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Encore une bulle !

 


Bien sûr que ça aurait pu mieux débuter. Car le but encaissé par les Rémois dès la 9e minute allait non seulement leur compliquer davantage la tâche, mais les contraignait aussi à modifier leur dispositif tactique.
Car pour cette deuxième manche aubois-marnaise, Ladislas Lozano avait décidé d'aligner trois attaquants. Car c'est en conquérants que les Stadistes débarquaient au Stade de l'Aube, avec sans doute encore en mémoire leur désastreuse sortie face à Dijon.
Ce but troyen ? Un modèle du genre, un cas d'école. Sur le côté droit, Garny centrait au deuxième poteau pour Grax bizarrement démarqué. L'international du coin faisait mine de reprendre de volée, mais passait en retrait à Gomis qui trompait facilement Balijon.
Le temps de reprendre leurs esprits, les visiteurs repartaient de l'avant. De bonnes intentions gâchées soit un excès d'individualisme, de nervosité, de maladresse ou des trois à la fois.
En fait, cet affrontement entre voisins manquait singulièrement de liant. Chaque équipe procédait par périodes, le temps de permettre à l'autre de souffler. Reims avait choisi celle allant de la 15e à la 25e. Blayac voyait sa reprise de la tête de peu au-dessus sur un coner de Didot (15e), et surtout, une action bien conçue, permettait à Comminges de centrer en retrait pour Dossevi et Blayac qui manquaient d'opportunisme. Didot reprenait bien du gauche, mais sa reprise ne faisait que frôler le montant droit de la cage de Grandel (24e). Tour à tour, Diané, Blayac et Dossevi, se retrouvaient bien placés à l'entrée de la surface troyenne, sans parvenir à décocher un tir gagnant.
Dans sa riche période, l'Estac se montrait particulièrement dangereux par l'intenable Grax qui profitait d'un mauvais placement de Delmotte pour se précipiter vers Balijon. Ce dernier, au prix d'un bon réflexe, détournait du pied le tir du buteur local (35e).

Manque d'opportunisme

En lançant Haddadou, Lozano privilégiait l'option construction offensive. Logique, car durant leurs temps forts, ce secteur montrait certaines faiblesses. Restait à « Momo » de trouver l'attaquant le mieux placé.
Mais ô surprise, c'est sur le plan physique que le débat se déplaçait. Un accrochage par-ci, un coup de coude par-là, le derby gagnait en intensité, au détriment du jeu. Reims combinait toujours bien, mais se heurtait à une défense bleue, il est vrai loin d'être sur le qui-vive.
Dambury, à bout de force, laissait sa place à Petitjean, renvoyant Comminges à sa place initiale, sur le flanc droit. Bousculée, l'Estac misait sur les contres.
A l'entame du dernier quart d'heure, les Rémois hésitaient encore sur la tactique à adopter, évitant encore de se lancer à corps perdu dans le camp adverse, d'autant que Furlan sortait de sa manche le rapide Bangoura, dont la rapidité demeure l'arme essentielle.
Troyes manquant d'imagination, Reims y croyait encore. Jusqu'à ce deuxième but encaissé contre le cours du jeu.

Chaud final
Après un corner, pressé, Diané perdait le ballon aux 30 mètres, ce dont profitait Perrone, servit dans l'espace, pour tromper Balijon d'un tir écrasé (84e).
Les belles intentions étaient rémoises, le réalisme troyen. Le futur (?) pensionnaires de la Ligue 1 déroulait tranquillement, savourant une victoire bien longue à se dessiner.
Sur un corner de Dallet, Liron, un ex-de la maison d'en-face, catapultait une tête sauvée in extremis par Balijon.
Durant le temps additionnel, N'Dour reprenait sur la transversale un centre de ce diable de Bangoura.
2-0 à l'aller, 2-0 au retour. En Champagne, on sait partager.
Gérard Kancel


reimsvdt.com



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