REIMS - TROYES : 0 - 0     La bouteille à l'encre

CHÂTEAUROUX - REIMS - BREST - TROYES - NÎMES
La bouteille à l'encre


La très bonne opération de cette 34e journée n'est pas venue de Delaune, mais de Boulogne - où Ajaccio s'est imposé - et de Châteauroux qui a soigné son goal-average contre Brest (5-1). Du coup, les Berrichons repassent devant les Rémois, tandis que les Bretons glissent dans la zone de relégation. Bien malin qui pourrait prédire le nom des trois condamnés de la fin de saison...


Analyse de style


Alors que la formation de Luis Fernandez aura axé sa priorité tout au long de la rencontre sur le défi physique et athlétique, on s'orienta davantage du côté aubois vers la nécessité de devoir maîtriser collectivement le ballon.

De sorte, qu'aux longues balles profondes transmises par l'arrière-garde stadiste en direction des Fauré ou encore Kermorgant, l'Estac chercha tout au long de la rencontre à répondre par un jeu de passes plus élaboré.
On eut aussi la preuve que la notion de système de jeu utilisé ne pouvait être considérée comme une fin en soi. Ainsi, alors que Reims évolue selon le "feeling" de son entraîneur, naviguant d'un 4-2-3-1 à un 4-4-2 pour terminer en 3-4-3, sans trouver une réelle cohérence dans son expression collective, l'Estac resta, elle, constante dans son projet de départ.
(L'Est Eclair)


L'essentiel en direct


Ni Troyes, ni Reims n'ont le choix ce soir. La gagne est obligatoire. Pour l'occasion, Claude Robin, propulsé sur le banc troyen en catastrophe, a aligné un 4-4-2 classique. En revanche, Luis Fernandez a opté pour une équipe résolument offensive sous la forme d'un 4-2-3-1, Fauré évoluant en pointe juste devant Kermorgant, légèrement excentré côté gauche.


10e -
Dans ce type de rencontre, l'entame de match est capitale. Les Rémois pressent haut en ce début de rencontre, ratissant la plupart des ballons en milieu de terrain.
A la suite d'une faute sur Giraudon aux 30 mètres, Kermorgant (6e) s'est offert son premier coup-franc aux 30 mètres, semant le doute dans la surface auboise avant que Beaudry ne parvienne à dégager en corner.

13e - Première tentative auboise. Après un long ballon de Marester vers Kébé, l'attaquant troyen remise vers Guidileye qui place une demi-volée qui n'attrape pas le cadre.
16e - Réponse du berger à la bergère, les Rémois s'offent leur premier tir cadré par Fortes.

20e - Les Troyens montent en puissance depuis quelques minutes.
Lesoimier (18e), à la suite d'une percée côté droit, est stoppé juste à temps par Barbier. Dans la minute qui suit, Guidileye place une frappe aussi inattendue que puissante qui frôle le poteau d'Agassa, visiblement battu.

30e - Pour le moment, les Rémois ne parviennent pas à se montrer dangereux aux abords de la surface troyenne. Régulièrement, ils vont s'empaler sur la charnière centrale auboise, sans parvenir à déclencher de tirs.
31e - Reims marque, mais le but est refusé pour hors-jeu de Fauré et Gragnic. Rien à redire...
35e - Kermorgant a déjà bénéficié de trois ou quatre coups-francs aux 25-30 mètres, mais les Rémois ne sont jamais parvenus à se montrer dangereux sur ces coups de pied arrêtés. Visiblement, les Troyens ont bien étudié leur sujet.
40e - Le match s'est refermé sur le milieu de terrain depuis la demi-heure de jeu. Et les cartouches se font rares...
45e - Corner. Gragnic dévisse son tir et, du coup, lobe toute la défense. Barbier, excentré, récupère le ballon et expédie une frappe... sur le poteau de Merville !
Quelques secondes auparavant, lesTroyens s'étaient, eux aussi, offerts une occasion sérieuse par Titi Buengo.

DEUXIEME PERIODE
47e - Deux minutes de jeu en seconde période et déjà deux frappes. Celle, cadrée, de Fauré pour les Rémois et celle, non cadrée, de Kebe pour les Troyens.
60e - Plus encore que les Rémois, les Troyens ont besoin de gagner cette rencontre à tout prix. Ils tentent de mettre (timidement) la pression, mais le jeu reste plutôt cantonné en milieu de terrain.
Rien de très percutant à se mettre sous les yeux.
Seules animations, un tir cadré de Gragnic (59e) et un carton jaune attribué à Kebe (57e) pour l'ensemble de son oeuvre dans le cadre du duel qui l'oppose à Gamiette.
61e - Centre en retrait de Marester pour Troyes. Lesoimier est trop court., mais le ballon parvient à Sissoko dont la frappe est détournée en corner.
62e - Petit coup de coaching à Troyes. Yahia Kebe cède sa place à Mounir Obbadi, longtemps absent des terrains.
65e - Troyes joue gentiment à la poussette et Reims tente de le piéger en contre. Tout cela n'est pas très enthousiasmant. D'autant que les maladresses techniques sont légion.

68e - Luis Fernandez veut sans doute faire plaisir aux fans récemment révélés : Odair Fortes cède sa place à Salim Arrache. Mais le côté gauche de l'attaque rémoise reste sinistré.
75e - Fauré déborde et sert Arrache, dont on sait qu'il court vite. Trop vite d'ailleurs. Le ballon passe dans son dos.
78e - Beauvue remplace Lesoimier à Troyes. Robin a des velléités offensives... non révélées. Est-ce son coming out ?
81e - En vertu du système des vases communicants, Cédric Fauré retourne sur le banc. Demba Touré le remplace sur la pelouse. Luis Fernandez semble se contenrter d'un nul.
Il faut dire que les Rémois auront encore deux matches à jouer à domicile... dont un contre Angers qui n'a plus rien à perdre, ni à gagner.
90 + 3 - C'est fini. Ce soir, les Rémois n'étaient pas assez saignants et trop peu inspirés pour espérer mieux qu'un partage des points.
Prochaine étape : Lens, le lundi 11 mai. En direct sur Eurosport.

>>> Voir la feuille de match

BOULOGNE-AJACCIO : 0-1

CHATEAUROUX-BREST : 5-1
METZ-NIMES : 0-0



 
 

 
REIMS - TROYES

La guerre des Trois


En dix ans, seulement trois équipes, relégables au soir de la 33e journée, s'en sont sorties...
Une étude montre que sur les trente équipes concernées, vingt-sept ont été reléguées sportivement à la fin de la saison. Deux (Valence et Clermont), classées dix-huitièmes, ont été repêchées. Trois seulement se sont sauvées : Gueugnon en 2003-2004, Créteil en 2004-2005 et, enfin, plus près de nous Montpellier en 2006-2007. Un sauvetage entamé à quatre journées de la fin de la compétition, Courbis remplaçant Domergue au pied levé.
L'analyse des tableaux confirme que 42 points sont (logiquement) suffisants pour se tirer d'affaire. Aucune équipe avec ce nombre de points n'est descendue ces dix dernières saisons...
Avec 33 points, Nîmes est la lanterne rouge la plus efficace de la décennie (moyenne d'un point par match). Constat d'autant plus criant que ces dernières années Sète (20 pts), Tours (22 pts) et Gueugnon (20 pts) étaient vraiment décrochés. Aujourd'hui, aucune équipe n'est condamnée à cinq journées du terme de la compétition, ce qui est un cas de figure rarissime.

LE CALENDRIER, JUGE DE PAIX
Indéniablement, c'est le calendrier des cinq ou six équipes concernées (selon que l'on y ajoute ou pas Ajaccio) qui va faire la différence. Châteauroux et Reims seront les seuls à recevoir à trois reprises tandis qu'Ajaccio, Troyes, Clermont et Brest n'auront que deux matches à livrer à la maison
Châteauroux, qui compte un match de retard (à disputer mardi à Vannes), pourrait jouer le rôle d'arbitre en affrontant Brest, Nîmes, Clermont et Ajaccio, des concurrents directs dans la course au maintien.
Le calendrier le plus difficile échoit au Stade de Reims qui accueillera Tours et se rendra à Lens et Strasbourg, autant de candidats potentiels pour la Ligue 1.

Troyes se la joue à huis-clos


Le club troyen a fermé les portes du centre d'entraînement jusqu'au match de vendredi pour tenter une opération commando...
"Je ne vais rien révolutionner, il n'y aura pas de changement particulier", disait Claude Robin lundi lors de son intronisation. Mais, les premiers effets de sa prise de fonction n'ont pas tardé à se faire connaître. Le club a décrété un huis clos total jusqu'au match de vendredi à Reims.


BATELLI
ÉVINCÉ

La décision a été prise le matin même. Une centaine de spectateurs était venue assister à l'entraînement. Mais celui-ci avait été reporté à l'après-midi. Puis on a appris que l'enceinte du stade de l'Aube serait fermée à toute personne n'étant pas membre de l'Estac. Les joueurs se sont en outre entraînés sur la pelouse d'honneur restant donc invisibles. Ce huis clos se poursuivra aujourd'hui et demain.
"C'est une décision qui vient du staff technique et des joueurs", explique-t-on au club. Plutôt qu'un stage à l'extérieur du département, ils ont souhaité rester à Troyes mais en créant une bulle autour de l'équipe afin de préparer l'équipe au grand rendez-vous de vendredi.
C'est la première fois dans sa longue histoire que le club "offre" un huis clos à ses supporters. Cette décision dit bien la situation de crise et l'importance cruciale du derby.
Claude Robin a été nommé pour les cinq derniers matches de la saison mais sait pertinemment qu'il ne doit pas rater le premier, sous peine de voir le maintien s'éloigner définitivement.

>>> Claude Robin : "Le match de l'année"

>>> Luis Fernandez : "Notre problème, c'est d'abord nous"

>>> Le match aller


 
 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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