fins de rencontres... Une chance pour Thierry qui sera donc du prochain prime, vendredi à Brest.


 

La Berrichonne
touche le fond au terme d'un spectacle
affligeant

 

 


CHÂTEAUROUX - REIMS

 


Vu du Berry


Les doutes de la Berri à domicile - Rarement capables de gagner sur leur pelouse, parfois battus, souvent accrochés, les Castelroussins doivent absolument réagir contre Reims.
A Gaston-Petit, les regrets se ramassent à la pelle. Et pas seulement en automne comme dans la chanson… Depuis le début de la saison, les Castelroussins ont disputé sept matchs sur leur pelouse : avec à la clé deux victoires, deux défaites et trois nuls. Avec le plus souvent cette vague impression de rester sur sa faim.
Il suffit de prendre les trois dernières sorties à domicile pour s'en rendre compte. Contre Ajaccio, les hommes de Cédric Daury s'étaient montrés timorés pour trouver la faille. Devant Sedan, excellents en première période, ils étaient retombés dans leurs travers par la suite. Et vendredi face à Angers, les Berrichons n'ont pas su conserver le résultat à l'abord des arrêts de jeu.
Oui, vraiment rageant… Mais pas illogique non plus. Faute de maîtrise, d'équilibre ou de fond de jeu vraiment intégré – appelez ça comme vous voulez – la Berri n'arrive que difficilement à forcer les portes adverses fermées à double tour. La formation castelroussine n'est d'ailleurs pas seule dans ce cas. Les autres résultats le prouvent : il est plus confortable d'attendre et de placer des contres que de tenter de déséquilibrer un bloc bien en place. Il va donc falloir que les Castelroussins règlent ce souci s'ils veulent encore jouer le haut de tableau. Ils ont perdu pour l'heure beaucoup trop de points en route. Il faut stopper l'hémorragie. Durant une demi-heure face à Sedan, les joueurs ont montré qu'ils avaient la capacité de le faire. Reste à se montrer plus régulier.
Autre signe qui peut être encourageant, le réveil de Mauricio. Dans une situation fermée, il faut pouvoir compter sur un buteur. Pas toujours élégant et utile dans le jeu mais qui, en contrepartie, n'a pas besoin de rater trois occasions franches pour mettre un but. Scarpelli blessé, la Berri était jusque-là orpheline de ce genre de joueur. Depuis deux rencontres, « Guigui » semble retrouvé ses sensations. Son but sur sa seule occasion du match à Amiens et ses deux réalisations aussi peu esthétiques que salvatrices contre Angers illustrent la bonne passe du renard lusitanien.
Toujours pour espérer le déclic à domicile, il faudra également un réveil des travées de Gaston-Petit. Les « On est chez nous » angevins ont souligné bruyamment les absences du public castelroussin. Certes le spectacle n'est pas toujours emballant, certes ce n'est peut-être pas dans la culture berrichonne, mais tout de même…
Frédéric LAUNAY



Vu de Champagne


« Faut qu'on y'a qu'à… » - Son regard inquiet et sa mine renfrognée de Thierry Froger traduisent l'ambiance générale dans laquelle baigne aujourd'hui le Stade de Reims. Loin de ses objectifs initiaux, cette équipe qui devait « continuer à grandir et, pourquoi pas, titiller les favoris », s'interroge sur son potentiel après plus d'un trimestre de labeur.
Mais que vaut aujourd'hui la formation rouge et blanc ? Où se situe-t-elle réellement sur l'échiquier de la L2 ? Possède-t-elle les qualités de combativité recherchées par ses dirigeants durant l'intersaison, au moment de signer de nouvelles têtes ?
Derrière les chiffres, incontestablement négatifs à l'heure de l'analyse, se dissimule le pire : une forme d'impuissance. Une incapacité à tenir un rythme durant tout un match, à jouer collectif, les uns avec et pour les autres, à profiter des temps faibles d'adversaires souvent pas plus vaillants.
La saison défile et on en est encore à espérer le retour après blessure du joueur providentiel (Sylvain Didot qui est dans le groupe après un an d'absence) qui fera démarrer une fois pour toutes ce moteur toussotant. « Je n'ai jamais connu une période aussi noire », faisait justement remarquer Thierry Froger en évoquant cette succession de blessures, le privant d'une ossature fidèle et solide. « Que faire d'autre que le dos rond en attendant des jours meilleurs ? ».
En pleine crise de confiance, la formation champenoise, échaudée à Boulogne, Angers et Sedan, craignait visiblement l'eau froide picarde. Dans ses rangs, on ne criait pas au scandale après les deux points cédés vendredi face à une accrocheuse, voire rugueuse équipe amiénoise, peu regardant sur la manière de faire avec ses neuf éléments défensifs, pour peu qu'elle s'extraie au plus vite des sables mouvants des trois dernières places.
A ceux qui faisaient la fine bouche après ce troisième match à domicile sans victoire depuis le début de la saison, Thierry Froger a habilement rétorqué : « Ce n'est pas les faut qu'on ou les y'a qu'à qui m'intéressent, mais l'investissement, l'engagement que l'on met dans notre travail. C'est peut-être la saison qui veut ça, il faut aussi savoir se contenter de ce qu'on a ».
De ce derby épique, tendu et d'un niveau général plutôt moyen, le coach rémois retiendra comme seul point positif : « le fait de n'avoir pas pris de but avec une défense renouvelée à 50 % ».
Encourageant en effet cette fragile solidité avant deux déplacements délicats à Châteauroux demain et à Brest vendredi. Deux tests à hauts risques pour la plus mauvaise défense à l'extérieur de la Ligue, qui devra pourtant enfiler le bleu de chauffe et bien caler ses protège-tibias pour glaner quelques points salvateurs. Bref, jouer à l'Amiénoise. Qui s'en plaindra ?

Gérard Kancel



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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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