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Le prix du danger


Pour faire fructifier sur le plan comptable leur bonne sortie troyenne, les Stadistes doivent impérativement l'emporter face à Angers. Christian LANTENOIS
 

 


Il y a comme une ambivalence. Perdu entre ses fausses aspirations et ses vrais doutes, le Stade de Reims semble se complaire à vivre dans le danger. Comme si le temps jouait en sa faveur. Comme si ses 5 points d'avance sur le premier non-relégable à huit étapes de l'arrivée représentaient un acquis suffisant pour lui permettre de sauver sa tête.
Lundi soir, la défaite dans l'Aube n'a pas aggravé la situation comptable des Rouge et Blanc. Mais, venant après le bouillon de Dijon, elle a mis en exergue l'incapacité mentale et physique de ce groupe à se révolter contre le sort. A ce stade de la compétition, l'envie ne suffit plus. Reims doit se remettre en question et surtout trouver la solution offensive qui plombe ses initiatives.
Retour sur un derby marqué par le sceau de l'impuissance.

CONTEXTE

Paradoxalement, c'est sur son terrain que Troyes se sent le moins à l'aise. Vainqueur à Créteil, l'Estac, handicapée par des forfaits, misait sur ses deux matches à la maison Ð Reims et Clermont-Ferrand Ð pour se replacer. Le Stade, encore perturbé par la lourde défaite subie face à Dijon, pensait profiter de la situation. L'espoir n'a duré que 9 minutes, le temps d'encaisser un beau but certes, mais facilement évitable.

ÉTAT D'ESPRIT

En remaniant son groupe, Ladislas Lozano pensait chasser la sinistrose. L'objectif a été atteint. Dambury, Ongoly, Comminges et Haddadou ont apporté la fraîcheur mentale recherchée. Les Stadistes ont rendu une copie intéressante. Le score, défavorable, ne doit pas dissimuler la détermination et l'application des joueurs. Le Stade a eu le ballon plus souvent que son adversaire, mais n'a pu exploiter cette domination territoriale. « On souhaitait retrouver notre dignité et je pense que, malgré la défaite, nous avons réussi ».

TACTIQUE

Le dispositif de Lozano semblait efficace. Troyes, fébrile, n'a jamais été à l'aise dans ses crampons. Grâce à un Didot époustouflant, le Stade a pu développer un jeu en mouvement intéressant, malheureusement gâché par une inexplicable maladresse dans la finition. Pour gagner, il faut marquer des buts et Reims ne sait plus le faire (1 seul but en 7 matches). A quoi bon se procurer tant d'occasions si, à l'arrivée, on ne marque pas ?
Mais est-ce seulement la faute des attaquants ? On l'a vu lundi, lorsqu'un Comminges se rend disponible, lorsqu'un Barbier se « dépouille », les brèches se créent automatiquement. Défendre à outrance n'a jamais été la tasse de thé de Stadistes portés naturellement vers l'avant.

AMBIANCE

On peut se demander ce que recherche vraiment ces quelques irréductibles qui s'en prennent directement à l'entraîneur, à domicile comme à l'extérieur. Lozano est-il le seul responsable du coup de pompe subi par sa troupe ? Est-ce de sa faute si Dossevi oublie de servir Blayac démarqué dans la surface. Si Comminges n'arrive pas à trouver deux partenaires idéalement placés au point de penalty. Si Delmotte remet en jeu Grax posté à la limite du hors-jeu. Si Didot rate deux centres coup sur coup. Si Dambury cafouille une balle dangereuse à l'entrée de la surface auboise. Si Diané « offre » un ballon de but à Perrone ?
« Ce qui se passe hors du terrain ne nous concerne pas, explique Didot, un tantinet troublé. Notre job est de bien jouer et de gagner. »

AVENIR

« Il nous reste quatre matches sur les huit derniers à disputer à domicile, argumente Lozano, dont trois face à des équipes classées derrière nous, tout est encore possible. » Mais, comme l'a dit Blayac, il ne faut pas non plus se focaliser sur le match contre Angers, au risque de laisser tomber si le résultat est encore négatif. Avec 6 points de plus (il en reste 24 en jeu), Reims gardera sa place en L2 et oubliera vite cette saison vraiment trop pesante.
Gérard Kancel


reimsvdt.com



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