REIMS - MONTPELLIER : 0 - 4

Gragnic 11e csc
Costa 52e, Bocaly 62e, Camara77e

C'est la loose...



C'est le début de saison le plus calamiteux depuis que Jean-Pierre Caillot a fait main basse sur le Stade de Reims. Si Guingamp n'affichait pas un niveau de jeu plus faible encore, le club serait scotché sous la ligne rouge de la relégation. Une position tristement évidente au regard des mouvements d'intersaison, mais à mille lieues du tombereau de promesses déversé par celui qui est pourtant un président à fort pouvoir d'achat.


A
ujourd'hui, plutôt que d'assumer certains errements, il accuse les seuls joueurs, lançant que "certains jeunes joueurs se prennent pour d'autres". On ne sait pas trop ce que cette formule bethenyate signifie réellement en français, mais ce ne doit pas être un compliment.
Quoi qu'il en soit, à défaut d'être susceptible de remobiliser l'équipe, cette petite phrase imagée illustre à merveille la cacophonie qui règne sur la pelouse. Si les joueurs se prennent pour d'autres, pas étonnant qu'ils finissent par inscrire des têtes smashées contre leur camp...
Bref, après cette nouvelle tôle de Tholot, c'est vraiment la loose !




Le résumé vidéo décalé de Paolo 92
"Président ! Président ! Président !"

Tholot - Caillot : la réalité dépasse l'affliction

Montpellier sabre le champagne - Une équipe censée jouer la montée en Ligue 1 ne peut se satisfaire de demi-mesures. Quatre points en trois matches, deux buts marqués, il n'en fallait pas davantage pour remettre sur le tapis le problème récurrent de l'inefficacité offensive.
Les regards étaient donc tournés sur la paire Camara-Montano supposée être la seule responsable d'un début de saison maussade. Sans Delaye et Lacombe, relégués sur le banc des remplaçants, l'objectif de reconquête paraissait toutefois aléatoire.
Les faits ont finalement renvoyé les théoriciens à leurs chères études. Montpellier a peut-être décroché un succès référence au stade Auguste-Delaune. Celui qui pourrait lui permettre de lancer les débats et de regarder vers le haut du classement.
Il faut certes relativiser la portée de cette large victoire, la première de la saison à l'extérieur. Car les Rémois offrirent fréquemment le bâton pour se faire battre.
Il aura donc suffi d'un mauvais réflexe de Gragnic pour que Montpellier s'installe aux commandes de la rencontre et ne lâche plus le morceau. Ce but confirma la fragilité des Rémois et les obligea à interpréter un rôle pour lequel ils ne sont manifestement pas taillés.
Sans faire des étincelles, mais en saisissant chaque opportunité de contre, l'équipe de Rolland Courbis afficha un tempérament frondeur. Même si les Montpelliérains n'ont pas tiré profit des opportunités qui se présentèrent au cours de la première mi-temps.
Seul le mauvais réflexe de Gragnic avait fait pencher le plateau de la balance du bon côté avant que le déluge ne s'abatte sur Reims. Dans l'état actuel des "finances" héraultaises, ce but constituait un véritable trésor de guerre.
Mais les deux grosses satisfactions de ce match en trompe-l'oeil furent Marveau et Costa. Le premier témoigna d'une santé impressionnante et le second fit preuve, une fois de plus, de l'étendue de son bagage technique et de son intelligence.
Les deux recrues héraultaises, ainsi que Deruda, furent les poutres maîtresses de l'édifice. Dommage que Montano et Camara n'aient pas toujours su tirer profit des espaces.


La deuxième période fit taire les mauvaises langues et donna un tout autre relief à une rencontre qui en manqua singulièrement pendant une grosse demi-heure. Totalement maîtres du jeu, les Languedociens infligèrent un véritable camouflet à une équipe champenoise à l'agonie, incapable de prendre son destin en mains. Montpellier flaira la bonne affaire. Notamment Costa dont le deuxième but, plein de sang froid, marqua la fin des illusions pour un Reims fébrile et désorienté.
La suite fut un jeu d'enfant. Libérés du carcan du résultat, les Montpelliérains décidèrent d'en rajouter plusieurs couches. La chance qui accompagna Bocaly dans sa frappe n'enleva rien aux mérites des hommes de Courbis qui achevèrent leur parcours en roue libre.
Le quatrième but signé Camara confirma leur implacable supériorité. Un récital qui demande néanmoins confirmation.
Jacques FRENE


L
'essentiel - L
e Stade de Reims accueillait le Montpellier HSC pour un duel entre deux équipes au début de saison en demi-teinte. Sur un corner montpelliérain, Gragnic, malheureux, catapultait le ballon dans ses propres filets (0-1, 14e). Radic sauvait le break sur un magnifique coup-franc du MHSC tiré par Saihi (22e) puis une tentative de la tête de Carotti (42e).

Costa réalisait le break en inscrivant le second but montpellierain après une âpre bataille pour la possession du ballon (0-2, 55e). Bocaly récupérait un ballon aux 20 mètres adverses et prenait le gardien rémois à contre-pied (0-3, 63e). Face à une défense rémoise aux abois, Camara enfonçait le clou (0-4, 77e).
>>> Voir la feuille de match


"La L1, on ne l'aura jamais. Jamais on ne l'aura", "Caillot démission", etc.... Campé devant le restaurant VIP, un imposant groupe de supporters a donné de la voix après le match. De quoi avaler les bulles de travers... Petit bémol au programme : Olivier Létang fait maintenant partie du lot de ceux à qui le petit peuple rouge & blanc demande des comptes pour avoir bradé l'image emblématique du club.






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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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