REIMS - METZ : 1 - 1
Agouazi 45e
Fauré 85e

La Metz n'est pas dite...
 
>> L'impatience a ses limites (L'union)



Reims, toujours très performant contre les grosses cylindrées, aurait clairement mérité de gagner aux points contre le FC Metz. Il n'engrange malheureusement qu'une seule unité, à l'issue d'un match qu'il a dominé de la tête et des épaules en seconde période.
Après cette journée, le Stade reste toujours à 5 longueurs du premier non relégable, mais la messe n'est pas dite pour autant. Vendredi prochain il se voit offrir un nouveau joker à domicile, en accueillant à Delaune des Bastiais qui ne sont pas au mieux. Ils ont été défaits sévèrement (1-3) sur leur pelouse par... Boulogne-sur-Mer, dernière victime en date du groupe de Luis Fernandez. Cette fois, Reims partira largement favori.


Vu de Metz


La sale semaine de Metz - Les gesticulations de Luis Fernandez… L’entraîneur rémois a longtemps assuré l’essentiel de l’animation sur le terrain sablonneux offert, hier soir, à deux adversaires aux préoccupations radicalement opposées. Si Reims, relégable en puissance, jouait une partie de son avenir, le FC Metz, deuxième au classement, se devait surtout de se remettre en marche après le coup d’arrêt du début de semaine. Lundi, le leader lensois était, en effet, venu interrompre une série de cinq matches proche de la perfection, au niveau comptable tout au moins (quatre victoires, un nul)…
Yvon Pouliquen attendait donc une réaction, et avait pour cela confié le chantier à une formation méconnaissable par rapport à sa devancière : pas moins de six changements avaient, en effet, été opérés par l’entraîneur messin. Le résultat s’est dans un premier temps matérialisé par un jeu décousu et improductif.
Heureusement pour lui, face à un adversaire rémois frileux et pas vraiment plus inspiré que lui, Metz a eu le temps de se trouver. Sous l’impulsion du remuant Nicolas Farina, notamment, il a signé les principales occasions d’une première période insipide, que tout destinait à s’achever sans le moindre but. Tout, sauf la confondante naïveté rémoise : sur un coup franc excentré frappé par Cédric Barbosa, Thiam, à la lutte avec Jeff Strasser, tamponnait son propre gardien, Johan Liébus. L’ancien Messin au sol, ses coéquipiers s’arrêtaient brusquement de jouer, ce dont profitait Laurent Agouazi, à l’affût, pour pousser le ballon au fond des filets (45e).
Opportuniste à souhait, la deuxième réalisation du milieu messin provoquait l’ire de Luis Fernandez et de ses joueurs, mais l’arbitre validait logiquement le but messin.
Fauré signe la sanction
Ce que Reims percevait comme une injustice eut le mérite d’apporter de la franchise aux débats. La seconde période fut, en effet, nettement plus animée. Porté par son public du stade Auguste-Delaune, Reims ne ménageait pas ses efforts pour revenir dans la partie, ce qu’il aurait réussi si Guillaume Rippert n’avait pas renvoyé un ballon repris de la tête par Kermorgant sur sa ligne (67e) et si la barre de Germano Vailati ne s’était pas trouvée sur le chemin de la tête signée Fauré (80e)…
Les avertissements étaient nombreux, trop pour des Messins qui reculaient depuis longtemps sous la pression locale. Fauré s’y repris alors une deuxième fois pour remettre les compteurs à zéro : l’attaquant rémois profitait d’une maladresse de Vivian pour chiper le ballon et s’en aller tromper le gardien messin de l’intérieur du pied (84e). 1-1, score final.
Beau joueur battu à la loyale, lundi par Lens, Metz n’a sans doute pas été aussi entreprenant cinq jours plus tard. Mais il n’a surtout pas été assez résistant, hier, pour supporter la pression des vagues rémoises.
Le point du nul ramené de la Marne n’a pas d’effet catastrophique - Metz reste deuxième du championnat - mais il confirme ce que chacun se plait à rappeler du côté de Saint-Symphorien : la saison sera longue… Hier soir, le dix-neuvième de Ligue 2 est venu le rappeler au dauphin du championnat. Charge à lui de se souvenir de la leçon de cette dernière semaine de février. Demain, le mois de mars débarque.
C.B.


L'essentiel en direct


Luis Fernandez avait supervisé avec attention le Metz-Lens (1-2) de lundi dernier. Mais, ce sera peine perdue car Yvon Poulinquen a complètement chamboulé son équipe, en introduisant... six changements. Seule la défense reste la même.
Côté rémois, on jouera la prudence face à des Lorrains qui ont déjà inscrit 14 buts depuis la reprise. Cinq défenseurs seront donc alignés d'entrée.


P R E S S E


L'indispensable Fauré
03-03-09
Lire



Salim Arrache entendu après
des coups portés
à son voisin
Lire


27-02-08 -
Selon La Provence, Salim Arrache aurait été placé quelques heures en garde à vue vendredi après-midi dans les locaux de l'Hôtel de police de Marseille.
Il serait accusé d'avoir frappé l'un des ses voisins le 9 février dernier lors d'une dispute ayant eu pour objet une simple place de stationnement.
L’entourage du joueur dément cependant cette information et livre sa version des faits.
"
Nous tenons à rectifier certaines informations inexactes publiées par La Provence. Tout d'abord, le terme « garde à vue » est totalement faux, puisque Salim s'est rendu de son plein gré à l'hôtel de Police de Marseille, et a été entendu pendant moins d'une demi-heure.
Le 9 février dernier, un de ses voisins s'en est pris à lui en le bousculant, en bas de chez lui. Des suites de ce geste, Salim décida de porter plainte contre cette personne. En aucun cas, Salim Arrache ne s'en est pris à lui physiquement, comme peut l'insinuer la Provence. Pour preuve, l'affaire a été classée."


La Provence ne modifie pas un seul mot de sa version. Il faut dire que
le joueur "rémois" n'en est pas à son coup d'essai.
Lire

Le Comité national
valide la victoire
de Brest
26-02-08 -
Le CNOSF a donné un avis favorable à Brest. Il invite la Fédération à se ranger derrière la première décision (prise par la commission des Lois du jeu de la FFF) et à valider la victoire de Brest à Reims (0-1). Il invite aussi la FFF à clarifier le réglement afin qu'un tel cas ne puisse plus se produire.
L'affaire n'est pas terminée pour autant : la balle est désormais dans le camp de la FFF, qui a un mois pour contester l'avis du CNOSF. Si la FFF décide de se ranger derrière l'avis du CNOSF, Reims devrait ensuite porter l'affaire devant le Tribunal administratif.


15e - Le début de rencontre est assez équilibré. Reims se méfie et Metz, qui se souvient de sa déconvenue lensoise, n'ose pas trop se découvrir.
Il n'y a pas eu d'occasions franches (aucun tir cadré), mais les Lorrains ont cependant déjà tiré deux fois au but par Guillaume Rippert (7e) puis l'inévitable Papiss Cissé (10e) et se sont offerts les deux premiers corners du match.
Les Rémois s'enhardissent cependant au fil des minutes. La preuve sur une reprise de Cédric Fauré à l'entrée de la surface, juste au quart d'heure de jeu.
18e - Coup-franc à proximité de la surface rémoise. Passe de Barbosa pour Johansen, seul et idéalement placé, qui... se déchire.

20e - Après un premier quart un peu trop grenat, les Rouge & Blanc font maintenant jeu égal avec les Lorrains en milieu de terrain. Du coup, les Messins - qui ne monopolisent plus le ballon - ont tendance à reculer.
22e - Percée messine. Cheikh Gueye, côté droit, lance Bessat qui s'effondre dans le surface. Carton jaune pour simulation.
24e - Johannsen se débarrasse de Fontaine, mais il est séché par Sankharé. Sur le coup-franc, un vent de panique traverse la surface rémoise.

28e - Raid de Sankharé qui traverse toute la défense lorraine et, après une quinzaine de mètres de course, pénètre dans la surface de réparation et allume Vailatti. Le gardien messin parvient à repousser le ballon. Aucun Rémois n'avait suivi...
32e - Les Messins jouent maintenant en contre. Une percée côté gauche est ponctuée par un frappe de Pascal Johansen qui tire sur Liébus. Plus de peur que de mal.
34e - Grossière erreur de Rippert qui rate son contrôle et délivre une offrande à Gragnic. Le milieu rémois transmet à Fauré, embusqué à l'entrée de la surface. Parade miraculeuse de Vailati... qui a dû brûler un cierge avant la rencontre.
37e - L'omnibus Martinez ne supporte pas les TGV. Il tacle sévèrement Papiss Cissé sur la cheville droite et écope d'un carton jaune. Gare à la suite, car Bessat, lui aussi, donne le tournis à l'Urugayen.

45e - 0-1 - Agouazi - Coup-franc de Barbosa aux 35 mètres, après une charge de Fontaine sur Farina. Bousculade dans la surface. Thiam (un Rémois donc !) heurte Liébus qui reste au sol. Les Rémois sont figés, alors que l'arbitre n'a pas sifflé pour arrêter le jeu. Laurent Agouazi récupère le ballon et l'expédie au fond des filets désertés par le gardien rémois, blessé.
Agouazi n'a fait aucun cadeau à son ancien coéquipier. Ils sont comme ça les footballeurs...


Bronca du public... mais, même si le fair-play n'était pas au rendez-vous, le règlement a cependant été scrupuleusement respecté.

La pression sera sur l'arbitre en seconde période.
Mi-temps. Des bouteilles en plastique pleuvent sur la pelouse. Luis Fernandez, très en colère, raccompagne les arbitres à grand renfort de gestes spectaculaires. C'est la nuit des César...

Jusqu'à ce véritable coup du sort de la 45è, qui est souvent le lot des équipes mal classées, les Rémois avaient plutôt bien tenu le choc face à l'armada messine, s'offrant même les deux meilleures occasions.
Fernandez va très certainement sonner la révolte en seconde période. Mais attention ! Metz à du joli monde sur le banc... à commencer par le fulgurant Victor Mendy, complice attitré de Papiss Cissé.
Le public revanchard aidant, voilà qui promet une fin de partie agitée.

SECONDE PÉRIODE

46e - Précisément, Yvon Pouliquen cherche à tuer le match. Il lance dans le bain le fameux Victor Mendy... avec la mission de pénétrer les espaces. Reims sera en effet contraint de se découvrir s'il veut revenir au score.
52e - Très énervé, à l'image de ses coéquipiers que Luis Fernandez n'a pas contribué à apaiser pendant la pause, Gamiette reçoit un carton jaune... Il y a beaucoup de stress sur la pelouse, et cela ne facilite pas la fluidité du jeu champenois. Les mésententes sont légion sur les phases offensives.
60e - Frappe de Fauré à l'entrée de la surface. Vailatti écarte le ballon de la main droite. Il revient sur Kermorgant qui rate complètement sa frappe. Ca chauffe sur le but des Messins qui ont commis l'erreur d'attendre les Rémois dans leur camp.
64e - Coup-franc aux 20 mètres, plein axe, à la suite d'un main de Jeff Strasser. Kermorgant est la frappe et... Vailatti à la parade. Sur le corner qui suit, le gardien suisse de Metz sauve sur sa ligne, des deux poings.
66e - Corner rémois ponctué par une tête de Fauré sauvée sur la ligne par Guillaume Rippert.
67e - Giraudon cède sa place à un revenant, Stéphane Samson.
68e - Nouveau corner et nouvelle tête de Fauré à bout portant qui est sortie, cette fois, par Vailati.
69e - Yvon Pouliquen lance Romain Rocchi (à la place de Vincent Bessat) pour tenter de consolider un milieu de terrain qui prend l'eau de toutes parts.
71e - Rocchi pour Mendy, côté droit, qui lance Papiss Cissé. Liébus gagne son face à face et sauve une balle de 0-2.
73e - Samson marque ! Miracle ? Non, car il est hors-jeu.
75e - Il reste un quart d'heure à jouer et les Messins, chahutés pendant quelques dizaines de minutes par le furia rémoise, parviennent peu à peu à se remettre en place.
78e - Luis Fernandez lance son deuxième joker. Demba Touré remplace Thomas Gamiette.
80e - Coup-franc de Kemorgant aux 40 mètres. C'est un bijou offert à Cédric Fauré qui place sa tête... sur la barre. Le ballon revient en jeu. Thiam peut mettre la deuxième couche, mais sa balle n'est pas cadrée.
C'est la meilleure occasion rémoise depuis le début de la rencontre. Metz n'a pas fini de souffrir !
82e - Frappe de Rochhi aux 16 mètres à la conclusion d'un beau mouvement messin. Parade gigantesque de Liébus qui détourne en corner.

85e - 1-1 Fauré -
Pressé par Kermorgant, Matheus Vivian glisse dans la surface. Fauré, en embuscade, ne laisse pas passer sa chance. Reims égalise et ce n'est que justice...

87e -
Le public rémois pousse... Yann Kermorgant, épuisé, cède sa place à Kamissoko.
90e - 4 minutes de temps additionnel. Assez de temps pour faire pencher la balance...

C'est fini. Pas de nouveau but, mais Reims gagne la rencontre aux points. En dépit des espaces offerts en seconde période, les Messins ne se sont pas procuré d'opportunité. On ne peut pas en dire autant des Stadistes qui ont littéralement bousculé le dauphin de Lens, promis à une remontée en Ligue 1.
La Metz n'est pas dite pour les Rémois.
>>> Voir la feuille de match


Reims-Bastia le 6 mars


 
 

REIMS - METZ

"Si tu baisses la garde, t'es mort..."


26-02-09 - Il y a eu l’euphorie des premiers jours. Celle de sa première séance, fin décembre. Il y a aujourd’hui la réalité. Mardi matin, dans la grisaille, pas d’embouteillages aux abords de la pelouse rémoise, méchamment écorchée par l’hiver.
Bras solidement croisés, double bonnet enfoncé sur le crâne, Luis Fernandez passerait presque inaperçu… Mais les coups de gueule qui déchirent l’atmosphère studieuse ne trompent personne. Luis est là, et «bien» là, confiera-t-il à l’issue de ses travaux dirigés.
«Je n’ai pas choisi la facilité en m’engageant ici. Mais je suis heureux d’être à Reims, de travailler avec un groupe qui ne demande que cela. Les situations délicates, je connais. Je sais que c’est risqué, mais je ne vais pas me mettre à douter maintenant.»
Il n'en a pas le temps. Nommé le 28 décembre 2008, nanti d’un contrat d’un an et demi, Luis Fernandez et les siens jouent, depuis, leur «survie». Lanterne rouge, avec deux victoires en dix-huit matches à l’heure de la trêve, Reims en a remporté autant au cours de six rencontres disputées depuis janvier, sous la houlette de l’homme aux soixante sélections sous le maillot de l’équipe de France.
«A côté, nous avons deux nuls, deux défaites. Nous avons quitté la queue du classement et nous sommes revenus à cinq points du premier non relégable… On commence peut-être à nous regarder différemment… Mais cela ne doit pas nous enlever à notre réalité : nous jouons très gros sur les deux prochains matches, face à Metz et Bastia.»

"Le seul technicien français lauréat d'une Coupe d'Europe"
Les mots ne laissent rien deviner du passé d’entraîneur avancé par le héros de Guadalajara, bourreau du Brésil lors de la Coupe du monde 1986. Mais les faits sont là : Luis Fernandez est, encore à ce jour, le seul technicien français lauréat d’une Coupe d’Europe, des Vainqueurs de Coupes, avec le Paris Saint-Germain, en 1996… Un doublé Coupe de France - Coupe de la Ligue l’année précédente avec le même PSG, un titre de vice-champion d’Espagne avec l’Athletic Bilbao en 1998 sont les autres principaux faits d’armes de sa carrière sur le banc.
Alors oui, son arrivée à Reims avait de quoi surprendre. Déjà approché par les dirigeants rémois à quelques marches de la fin de saison 2004-2005, Luis Fernandez avait décliné l’offre pour des raisons personnelles. Il n’a pas repoussé la seconde proposition, comme il n’avait pas refusé celle de l’Espanyol Barcelone, en 2003, qu’il avait extirpé des griffes de la relégation.
Manches à nouveau retroussées, Fernandez, cinquante ans en octobre prochain, arpente désormais les sentiers de Ligue 2, convaincu que le «mental» y est une des clés essentielles. Dans ce domaine, personne à Reims ne doute de sa capacité à transmettre le message. Et surtout pas lui.
L’euphorie de son arrivée passée, Luis s’est enfermé dans sa bulle. En prévenant les siens : «Il faut se mettre une chose dans la tête : dans ce championnat, tu n’as pas le droit de baisser la garde, ou tu es mort…»
.


Les derniers chocs
E
19 sept. 2008
E
9 sept. 2008
D
12 janvier 2007
D
8 août 2006
D
16 mars 2003
E
10 août 2002
   

Les Ultrem à voix... basse
Après la franche victoire à Boulogne (0-3), les Ultrem seront-ils enfin "en paix", comme ose le souligner sans vergogne Paolo-92. Ce cliché explicite apporte un début de réponse en ce sens.



 
 

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

Stade de Reims - Le Webzine