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L'Ardennais



 
  9 novembre 2007

 

Reims, au-delà des soubresauts



Un point partagé pour Ludovic Batelli et Thierry Froger.
Christian LANTENOIS

Son regard inquiet et sa mine renfrognée de Thierry Froger traduisent l'ambiance générale dans laquelle baigne aujourd'hui le Stade de Reims. Loin de ses objectifs initiaux, cette équipe qui devait « continuer à grandir et, pourquoi pas, titiller les favoris », s'interroge sur son potentiel après plus d'un trimestre de labeur.
Mais que vaut aujourd'hui la formation rouge et blanc ? Où se situe-t-elle réellement sur l'échiquier de la L2 ? Possède-t-elle les qualités de combativité recherchées par ses dirigeants durant l'intersaison, au moment de signer de nouvelles têtes ?
Derrière les chiffres, incontestablement négatifs à l'heure de l'analyse, se dissimule le pire : une forme d'impuissance. Une incapacité à tenir un rythme durant tout un match, à jouer collectif, les uns avec et pour les autres, à profiter des temps faibles d'adversaires souvent pas plus vaillants.
La saison défile et on en est encore à espérer le retour après blessure du joueur providentiel qui fera démarrer une fois pour toutes ce moteur toussotant. « Je n'ai jamais connu une période aussi noire », faisait justement remarquer Thierry Froger en évoquant cette succession de blessures, le privant d'une ossature fidèle et solide. « Que faire d'autre que le dos rond en attendant des jours meilleurs ? ».

« Faut qu'on y'a qu'à… »

En pleine crise de confiance, la formation champenoise, échaudée à Boulogne, Angers et Sedan, craignait visiblement l'eau froide picarde. Dans ses rangs, on ne criait pas au

scandale après les deux points cédés vendredi face à une accrocheuse, voire rugueuse équipe amiénoise, peu regardant sur la manière de faire avec ses neuf éléments défensifs, pour peu qu'elle s'extraie au plus vite des sables mouvants des trois dernières places.
A ceux qui faisaient la fine bouche après ce troisième match à domicile sans victoire depuis le début de la saison, Thierry Froger a habilement rétorqué : « Ce n'est pas les faut qu'on ou les y'a qu'à qui m'intéressent, mais l'investissement, l'engagement que l'on met dans notre travail. C'est peut-être la saison qui veut ça, il faut aussi savoir se contenter de ce qu'on a ».
De ce derby épique, tendu et d'un niveau général plutôt moyen, le coach rémois retiendra comme seul point positif : « le fait de n'avoir pas pris de but avec une défense renouvelée à 50 % ».
Encourageant en effet cette fragile solidité avant deux déplacements délicats à Châteauroux demain et à Brest vendredi. Deux tests à hauts risques pour la plus mauvaise défense à l'extérieur de la Ligue, qui devra pourtant enfiler le bleu de chauffe et bien caler ses protège-tibias pour glaner quelques points salvateurs. Bref, jouer à l'Amiénoise. Qui s'en plaindra ?
Gérard Kancel

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Articlé paru le : 5 novembre 2007



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