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La belle trajectoire de Balijon

Le gardien formé au Losc a connu une ascension rapide à Reims. Mais il ne s'endort pas sur son nuage.


FORMÉ à Lille, Arnaud Balijon a rapidement gravi les échelons depuis qu'il est revenu dans sa ville d'origine. A 21 ans, le gardien stadiste compte parmi les meilleurs de sa génération. et il a encore une marge de progression.
Arnaud, retraçons votre parcours.
« Rémois de naissance, j'ai commencé le foot dans cette ville à trois ans et demi. Mon père ayant dû retourner dans le Nord pour chercher du travail, j'ai alors joué Lambersart, un club réputé pour la qualité de sa formation.
J'ai été repéré par Lille et Lens. Pour la proximité, j'ai choisi le Losc, j'avais 12 ans. J'ai également intégré le centre de préformation de Liévin puis le centre de formation de Lille. J'ai connu une demi-finale et une finale de Gambardella ».
Pourquoi avez-vous quitté le Losc ?
« On m'a refusé un contrat. Quelques clubs étaient sur moi. Mais j'ai remarqué qu'ils évitent de se piquer des joueurs. Malgré tout, j'ai dit que je ne reviendrai pas à Lille. Je suis finalement parti à Reims (en mai 2000), chez ma tante ».
Et vous intégrez le Stade.
« Je remercie Franck Rosenthal (désormais entraîneur du CO Châlons B) qui m'a permis de le rejoindre. Nous avons fait une super saison en 17 Nationaux. J'ai beaucoup progressé. Même si les conditions étaient loin d'être les mêmes qu'à Lille : terrain rouge, buts sans filet. Mentalement cela m'a formé.
Et finalement je me dis que si j'étais resté à Lille, je ne serais peut-être jamais passé pro car des joueurs de qualité, ce n'est pas ce qui manque ».
Vous avez eu la chance de gravir rapidement les échelons à Reims.
« En 2001-02, j'ai intégré le groupe de National. J'étais n° 3 derrière Olivier (Tingry) et Hubert (Charpentier) qui avait plus d'ancienneté que moi. J'ai joué six mois en DHR. Ca aussi, ça forge le moral. Olivier s'est blessé et comme je restais sur une bonne prestation, Marc Collat a fait appel à moi et j'ai terminé la saison (une dizaine de matches).
« Je dois continuer à travailler »
« J'avais des contacts avec Auxerre et Troyes notamment mais j'ai préféré rester au Stade qui m'a proposé un contrat de deux ans. J'étais n° 2 pour la saison en D2 (2002-03).
Même si ce fut une mauvaise année pour le club, à 19 ans j'ai encore appris beaucoup même si je n'ai fait que cinq matches (plus la Coupe).
Le nouvel d'entraîneur (Denis Goavec) m'a mis à l'écart pour les quatre derniers matches. Je m'attendais au pire lors de l'entretien de fin de saison mais Jean-Pierre Caillot m'a témoigné sa confiance ».
Vous devenez titulaire en National la saison dernière et vous l'êtes resté en L2, la qualité de vos prestations étant récompensée récemment par une préselection en Espoirs.
« Je ne m'y attendais pas du tout. Le club a reçu un fax signifiant que j'étais parmi cinq à six gardiens sélectionnables. C'est une fierté de figurer parmi les meilleurs de ma génération. Cela m'apporte surtout de la confiance.
Mais je dois continuer à travailler avec Jean-Luc (Aubert, l'entraîneur des gardiens) et écouter les conseils d'Olivier et Grégory (Legrand) qui sont plus expérimentés que moi et avec lesquels je m'entends très bien. Si de bonnes choses doivent arriver, elles arriveront ».
Le Stade a enfin renoué avec la victoire, un soulagement.
« Nous avons eu du mal à trouver notre deuxième souffle. Après la claque face à Montpellier, nous avons décidé d'adapter notre jeu ».
Vous évoluerez à Angers comme à Dijon ?
« L'objectif sera, à nouveau, de ne pas prendre de but en essayant de mieux exploiter nos occasions, de perdre moins vite le ballon et de le remonter rapidement. Nous avons travaillé là-dessus à l'entraînement. Mais on s'attend à un nouveau match difficile face à un adversaire qui voudra s'imposer chez lui pour se rassurer après des résultats en demi-teinte (une victoire, deux nuls, deux défaites à Jean-Bouin) ».
Recueilli par Christophe Hébert



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