REIMS - GUINGAMP : 0 - 0    Holiday on Ice

Holiday on Ice




Le résumé vidéo décalé de Paolo 92
La danse des Pingouins

A écouter en fin de résumé :
La déclaration du président rémois du moment
ponctuée d'un très classieux
"Guingamp, j'm'en fous un peu" qui fera date.

Après la pataugeoire, la patinoire ! Sur la pelouse verglacée de Delaune, le Stade de Reims a laissé filer deux points précieux dans la course au maintien. Luis Fernandez vient de griller son premier joker et les Rémois gardent la lanterne rouge vissée au short.


Vu de Guingamp


Par un froid polaire et sur une pelouse quasi injouable, les Guingampais ont parfois été malmenés par Fauré, Kermorgant et consorts. Mais ils ont finalement ramené un bon nul de Reims.

Dire que le spectacle fut assez curieux, hier dans la superbe enceinte rémoise, relève du doux euphémisme. La faute n'en revient pas aux joueurs, tous plein de bonne volonté. Elle incombe seulement à cette satanée pelouse d'Auguste-Delaune, certes bâchée jusqu'à deux heures du coup d'envoi mais bel et bien gelée de toutes parts.
C'est bien simple: on se serait cru au Roudourou, le 3janvier, quand les Lyonnais de Claude Puel avaient fortement insisté pour reporter leur 32ede finale de Coupe de France contre une certaine équipe de Concarneau. Bien d'accord sur le sujet, Victor Zvunka et Luis Fernandez, les anciens du Matra Racing, tentèrent eux-aussi de sensibiliser l'arbitre sur le sujet, notamment pendant le match. En vain.

De la capacité à s'adapter

Cette 21e journée de Ligue 2 a bien eu lieu. Et l'on comprend facilement que tout l'enjeu de ce match consistait, pour les différents acteurs, à s'adapter, au mieux, à ces drôles de conditions. Passées vingt premières minutes insipides, ce sont les Rémois qui, les premiers, adoptèrent un jeu direct, le seul à même de créer le danger dans le camp adverse.
Trévisan fut mis à contribution sur une frappe de l'extérieur du pied de l'ancien Lorientais Gragnic (32e). Il contra in extremis une reprise à bout portant de Barbier au second poteau (35e) et s'interposa encore avec à-propos sur une tête de Fontaine (36e). Un premier orage était ainsi passé pour des Guingampais par trop timorés dans leurs interventions et disposés trop bas sur le terrain pour espérer se créer de réelles occasions.
La suite fut même acabit, à la différence près que, cette fois, les Guingampais essayèrent vraiment de produire du jeu sur cette pelouse dure comme du béton. Lancé par Vergerolle, Soumah adressa une merveille de centre pour Gilson Silva mais le plat du pied du Cap-Verdien trouva les gants d'un Liébus vigilant (51e).

Un Trévisan chaud-bouillant

Le malheur des uns ou des autres aurait pu provenir d'une glissade impromptue, d'un contrôle raté ou d'une passe insensée: c'est finalement justice, pour les deux équipes, qu'aucun but n'ait été inscrit même si les Champenois ressasseront longtemps cette tête de Kermorgant que Trévisan détourna en corner d'une superbe claquette (80e) ou cet autre «coup de boule» de Mandanne facilement capté par le portier costarmoricain (83e).
Ce match nul, s'il contentera aisément les Costarmoricains, désormais invaincus depuis sept rencontres consécutifs, est d'ailleurs une mauvaise affaire pour la lanterne rouge de Ligue 2 dont le salut ne peut passer que par des victoires à domicile. Leur volonté affichée peut, malgré tout, les laisser croire au miracle.
L.R.



L'essentiel en direct


Après la piscine contre Strasbourg, ce sera soirée patinoire à Delaune. Explication : la pelouse n'a pas pu être bâchée car elle était détrempée et devait sécher. Or, depuis il a gelé en Champagne où la température est actuellement de moins 4 degrés. Comme Strasbourg huit jours plus tôt, ce Reims-Guingamp ne se jouera pas dans les conditions normales.
Il y a un peu plus de 10.000 spectateurs dans les tribunes (dont 27 supporters bretons) et quelques jardiniers sur la pelouse qui s'efforcent de balayer la glace, à défaut d'avoir à la briser. Le vert du gazon a cependant viré au blanc.
Sur ce type de terrain, il n'y a qu'une solution : si l'on parvient à tenir debout, il faut faire valoir ses qualités techniques... tant que faire se peut.
Côté rémois, le match sera marqué par l'intégration d'une nouvelle recrue, le milieu défensif du PSG Younousse Sankharé. Côté guingampais, petite surprise : on attendait Wilson Oruma dans le onze (jaune fluo) de départ. Il sera sur le banc.

3e - Lancé en profondeur par Kermorgant, Fauré s'effondre dans la surface de réparation, quasiment dans les bras du gardien guingampais. Un classique... mais le goleador rémois était hors jeu. De plus, il faut bien le dire, il avait poussé trop loin son ballon. Ca donne le ton de la soirée.
10e - Il va être très difficile de développer des actions sur un terrain en aussi mauvais état. Les joueurs sont davantage préoccupés par leurs appuis. Comme la semaine dernière, le sort de la rencontre pourrait donc bien se jouer sur coup de pied arrêté. En tout cas, les deux équipes se livrent peu.
15e - La physionomie du match n'a strictement rien à voir avec l'entrée en matière tonitruante de la semaine dernière, d'autant que l'état de la pelouse a plutôt tendance à favoriser l'équipe qui défend. Mais, une bourde n'est pas non plus à exclure car les glissades sont permanentes dans le freezer de Delaune. Sylvain N'Diaye, qui n'est pourtant pas un manchot, vient d'expédier le ballon dans les tribunes en voulant le transmettre à Gamiette. C'est dire !
20e - Sur ce terrain, Gamiette est d'ailleurs l'un des seuls à tenir debout. Et, du coup, c'est un danger permanent pour les Bretons. La preuve sur cette incursion dans la surface de réparation de Trévisan, pas trop menacé tout de même. Pour le reste, un coup-franc - qui aurait pu être dangereux mais n'a rien donné - à signaler de chaque côté.
28e - Premier corner rémois tiré par Kermorgant, ponctué par une tête de Sankharé... sauvée sur la ligne par Trévisan.
29e - Dans la surface, Fauré saute haut et les coudes en avant, on le sait. Trévisan n'aime pas trop le comique de répétition. Ce n'est pas non plus du goût de l'arbitre qui délivre le premier carton jaune de la partie.
30e - Remise de Fauré pour Kermorgant, beaucoup plus affûté depuis qu'il a perdu ses kilos en trop. L'alerte a encore été "chaude" (si l'on ose dire) pour Trévisan qui doit s'employer.
32e - Reprise en demi-volée de Gragnic. Le ballon file tout droit sous la transversale, mais Trévisan le sort.
34e - Coup-franc de Kermorgant redressé par Fauré au premier poteau. Comme d'habitude, Barbier essaie de ramasser les miettes au deuxième mais Trévisan sort le ballon en corner. C'est la panique à bord du vaisseau breton. Sur le corner, Trévisan doit à nouveau sauver les meubles.
Le ton monte sur le terrain. Dans les tribunes aussi... mais rien de concret au score.
Après un choc tête contre tête entre Barbier et Silva - le seul attaquant de pointe breton - et un nouveau coup de pression rémois, Wilfried Bien siffle la mi-temps. Tout le monde au chaud, sauf les spectateurs. Mais c'est leur lot.

SECONDE PÉRIODE
46e - Une coupe de champagne et quelques petits fours plus tard, c'est déjà reparti à Delaune.
47e - Passe plein axe de Tacalfred... interceptée par Silva. Barbier parvient à sortir le ballon en corner. Sur le coup de pied arrêté, Soumah glisse et son ballon file directement en six mètres. Chambrage dans les tribunes. C'est le premier tableau de la seconde partie d'Holiday on Ice.
50e - Richard Soumah transperce le milieu de terrain rémois et sert Silva. Reprise du plat du pied aux six mètres. L'ouverture du score était au bout du pied du "Breton", mais Liébus écarte le danger d'un arrêt réflexe.
62e - Au petit jeu des coups de pied arrêtés, des dégagements et des contres, il y a un peu de mouvement sur la pelouse, mais rien de bien enthousiasmant.
Richard Soumah s'infiltre, mais il est ceinturé par l'inénarrable Williams Martinez qui écope d'un carton jaune.
70e - N'Diaye sort au profit de Mandanne qui prend le flanc droit. Fernandez abat une nouvelle carte offensive.
72e - François Bellugou, qui venait d'écoper d'un discret coup de coude de Kermorgant, veut se faire justice lui-même et hérite d'un carton jaune.
75e - La lanterne rouge vissée au short, les Rémois continuent à aller de l'avant, au moral. Mais ils ne parviennent toujours pas à dégeler le tableau d'affichage.
79e - Gamiette ouvre aux 35 mètres, trouve Tacalfred qui sert Kermorgant. Tête meurtrière et arrêt extraordinaire de Stéphane Trévisan. Il récidive quelques secondes plus tard sur une reprise de Gragnic, esseulé aux six mètres.
83e - Fontaine monte aux avant-postes et sert Mandanne. Tête, mais Trévisan est sur la trajectoire.
85e - Les Rémois terminent la rencontre en boulet de canon, mais les Guingampais donnent la réplique.
88e - Corner de Richard Soumah. Le ballon traverse la surface alors que Liébus est battu, mais l'arbirtre siffle une faute pour une poussette de Silva.
89e - Fauré sort au profit de Touré, alors que Fernandez tombe la veste.
90e - deux minutes de temps additionnel.
90e + 2 - C'est terminé. Luis Fernandez a beau gesticuler en tous sens, c'est un résultat plutôt logique et Reims vient de griller l'un de ses jokers. Il reste scotché à la 20ème place. Guingamp, il est vrai, restait sur onze matches sans défaite.
>>> Voir la feuille de match

Spectateurs : 11 570
Cartons jaunes : Pour Reims: Fauré (29'), Martinez (63'); pour Guingamp: Soumah (33'), Bellugou (70'), Gilson (88')
Guingamp : Trévisan - Deroff, Koné, Bassila, Vergerolle, Bellugou, Mathis, Sène, Ogunbiyi, Soumah, Gilson
Reims : Liébus - Tacalfred, Martinez, Barbier, Fontaine, N'Diaye (Mandanne, 64'), Sankharé, Gamiette, Gragnic, Kermorgant, Fauré (Touré, 88')
Arbitre: Wilfried Bien

 

 
 

 
REIMS - GUINGAMP

Tendront-ils l'autre joue ?




Match aller - 15 août 2008

Le résumé vidéo décalé de Paolo 92
JPC : Je Parle Comme Lozano

Jean-Pierre Caillot (actuel président du Stade de Reims) - "Ce qui est désolant c'est qu'après deux défaites, quelques personnes brûlent déjà tout. Cette victoire permet de respirer un peu parce que se faire insulter par des supporters quand j'arrive à l'entrée du stade avec ma femme et mon fils, ce n'est pas vraiment le bonheur. Un club est un tout. Il y a des joueurs, des dirigeants, des supporters, des salariés, des bénévoles, et ce n'est pas normal qu'après deux défaites quelques supporters qui sont là pour encourager notre équipe demandent ma démission et m'insultent..."

Le 15 août 2008, contre toute attente Reims avait signé sa première victoire de la saison à l'extérieur, sur la pelouse de Guingamp (0-2). Mais, ce ne fut qu'un feu de paille en raison d'un recrutement raté à tous les niveaux.

Cinq mois après, les "spécialistes rémois du foot" ayant été contraints de s'effacer au profit de Luis Fernandez, les données sont différentes. Il reste cependant à savoir si les Bretons tendront l'autre joue. Autrement dit, la probante victoire contre Strasbourg sera-t-elle suivie d'effet ?


Vu de Guingamp


Fernandez repart à l'attaque - C'est champagne tous les jours depuis l'arrivée de Luis Fernandez à Reims. Gouaillleur à souhait, l'animateur de «Luis Attaque» sur RMC Info a déjà marqué les esprits en battant Strasbourg (4-1) lors de la dernière journée de L2.

Pourquoi avoir accepté de rejoindre le Stade de Reims lors de la trêve hivernale?

Parce que c'est un joli challenge. Reims n'est pas loin de Paris, signer là-bas me permettait aussi de continuer mes activités radio.

Avez-vous craint, à un moment, de ne jamais redevenir entraîneur?

On ne sait jamais ce que la vie vous réserve. Ce qui est sûr, c'est que j'aime le terrain, être proche des joueurs, leur parler, leur apporter un peu de mon vécu.

Y-a-t-il eu de l'émotion quand vous avez dirigé, le 2janvier, votre premier entraînement?

Non, non, non... il n'y avait pas de place pour l'émotion et puis j'ai quand même un peu d'expérience dans le métier, vous savez. Je suis venu à Reims pour mener à bien la mission qui m'a été confiée. En arrivant, j'ai tout de suite pensé aux difficultés qui m'attendaient. Le challenge est difficile mais il est passionnant.

Ce challenge est-il comparable à ceux que vous avez relevés à l'Espanyol Barcelone et au Betis Séville?

Oui, même si je maîtrisais un peu mieux le foot espagnol du fait de mon passage à Bilbao. À chaque fois, ça s'est relativement bien passé. J'espère que ce sera encore le cas cette fois.La deuxième division, je l'ai connue avec l'AS Cannes. J'ai fait remonter le club en D1. Signer à Reims, c'est un peu comme revenir à mes débuts. La période cannoise fut un grand moment. Ici aussi, c'est une aventure humaine que je suis venu chercher.

Comment vivez-vous l'engouement que suscite votre arrivée?
Je le vis normalement. J'ai beaucoup aimé l'accueil des supporters qui m'ont tout de suite témoigné énormément d'affection. Le Stade de Reims appartient à l'histoire du foot français. Je suis content que l'on parle du club à travers moi.

Dès votre arrivée, vous avez précisé que vous étiez venu pour le challenge sportif et pas pour l'argent...

C'est vrai, je ne fais pas ça pour l'argent. Ce challenge, c'est d'abord celui du coeur. Il y a trois ans, les dirigeants m'avaient déjà sollicité, j'avais été très touché que le président vienne me voir à Paris. La chose n'avait pas pu se faire. Là, j'ai tout de suite été sensible à son discours.

Certaines personnes du milieu n'espèrent-elles pas que vous allez échouer?

Ça, franchement, je m'en fous, c'est même le dernier de mes soucis. Ce que je veux, c'est simplement que les gens qui m'emploient soient contents de mon travail. Ce que peuvent penser ou dire les gens de l'extérieur, je n'y attache pas du tout d'importance, j'ai passé l'âge.

Vous voulez être un homme libre, c'est ça?

Exactement !

Que pensez-vous de Guingamp, votre prochain adversaire?

Je compare Guingamp à Lens, Metz ou Strasbourg. Oruma, Eduardo, Mathis, Deroff ou Bassila, ce ne sont pas des joueurs de Ligue 2! Ils ont beaucoup d'expérience, du foot plein les pieds. C'est juste dommage qu'ils aient eu un départ difficile, sinon ils étaient des candidats pour la montée. Noël Le Graët est un passionné de foot, c'est lui qui a fait que ce club est monté en première division. Après, vous savez, il y a des années plus ou moins bonnes. En Ligue 2, les matchs se gagnent au mental, il faut avoir une force, la volonté de ne rien lâcher. Je sais qu'avec Xavier Gravelaine, Noël Le Graët a l'ambition de reconstruire un groupe capable de remonter en première division. Pour y parvenir, il lui faudra aussi un peu de réussite.

L.R. (29-01-09)

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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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