7e tour
8e tour
32e

 

NICE - STADE DE REIMS : 3-1 ap

Traoré 51e, 117e Ederson 113e pour NICE
Arnaud 58e pour REIMS



Reims chute sur un coup du sort
Les forumistes rémois les plus pertinents






Ce fut un match sans grand panache. Un match fermé dont on pensait qu'il choisirait son vainqueur aux tirs au but, à l'instant même où il a basculé sur un coup du sort.



Voir la vidéo de la 113e
2Mo


Nous sommes à la 113e minute. Coup-franc de Dié. La balle, rabattue à la base du poteau droit, est extirpée par Greg Legrand qui parvient à la détourner au prix d'une parade spectaculaire. On s'apprête à crier à l'exploit mais Varrault récupère et centre en retrait. Il manque son geste. Le ballon heurte Cazarelly qui le remet involontairement dans l'axe. Ederson n'a plus qu'à le pousser au fond des filets.
A cet instant, les Rémois viennent de quitter la Coupe de France. Le reste n'est que littérature. Dommage, car en cette fin de rencontre on les sentait plus présents que les Niçois, une équipe sans grande imagination qui fut parfaitement neutralisée et n'a dû son salut qu'à des coups de pied arrêtés.


La cote d'usure l'u 12-02-05

 

 


Ce qu'ils en pensent


Le but de Denis Arnaud (58e)

Voir la vidéo 1Mo

 

Sammy Traoré : "Je suis content de mon doublé, mais il ne faut pas oublier le centre de Dié sur le premier but et la superbe action de Meslin sur le second".
Ladislas Lozano : "Je suis déçu mais on n'avait pas un gars comme Sammy Traoré dans notre effectif. Je souhaite bon vent à Nice dans cette épreuve.
On a bien sur beaucoup défendu, mais c'était logique compte tenu de la différence de niveau entre les deux équipes. On est à l'extérieur, face à une équipe qui a de grosses qualités individuelles et collectives, principalement des qualités athlétiques. Si on pouvait compter sur un joueur dans notre effectif de la quqalita athlétique de Sammy Traoré on aurait pu faire certaines choses...
Je félicite mon équipe, elle a fait honneur à la Coupe, et surtout honneur au maillot. Mais c'est une grande déception car sans vouloir être désobligeant vis à vis de cette équipe de Nice qui a fait son match, je pense que sur les occasions de buts mon équipe a eu largement ce qu'il fallait pour faire la différence lorsque le score était de 1 à 1. La déception vient de là. Ce match doit nous servir pour l'avenir, pour assurer le maintien en L2.
"

Ederson : "J'ai ressenti une très grande émotion sur mon but. Une grande montée d'adrénaline".
Gernot Rohr : "Je suis content pour tous les jeunes joueurs. On a fait bloc. Malheureusement, on a encore un blessé, Marama Vahirua, entorse de la cheville gauche avec hématome".
Il faut noter que le technicien allemand, placé sur un siège éjectable depuis quelques semaines, n'avait pas le choix. Une élimination en Coupe aurait sans doute signifié son départ du club.



REVIVRE LE MATCH

 

Le soleil ne se couche jamais sur la planète Ultrem. Si un jour Reims joue au Japon, ils iront au Japon
... et peut-être même en autocar.

 

Vu de Nice  lateralenissart.com



Nice aux forceps - L'OGC Nice a dû attendre la prolongation pour valider, vendredi soir au stade du Ray, son sésame pour les huitièmes de finale de la Coupe de France aux dépens d'une coriace équipe de Reims (3-1) à l'issue d'un duel qui a été loin d'atteindre les sommets.

Les Champenois ont très longtemps résisté avant de craquer dans l'ultime ligne droite face à une équipe azuréenne qui ne voulait surtout pas se rater devant son public face à une formation hiérarchiquement inférieure (L2).
Les Aiglons, qui n'ont plus gagné sur le front de la L1 depuis maintenant deux mois, ont retrouvé le goût de la victoire mais l'accouchement a été plus que difficile. Après une première période sans saveur, les joueurs de Gernot Rohr ont débloqué la situation au début de la seconde période (51e) grâce à Sammy Traoré qui a repris de la tête un centre parfait de la droite de Dié. Bien lancés, les Niçois n'ont pas réussi à enfoncer le clou et Reims a profité d'un faux rythme ambiant pour se relancer sept minutes plus tard, Arnaud reprenant avec opportunisme une frappe du droit de Barbier.
Jusqu'à la fin du temps réglementaire, les deux équipes ont multiplié les approximations. Ce n'est que lors de la prolongation que l'OGC Nice a retrouvé un gain d'énergie pour forcer la décision. D'abord par son Brésilien Ederson (115e), à l'affût dans la surface de réparation sur une passe de Varrault, suite à un coup franc de Dié, puis par Traoré, l'auteur du premier but, qui a doublé la mise dans la dernière minute. A l'arrivée, les Niçois ont obtenu l'essentiel face à des Rémois qui ont donné tout ce qu'ils avaient, mais ce fut une entreprise bien laborieuse.

 



Ladislas Lozano et Dominique Colonna, gardien du Stade de Reims
de 1957 à 1963. C'était le "Greg le Millionnaire" de l'époque.


Une photo est souvent plus explicite qu'un long discours. La preuve ! Voilà pourquoi il valait mieux éviter de solliciter la réaction de Jean-Pierre Caillot (VRP chez Rica Lewis ?) juste après le match. En revanche, contrairement aux apparences, les cheveux qui dressent sur la tête ne sont pas le symptome d'une nervosité exacerbée, mais la simple traduction d'un brushing de fraîche date.


 

 

 

NICE - STADE DE REIMS



?



Pour leur 14e match de Coupe consécutif à l'extérieur, les Rémois sont encore moins vernis qu'à l'habitude puisqu'ils sont contraints d'aller défier les rugueux Aiglons sur leurs terres. Un match à armes inégales que les supporters niçois prennent beaucoup moins au sérieux que les joueurs.

"Ce sera un match difficile, estime l'attaquant niçois Christophe Meslin. Ici, tout le monde parle encore de la performance d'Angers à Marseille lors du tour précédent. C'est un très bon exemple à ne pas oublier... Bref, nous avons conscience que ce ne sera pas une partie de plaisir. Mais une chose est certaine : nous ne prendrons pas les Rémois à la légère. Ce n'est pas dans nos habitudes."

 


Au chapitre des bonnes nouvelles, on retiendra que l'attaque niçoise piétine depuis quelques rencontres. Au chapitre des mauvaises, en revanche, on notera qu'Amara Diané est suspendu et que le match est diffusé en direct sur Eurosport. Paradoxal ? Pas tant que ça car les Aiglons y puiseront une forme de motivation supplémentaire déjà présente - relais médiatique ou non - dans les rangs rémois.

A l'image de joueurs tels que François Grenet ou Marama Vahirua, l'un des meilleurs buteurs de L1, Gernot Rohr ne fait pas non plus mystère de ses ambitions en Coupe de France, l'OGC Nice n'ayant plus rien à espérer, et pas trop à craindre, en championnat.



Le groupe niçois - Gernot Rohr a retenu 18 joueurs. Gardiens : Grégorini, Lloris - Défenseurs : Abardonado, Cobos, Djetou, Grenet, Jarjat, Traoré, Varrault - Milieux : Bigné, Dié, Dolci, Ederson, Scotto - Attaquants : Agali, Larbi, Meslin, Vahirua.

La compo rémoise - Legrand - Comminges, Ongoly, Arnaud, Delmotte, Didot - Cazarelly, Boutal, Hebbar - Dossevi, Blayac.

 

 

 

Une affiche du passé - La nostalgie sera au rendez-vous du coup d'envoi des seizièmes de finale de la Coupe de France. Cette opposition entre le 14e de L1 et le 11e de L2 est avant tout une affiche du passé.

L'hommage des Niçois au Grand Reims


Les deux clubs étaient rivaux dans les années 50 avec pas moins de dix titres de champion de France cumulés entre 1949 et 1962 par l'OGC Nice (en 1951, 1952, 1956 et 1959) et le Stade de Reims (en 1949, 1953, 1955, 1958, 1960 et 1962). En Coupe de France, les Niçois et les Rémois se sont d'ailleurs partagés deux trophées durant cette période. Depuis, seuls les Azuréens ont récidivé avec une victoire en 1997 contre Guingamp (1-1 ap, 4-3 tab).
Les deux formations, qui cherchent avant tout à assurer leur maintien dans leur Championnat respectif, ont un point commun. Elles ont toutes les deux acquis leur qualification face à un club de CFA au tour précédent. Nice a écrasé Beauvais début janvier (4-0) alors que Reims a évité le piège à Schiltigheim (2-0).
L'équipe de Gernot Rohr cherchera la victoire à tout prix, elle qui n'a plus gagné en Championnat depuis sept journées et un succès contre Ajaccio (3-0) le 11 décembre dernier. A l'inverse, Reims est sur une pente ascendante puisqu'une seule défaite a été enregistrée en neuf journées.


 

 


Reims-Bastia - 10 mars 2001.