SAINT-OMER (DH) - STADE DE REIMS : 0-1

Diané 81e

 



Service minimum

 

Une équipe surmotivée, une autre qui expédie les affaires courantes… Et voilà comment vous gommez quatre divisions d'écart en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Résultat : à la mi-temps, les Rémois sont rentrés aux vestiaires avec un zéro pointé en poche et, pire, sans s'être véritablement procuré d'occasion.
Grosse colère de Ladislas Lozano et c'est une équipe plus saignante qui a pénétré sur la pelouse de Gaston-Bonnet en seconde période. Il faut dire que le coach rémois avait tout d'abord décidé d'évoluer dans sa formule habituelle à cinq défenseurs, deux milieux de terrain et trois attaquants.
A la demi-heure de jeu, il s'était cependant résolu à remplacer Houche par Boutal (enfin de retour !) avant, tout bonnement, de laisser Dossevi aux vestiaires à la mi-temps et de lui préférer Petitjean. Autrement dit, il avait choisi de muscler un milieu de terrain sur lequel les Nordistes avaient régné en maître durant les 45 premières minutes.

Mais, à l'exception d'une petite embellie dans le premier quart d'heure suivant la reprise, les Rémois se sont rapidement montrés à la peine. Incapables de construire et d'imposer leur football, ils se sont même mis en danger sur plusieurs actions des pensionnaires de DH. Faute de collectif, leur salut ne pouvait venir que d'un exploit indviduel.

 

Petitjean : son entrée en jeu a été déterminante.

 

L'inéluctable s'est produit à moins de dix minutes de la fin. Comme prévu, la classe de Diané a fait la différence. Une erreur de la défense aura suffi à l'Ivoirien. Percée de Petitjean côté gauche, centre au premier poteau, cafouillage dans la surface et Diané inscrit le but de la qualification. Les Audomarois tombent avec les honneurs. En coupe, c'est l'essentiel !

Pour les Rémois, l'aventure continue. Tirage des 32èmes ce lundi 13 à 12h30, avec l'entrée en lice des clubs de L1 et un match à jouer juste après les fêtes. 0-1 contre une DH, voilà vraiment ce que l'on appelle expédier les affaires courantes... Mais, c'est aussi ça la Coupe de France vue du côté du plus fort.



 

SAINT-OMER (DH) - STADE DE REIMS




Leader de son groupe de DH, l'Union Sportive de Saint-Omer accueillera le Stade de Reims le 11 décembre prochain pour le compte du 8e tour de la Coupe de France. Un événement pour le club du président Stéphane Tillie.


Un samedi de retrouvailles


Après avoir dû concilier pendant plusieurs années sa passion avec son travail de maître d'oeuvre dans le bâtiment, en 1988, à 36 ans, Ladislas Lozano signait à Saint-Omer (D4) son premier contrat d'entraîneur professionnel. Il y restera six ans. Aujourd'hui, ce huitième tour de Coupe de France lui permet de faire une petite cure de jouvence.

"Reims n'a pas une équipe de coupe"


Samedi soir, à Saint-Omer, Ladislas Lozano sera en terrain de connaissance. Le coach de Reims a entraîné l'USSO pendant six ans de 1988 à 1994. C'est avec lui comme chef d'orchestre que Saint-Omer a réalisé, en 1992, ce qui est, à ce jour, son plus glorieux parcours en Coupe de France: un huitième de finale face à l'AS Monaco perdu 4-2.

Vous l'avez vue se qualifier face à Abbeville, qu'avez-vous retenu de l'équipe de Saint-Omer ?
"J'ai été surpris par son niveau, bien meilleur que celui des équipes de DH de Champagne que je vois jouer régulièrement car la réserve de Reims est descendue en division d'honneur. Je ne vais pas être trop précis en évoquant des individualités mais certains ont largement un niveau supérieur à la DH."


Jouer Saint-Omer, un club où vous avez passé six ans, qu'est-ce que cela représente pour vous?
"Jouer l'USSO, c'est retrouver des gens qui, à un moment de ma carrière, ont participé à un projet. C'est retrouver un club où je me suis investi pendant six ans et dont je suis parti à contrecoeur. C'est aussi ce match contre Monaco, mon meilleur souvenir à Saint-Omer."

Est-ce que Reims a l'équipe pour réaliser ce que vous avez fait avec Calais en 2000?
"Je ne pense pas. L'équipe n'a pas les caractéristiques pour le faire. Calais les avait. Ces caractéristiques, c'est notamment la capacité de dépasser ses limites. Reims a d'autres qualités qui sont le sérieux, la continuité, une cohérence, une mentalité. Pour donner une image, Reims a des pulsations en ondulation. Calais avait des pulsations avec des pics." Recueilli par Romain DOUCHIN


Ce qu'il faut savoir