REIMS - STRASBOURG : 4 - 1
Fontaine 27e, Barbier 34e, Fauré 36e, Kermorgant 49e pour Reims
Zenke 41e pour Strasbourg

Strasbourg boit la tasse à Delaune




Les résumés vidéo de Paolo 92
La grande lessive

Sur une pelouse gorgée d'eau, Strasbourg a bu la tasse face à une équipe rémoise enfin décomplexée. Un véritable naufrage qui redonne espoir aux Stadistes.

Un renouveau à confirmer la semaine prochaine contre Guingamp, un adversaire direct.


Vu de Strasbourg


Juste ridicule - En dix minutes, la lanterne rouge rémoise a anéanti les faibles résistances alsaciennes. En concédant une lourde défaite en Champagne, le Racing tombe au bas d'un podium de L 2 qu'il ne mérite plus d'occuper.
Châteauroux n'est plus seul et le Racing a été ridicule. En déplacement sur le terrain de la lanterne rouge rémoise, qui n'avait battu jusqu'alors que la Berrichonne à Delaune, la bande à Furlan a confirmé comme un mal être.
Elle a été inexistante dans l'entame, absente dans les duels tout du long et finalement fessée comme il se devait au regard de l'envie exprimée et la forme de suffisance affichée. Le Racing s'est peut-être pris pour un cador du championna - guère enjoué à l'idée d'évoluer sur une pelouse douteuse et boueuse -, comme ces clubs pros qui entament leur campagne de Coupe de France sur des terrains amateurs en ce mois de janvier.

Gamiette a pu se prendre pour Cristiano Ronaldo
Au final, il a pris une leçon de foot. Le temps d'un match, Gamiette a pu se prendre pour Cristiano Ronaldo tant il a dominé un Jean-Alain Fanchone en difficulté. Mais ce duel n'a que valeur d'exemple tant le candidat à la montée a été dominé aux quatre coins du terrain par une équipe lancée dans une improbable lutte pour ne pas descendre.
On pourrait toujours arguer d'une démission ponctuelle ou d'un accident hivernal, qui aurait pu prendre des accents plus pathétiques puisque Kermorgant a souligné après coup que Reims « aurait pu mettre un ou deux buts de plus avec de la réussite ». Or la tendance alsacienne est nauséabonde. Le Racing a récolté onze points sur les onze derniers matches.
Et si onze défaites d'affilée ont conduit le club strasbourgeois à cet échelon où les notions de combat et de volonté ont la primauté, l'actuelle cadence entretenue jusqu'en avril assurerait d'une chose : le Racing ne retrouverait pas la L 1 de si tôt.
Les Bleus vont finir par « ne pas y aller », comme disait la marionnette de JPP, à force d'avoir perdu tout ce qui faisait son succès de l'été. Sa peur de couler, qui l'amenait à se transcender, s'est visiblement envolée.
Son obsessionnelle solidarité, qui l'a conduit lors des beaux jours à renverser quelques situations compliquées, a disparu. « On était peut-être à 120 ou 130 % au début, suggère Jean-Marc Furlan. Là, on s'est comporté comme des gamins. On a été trop naïf. Quand les cadres manquent, on est une équipe de milieu de tableau. » La sanction du soir apparaît comme un minimum : le Racing n'est plus sur le podium.


"Ne nous faites pas pitié." Franchement, c'est raté
Et, devant Cassard, chaque course de Fauré, chaque passe de Kermorgant ou chaque appel de Gragnic ont inspiré des torrents d'angoisse sur des échines alsaciennes en perdition.
Le Racing a rendu cette affreuse copie avec quelques excuses en magasin. Mais les seuls renforts de Pelé et de Marcos, ces temps-ci à l'infirmerie, comme d'un ou deux hommes venus d'ailleurs, ne sauraient redonner un semblant de cohérence à une équipe qui n'en a eu que le statut théorique hier.
« Ne nous faites pitié », demandait la banderole déployée par les UB90, dont trois inconscients torse nu. Franchement, pour hier soir, c'est raté. Le Racing a fait pitié.

FN


Blague de camionneur ?
Jean-Pierre Caillot interdit trois banderoles
:
"M. Jonquet ta tribune te rend hommage"
"Trop de pognon tue la passion"
"3 Ultrem à Ajaccio, 0 joueur pour les saluer
"

Ndlr :
Tas raison Jean-Pierre, ça ne rime même pas...
Et c'est qui ce Jonquet ? Encore un repreneur ?


L'essentiel en direct


Le 9 janvier, le froid avait condamné la rencontre. Cette fois, elle a failli être noyée par les fortes pluies qui se sont abattues sur la Champagne. Mais, la pelouse a été récurée, essorée, asséchée. Enfin, tant que faire se peut... Et la rencontre aura donc bien lieu.


4e -
La première frappe est signée Gragnic qui contraint Cassard a boxer la balle. La défense strasbourgeoise a visiblement été gênée par la pelouse gorgée d'eau, à la limite du praticable.
Voilà qui va permettre de niveler les valeurs et, au petit jeu de la pataugeoire, les joueurs rémois semblent visiblement beaucoup plus à l'aise que leurs homologues alsaciens.

5e - Nouvelle occasion rémoise, sur corner cette fois. La tête du jeune Fontaine frôle le montant droit de Cassard.
8e- Les Stadistes dominent largement le début de cette rencontre qu'ils jouent comme un match de Coupe, ni plus ni moins. Les Alsaciens ne parviennent toujours pas à franchir la ligne médiane.

Evidemment, on ne peut pas dire que les gestes techniques bluffent le public (10.000 personnes environ). Les Rémois s'agitent beaucoup et tentent souvent leur chance, mais la précision n'est pas encore u rendez-vous.
15e - Première incursion et premier corner strasbourgeois... qui ne donne rien
.
20e - Les Rémois monopolisent toujours le ballon. Plus exactement, les Strasbourgeois ne parviennent pas à le conserver... L'eau stagnante déroute les Alsaciens. Beaucoup moins les Stadistes qui ont l'habitude de jouer avec des bottes aux pieds. C'est sans doute ce qui explique leur classement actuel...
22e - Ce soir, le chien de garde de Cédric Fauré s'appelle Pierre Ducrocq. Jusqu'à présent, il parvient à museler l'attaquant rémois, pourtant très remuant.
23e - Tacalfred, auteur de deux tacles pour le moins appuyés depuis le début de la rencontre, hérite d'un carton jaune. Il va devoir se méfier et alléger son jeu défensif.


27e - 1-0 Fontaine - But de Reims ! Fontaine coupe un corner de Kermorgant au premier poteau et marque de la tête. Le jeune espoir rémois, 22 ans, exulte. Luis Fernandez tombe la veste, Jean-Pierre Caillot fouille dans sa poche et en extrait un papier chiffonné (et jauni par le temps...) sur lequel sont griffonnés les quelques mots à prononcer en cas de victoire.
34e - 2-0 Barbier - Deuxième but de Reims ! Barbier est à la réception d'un coup-franc de kermorgant qu'il expédie du pied dans le but. Un classique ! Cassard a bien tenté de sortir le ballon, mais celui-ci était déjà rentré. L'arbitre accorde le but.
37e - 3- 0 Fauré - Et de trois pour Reims ! Fauré reprend une balle au point de penalty à la suite d'un corner. Les Alsaciens ont sombré en quelques minutes.

La chance a tourné. Désormais, les coups de pied arrêtés profitent au Stade de Reims. Auparavant, on sait ce qu'il en était...

40e -
Les quelques supporters alsaciens présents font mine de quitter le stade... avant de se raviser, car Zenke vient de réduire le score.

41e 3-1 Zenke - Zenke, du haut de ses 20 ans, redonne espoir aux Alsaciens. Parti seul vers le but, il s'offre un face à face avec Liébus qu'il feinte avant d'expédier le ballon au fond des filets.

La mi-temps arrive à temps car les Alsaciens, amorphes depuis le début du match, semblaient avoir (re)trouvé le bouton du turbo.


SECONDE PÉRIODE
46e - Jean-marc Furlan muscle son milieu de terrain. Shereni fait son grand retour dans l'équipe alsacienne après de longues semaines d'indisponibilité. Il remplace Bah, inexistant depuis le début de la rencontre.

 



49e - 4-1 Kermorgant -
Quatrième but de Reims et Szelesik, qui est resté scotché dans sa surface, n'y est pas pour rien. Il a laissé Kermorgant libre de tout mouvement. Il lui a suffi de sauter pour prendre le ballon de la tête et.... marquer.

60e - Les Alsaciens semblent avoir abdiqué... Leur milieu de terrain prend l'eau au propre comme au figuré car certaines zones sont gorgées d'eau.

63e - Coup franc rémois excentré côté droit. Fanchone se troue mais Lacour parvient à dégager la balle loin devant. Notre Dream team des coups de pied arrêtés a failli réussir le carton plein.
65e - 3 buts d'avance et 25 minutes à jouer... Evidemment, Luis Fernandez a donné pour consigne de verrouiller. Les Rémois reculent donc un peu, mais les Strasbourgeois sont incapables de créer le moindre décalage une fois entré dans le camp stadiste. La messe est dite, comme diraient certains.
69e - Premier changement côté rémois. Kermorgant, auteur d'un très bon match (mais, qui n'a pas fait un bon match ce soir ?) sort pour être remplacé par Mandanne.
70e -
Les Strasbourgeois sont tellement à la rue que Reims aurait pu inscrire un cinquième but sans un arrêt quasi miraculeux de Cassard deavnt Fauré.
71e - Faute alsacienne à la limite de la surface. Nouveau coup-franc très dangereux pour Reims. Mal négocié, cette fois.

74e - Tiens, une percée alsacienne ! Mais Kébé rate complètement son duel face à Liébus. Le ballon va mourir loin de la cage rémoise.
80e - Le public fait la ola... Hola ! Ca fait un bail que ce n'était pas arrivé.
82e - Luis Fernandez fait tourner. Moimbé remplace Gragnic.
88e - Fauré sort, histoire de recevoir une petite ovation. Touré terminera la rencontre.
90e + 2 - C'est terminé. Et sur une bonne nouvelle cette fois : Reims relève la tête. La L1 n'est plus très loin finalement...
>>> Voir la feuille de match

 

 
 

 

REIMS - STRASBOURG

Fernandez en session de rattrapage




Reims-Strasbourg : 7 novembre 2006

Au bon temps des 2 F

Un montage de Paolo-92


 23 avril 2007
 7 nov. 2006
 

On savait les deux premières rencontres capitales. La première carte ayant été grillée, c'est déjà un match à quitte-ou-double qui attend Luis Fernandez.
Ce jeudi, le néo coach rémois s'offre une session de rattrapage face à Strasbourg, heureusement un peu diminué par l'absence de ses "costauds" : Shereni, Pelé et Marcos. Des trois, seul le milieu de terrain zimbabwéen Harlington Shereni, longtemps contrarié par une cuisse gauche douloureuse, pourrait signer sa rentrée.
Jean-Marc Furlan admet que son équipe est actuellement en souffrance d'un point de vue athlétique et qu'elle n'a d'autre choix que de "faire le dos rond" jusqu'à ce que son effectif soit reconstitué. "Il faut que l'on monte en puissance de manière progressive, en y allant crescendo", ajoute-t-il.
Ca tombe plutôt bien car les Rémois, on l'a vu contra Ajaccio, sont plus affûtés physiquement. Evidemment, courir comme des dératés n'a jamais été une assurance de gain de match... mais ça peut y contribuer.



Kébé de bas en haut
22-01-08 - La dernière recrue strasbourgeoise devrait connaître sa première titularisation lors du déplacement du Racing à Reims. Plongé dans de nouvelles réalités à la suite de son transfert de Nîmes à Strasbourg, Boubacar Kébé espère être le détonateur de l'attaque strasbourgeoise.

Avec sa boucle d'oreille dans le nez, son changement de crèmerie, qui lui a permis de passer des bas fonds de la L 2 aux candidats à la montée, son n°10 dans le dos, et son statut de joker susceptible d'inspirer une attaque qui toussote - deux buts sur les quatre derniers matches de L 2 -, Boubakar Kébé pourrait volontiers s'inscrire dans une tendance bling-bling sous le ciel d'Alsace. Mais loin de tirer la couverture à lui, de ruer dans les brancards et de réclamer une place plus avantageuse dans la hiérarchie, le Burkinabé a choisi de jouer la carte de l'humilité.
Plutôt que de s'illustrer par le biais de crampons argentés, le transfuge de Nîmes, débarqué quelques jours avant Noël, se contente avec lucidité d'apprécier son bonheur. « Je me retrouve avec des gars super-bien dans le vestiaire, ne manque-t-il pas de souligner. Mon objectif n'est pas nécessairement de jouer mais de gagner. Pour l'instant, j'essaie de bousculer la hiérarchie, au quotidien, à l'entraînement. »
Visiblement, il n'est pas loin d'y avoir réussi. Aurait-il marqué des points à la faveur de ses deux apparitions ? « Je n'en sais rien. Je veux que l'on remporte les trois points ».

Toujours est-il qu'à la faveur de deux entrées en jeu, notamment celle qui a immédiatement suivi son arrivée, face à Boulogne, Boubacar Kébé a donné un aperçu de ses qualités. A tel point qu'au stade Auguste Delaune, jeudi, il devrait être sur le pré d'entrée. « Il y a effectivement des chances qu'il débute, explique Jean-Marc Furlan. Contre Boulogne, dans une équipe dynamique, c'était intéressant, contre Dijon, dans une équipe qui manquait de force physique, c'était correct. »


« Un problème par rapport au harcèlement défensif »

A chaque fois, ce n'est pas nécessairement dans des conditions idéales qu'est intervenue son entrée. Maillon essentiel du Nîmes Olympique en galère en L 2, placé au soutien de Malm et de Kroupi dans l'équipe gardoise, Kébé doit s'adapter à un nouveau contexte dans un rôle qu'il s'agit de préciser. « A mes yeux, c'est un attaquant, considère son entraîneur. Mais je pense à lui comme à Kévin (ndlr : Gameiro, transféré à Lorient l'été dernier) ou Simon (ndlr : Zenke). Lui a un problème par rapport au harcèlement défensif, or il doit savoir jouer à de nombreux postes pour pouvoir faire carrière. Attaquant, tu es soumis à une sacrée concurrence. »
Cela ne semble pas contrarier ce Burkinabé enjoué. Il fait amende honorable quant à ses lacunes défensives, mais, en dépit de son surnom, « Bouba », qui rappelle le gentil ourson d'un dessin animé, est prêt à jouer les caméléons.
« Je dictais le rythme à Nîmes, dans un rôle de n°10, tandis que je suis à Strasbourg pour me fondre dans une équipe qui a obtenu des résultats avec une stratégie en place, constate l'intéressé. Face à Boulogne, je me suis retrouvé à courir un peu partout. S'il faut rendre service, cela ne me pose pas de problème. S'il faut être sur le côté, cela ne me dérange pas non plus, par rapport à Nîmes, où les ballons n'arrivaient pas. Mais c'est vrai que je me sens bien axial » A Reims, c'est sur un plus long terme qu'il sera jugé, dans son élément. Dans un Racing en quête de recrue offensive, Kébé a l'occasion de prouver qu'il est la solution.

FN

 

 
 

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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