IN MEMORIAM

 

Ca va mon canard ?



Stéphane Laquait à Epernay
(CFA2)

2 octobre 2004

 

Son fond d'écran

 

 


Ce n'est pas une surprise. Après s'être entraîné durant presque tout le mois de septembre avec Epernay, Stéphane Laquait s'est engagé jusqu'à la fin de la saison avec le club du président Giattini le 1er octobre. Pas une date innocente. « Chaque club amateur est autorisé à faire signer amateur deux ex-professionnels à partir du 1er octobre », explique Bruno Scipion.
Un entraîneur ravi d'avoir pu saisir l'opportunité que représentait l'ancien Rémois, sans club depuis que le Stade lui avait signifié qu'il ne comptait plus sur lui lors de la dernière intersaison. L'arrivée de l'expérimenté milieu récupérateur vient compenser le départ non programmé de Jérôme Monier à Sedan : « Stéphane est capable de poser le pied sur le ballon, calmer le jeu dans les moments chauds comme savait le faire Jérôme ». Ch.H.

 

 


Un patron en milieu de terrain
21 mai 2002

 

Stéphane Laquait (Châteauroux)

Assurément, "l'affaire" va alimenter les conversations du lundi matin chez DDB, entre Christophe Chenut, directeur de DDB France et de Rapp Collins Europe (mais aussi Président du Stade de Reims) et Hervé Brossard, président du holding pour l'Europe (mais également vice-Président de Châteauroux). La Berrichonne a, pour le moins, réalisé une mauvaise affaire en laissant filer son meneur de jeu et capitaine, à l'issue de négociations menées dans la plus grande discrétion par le staff rémois.

Ce Milieu récupérateur de 29 ans, qui gravite depuis 1992 dans le championnat de D2, faisait partie des joueurs les plus expérimentés du groupe, à tel point que ses jeunes coéquipiers l'avaient surnommé le "Papa de l'équipe". Un rôle qu'il assume avec le sourire: "Au début, j'ai eu du mal à l'accepter car je ne me sens pas aussi "ancien" que cela. Toutefois, mes performances aidant, c'est devenu plus facile. Je me sers de leur jeunesse pour être enthousiaste et, à l'inverse, je leur apporte la rigueur nécessaire pour les aider à progresser. J'avoue que je suis un peu "gueulard" sur le terrain, mais c'est pour le bien de l'équipe".

D'une mentalité presque atypique dans le milieu du football, Stéphane Laquait est l'un des rares à affirmer haut et fort "que l'argent n'est pas tout et qu'il est important de renouer avec les vraies valeurs". Il cherchait à rejoindre un club "qui a de l'ambition" pour y prendre du plaisir. Il y a peu encore, il songeait même à prolonger son contrat à Châteauroux... mais c'était avant que le Stade de Reims n'obtienne son ticket pour la D2.

Cet "homme tranquille" aime les plaisirs simples. La preuve ! Ses vacances vont se résumer à deux semaines de pêche à la carpe (de nuit !) en rivière et en étang, un court séjour en bord de mer et quelques jours dans sa famille. Il devra ajouter à ce programme pré-établi un déménagement un Champagne qui sonne comme un imprévu annonciateur de lendemains qui chantent.

Son profil - Milieu défensif - 29 ans, 1m85, 72kg. Né le 18 janvier 1973 à Désertines (Allier). Capricorne. Marié à Pierrette, deux enfants (Damien et Samuel).

Ce qu'il aime - Loisirs : adepte du karaoké et de la pêche à la carpe; Cinéma : "Forest Gump"; Chanson : Travis (pop-rock), Jacques Brel, Richard Cocciante ("Coup de soleil"), Acteur : Fabrice Luccini; Autre sport : le basket.

Son parcours : Vichy, Montceau-les-Mines (2 ans), Nancy (1 an), Louhans-Cuiseaux (2 ans), Troyes (2 ans), Sedan (D2) de 1998 à janvier 2000 - A Châteauroux (D2) depuis cette date. Signature : 25-05-02

 

 

"Laquait relève le défi rémois "
21 juin 2002



« Originaire de Vichy, Stéphane Laquait a été formé à Nancy sous la houlette d'Alain Perrin. Il signe son premier contrat pro avec l'AS Nancy en 1994. Il y restera une saison avant d'être prêté un an à Louhans-Cuiseaux. Il retrouve ensuite Alain Perrin durant deux saisons à Troyes avant de migrer à Sedan dirigé alors par Patrick Remy. Après un an et demi, il part au mercato pour rejoindre Châteauroux où il passe deux saisons et demi.

En fin de contrat avec la Berrichonne, il a été séduit par le challenge proposé au Stade de Reims où l'on compte sur son expérience. Le milieu de terrain de 29 ans (1,85 m, 72 kg) qui a signé un contrat d'un an est venu hier midi satisfaire à la visite médicale d'usage chez le docteur Gonzales. Avant d'aller prospecter pour le logement où il emménagera bientôt avec sa femme et ses deux fils de 9 et 6 ans, Damien et Samuel...


Stéphane, comment s'est passée votre saison à Châteauroux ?
« La saison dernière avait été plus intéressante avec notamment un bon parcours en Coupe : nous avions éliminé Strasbourg, Bordeaux, Marseille. et terminé 6es en championnat. Cette année, ce fut plus difficile. L'équipe était plus jeune, elle avait perdu plusieurs cadres. Des joueurs sont partis en cours de saison. Nous avons connu des hauts et des bas. Il y a ainsi eu la victoire contre Lyon en Coupe de France et l'élimination face à Libourne : ce fut à l'image de la saison».


Pourquoi avez-vous choisi le Stade de Reims ?
« J'arrivais en fin de contrat à Châteauroux. Le club tardait à le prolonger. J'avais plusieurs contacts. Quand j'ai su que le Stade de Reims était intéressé par mes services, nous sommes tombés rapidement d'accord. J'ai vu le match de Coupe de France contre Sedan à la télé, les Rémois avaient montré une belle qualité de jeu. Je connais la région pour avoir évolué à Troyes et Sedan.
Le challenge est intéressant. C'est une ville qui attend de retrouver un club de haut niveau. C'est vrai qu'il y a un petit risque puisque le statut pro n'est accordé que pour un an et la Ligue 2 est une division difficile. J'aurais pu choisir un club possédant plus de certitudes sur l'avenir mais le défi mérite d'être relevé ici. Il y a un potentiel au niveau du public qui ne demande qu'à s'enflammer en cas de bons résultats ».


Quelle a été la teneur du discours de Marc Collat ?
« C'est simple. Il mise sur les qualités humaines des joueurs, le talent mis au service du collectif. C'est déjà grâce cet état d'esprit de groupe que Reims a construit ses succès cette saison. Il faudra utiliser les mêmes ingrédients cette année, profiter de la dynamique de la montée ».


Avec votre vécu en D2, vous aurez un rôle « d'encadrement » à assumer.
« Je ferai partie des trois ou quatre joueurs qui devront amener leur expérience comme Eric Boniface, David François ou Olivier Tingry. Je pourrai conseiller les plus jeunes et ceux qui ne connaissent pas la division ».


Connaissez-vous certains de vos futurs partenaires ?
« J'ai côtoyé David François et Eric Boniface à Louhans et Olivier Tingry à Troyes. Cela devrait faciliter mon intégration ».


Quels souvenirs conservez-vous de votre passage à Sedan ?
« Ce fut une formidable aventure humaine. Nous n'aurions jamais pensé pouvoir aller au Stade de France (finale de Coupe de France en 1999) et accéder en D1. Et il y a eu un véritable engouement du public, tout était réuni pour en faire une épopée riche en grands souvenirs ». Recueilli par Christophe Hébert

 

La mésaventure de Bertrand

«Le monde du football est un univers impitoyable. Ce n'est pas nouveau. La mésaventure de Bertrand Laquait Ð qui accompagnait son frère Stéphane hier à Reims Ð en apporte une preuve supplémentaire.
Après dix ans de bons et loyaux services à Nancy, le portier s'est vu annoncer que son contrat, qui arrive à son terme à la fin de ce mois, ne serait pas prolongé. Pas le meilleur moment pour se retrouver sans club quand on est en phase de rééducation suite à une opération des ligaments croisés du genou gauche.
Au-delà du fait d'être « lâché » par son club de toujours, Bertrand Laquait ressasse une certaine amertume, et même davantage, à l'égard de certaines personnes qui ont « joué » avec sa santé.
Le manager général Gérard Parentin est dans le collimateur. Et le corps médical n'est pas très clair sur ce coup. « Le professeur Hummer et le docteur Gegout ont diagnostiqué un problème de ménisque et m'ont assuré que je pouvais continuer à jouer, que l'opération pouvait attendre la fin de la saison. Je leur ai fait confiance ».
Il n'aurait pas dû mais comment pouvait-il s'en douter ? Blessé au genou à l'entraînement deux jours avant un match contre Le Havre, on le pousse à jouer. Il faut préciser que Philippe Schuth, l'autre gardien, a trouvé la mort dans un accident de la route.


Sans club...
Celui qui a connu toutes les sélections nationales chez les jeunes jusqu'aux Espoirs tient donc sa place malgré la douleur. « Je ne m'entraînais pas, je ne faisais même pas les échauffements d'avant-match. Mon genou a tenu quatre matches et à Gueugnon, il a fini par lâcher complètement », se souvient le gardien nancéien.
A ce moment évidemment on l'opère. du ménisque. « Ils n'y ont pas touché car il n'avait rien. On m'a dit que c'était les croisés ! ». Et c'est ainsi que ce qui n'était peut-être au départ qu'une distorsion nécessitant du repos s'est transformé en rupture.
Avec la période d'inactivité inhérente à ce genre de blessure : « J'ai encore deux mois et demi de rééducation ». Pas évident dans ces conditions de trouver un nouveau club quand approche la reprise.
Mais à 25 ans, Bertrand Laquait peut miser sur une certaine notoriété qui devrait lui permettre de rebondir. Même si dans le football on oublie vite ce (et ceux) qu'on a aimé. Ch.H.

 

 

Une petite tâche quand même


Procès-verbal du Comité directeur de l'Union Nationale des Journalistes Sportifs de France en date du 7 janvier 2003.

 

 

 


Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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