HUMEUR

LES   CHRONIQUES  DE   PAOLO   92



REIMS-ISTRES : 1-2

17 novembre 2006

 

Rudy m'enterre

 

Non, je n'ai pas décidé de signer un contrat publicitaire avec les Pompes Funèbres Générales ou avec Roc Eclerc, bien que ce titre de chronique, venant après la précédente dans le même registre médico légal "JPC en croc mors", pourrait le laisser croire.

En simple chroniqueur, je ne fais que suivre l'actualité et, sur ce sujet, j'ai beaucoup à vous faire part.

 

La série continue : "Rudy m'enterre"
C'est la réflexion qu'à dû se faire Thierry Froger à la suite de ce match perdu à Auguste Delaune contre Istres.
Déjà évoqué, lors d'une précédente chronique - "Pas de miracle"  - l'entraîneur rémois semble tétanisé à la simple évocation de ce prénom. Après l'entraîneur de Dijon Rudi Garcia , puis celui d'Ajaccio Rudy Krol , c'est au tour du gardien capitaine d' Istres Rudy Riou de jouer encore un mauvais tour au coach rémois en effectuant des arrêts déterminants préservant ainsi la victoire istréenne.

Rudimentaire
C'est pourtant le terme adapté pour qualifier la qualité du jeu produit par les "Rouge et Blanc" en seconde mi-temps. Vous aurez compris que je voulais volontairement occulter la première mi-temps pour être le moins désagréable possible
De longs ballons envoyés par la défense centrale Barbier et Baldé ou les récupérateurs Burle et Bonnal à destination du duo d'attaque Fauré Baléguhé , nous ont donné l'impression de rajeunir de deux ans et de retrouver le jeu très primaire que produisait l'équipe du temps du fier ibère Ladislas Lozano.
Naturellement, l'entraîneur d' Istres Bernard Rodriguez trouva facilement une parade à cette litanie en faisant entrer un jeune portugais dont la longueur du patronyme (Paulo Armando Da Silva Monteiro) n'a d'égale que les 190 cm de ce défenseur.

 

Larmes à Gauche
C'est vrai que depuis la grave blessure de Sylvain Didot, cette partie du terrain n'est plus royale pour les " Rouge et blanc ". On aurait pu faire voter les supporters mais à défaut, Lolo ( Weber) candidat malheureux au poste de gardien du temple peut en témoigner avec sa vision depuis le banc de touche visiteur.
Touriste en première mi-temps ou totalement perdu, l'éléphanteau Siaka Tiéné retrouva le troupeau (belle organisation !) en seconde mi-temps et effectua quelques raids percutants dans la défense istréenne sans pour autant délivrer une passe décisive comme son illustre prédécesseur.
Quant à son activité défensive, elle a été pratiquement inexistante.
Dans une chronique - "Nul Acier"  - jJ'avais eu ce genre de propos assez durs vis-à-vis de Shiva N'Zigou lors de sa deuxième apparition à Amiens la saison dernière et il faut bien l'admettre que le dicton populaire "la première impression est souvent la bonne" se révèle malheureusement souvent exact. Enfin, Chic ne vient que faire une pige de 8 mois (il est en prêt, un choix judicieux du Président Caillot).

Alors, on peut trouver des excuses à la bande des 4 B (je ne parle pas de Balance, Boulet, Babouche ou Baladin mais bien de Barbier, Burle, Baldé, Bonnal) dans leurs relances dés lors que l'autre dépositaire du jeu rémois, Féret, était aussi aux abonnés absents.

"Jean-Pierre, ta réaction ?"

Ite misa es
Je ne suis certainement pas le seul à avoir remarqué le silence du Président Jean-Pierredepuis la défaite contre Grenoble.

Le JPC serait-il devenu Jean-Pierre Caveau ou j'empierre tombale ?

 

Il faut dire qu'après les cartons dans tous les sens du terme ( footbalistique pour Tiéné et argotique pour Shiva N'zigou) et la valise prise à Grenoble , il craint par dessus tout la rencontre avec les déménageurs bretons au milieu du mois de décembre en coupe de la ligue.
Je lui rappellerai cependant qu'il y a un match de coupe de France contre l' APM (Amicale du personnel Municipal et non comme pouvait le croire Jean Cédric Maspimby, Assistance Publique médicale) de Metz et qu'il s'agira de montrer "le bagage" technique d'une équipe de ligue 2 face à une équipe de division de ligue.

 

Donc après la déroute en Isère, l'épitaphe fut très courte - "une claque pour sa clique" - ce qui fut repris à la lettre par les joueurs d'Istres mais malheureusement dans le mauvais ordre - "1, 2 buts; clic clac on ferme" - il faut dire que question canapé convertible, les Rémois s'y connaissent également depuis quelques semaines.

 

Plus question d'espérer une défaillance des trois leaders pour jouer la montée en ligue 1, cette hypothèse étant réservée à Dijon , équipe au passé si glorieux et au budget si flamboyant.

 

Et un remake du mercato de la saison précédente est progressivement en train de se mettre en place :

- Une signature au 1er janvier d'un illustre inconnu. L'an dernier, Jon Lundblad, l'allumette suédoise, dégotée sur les plages de la baltique, qui devait mettre le feu aux défenses adverses. Aujourd'hui, le petit Gonzales Enrique , latéral droit, brésilien de nulle part en tout cas pour son passé footbalistique, attendu au coin…. du bois pour ses passes en profondeur sur le flanc droit du terrain .
- Dés lors que le maintien semble assuré, le départ programmé du meilleur joueur du club avant la fin janvier : l'ombrageux Sébastien Heitzmann la saison dernière et le discret Julien Féret cette année. Une qualification pour la demi-finale de la coupe de la ligue pourrait être la seule issue favorable à ce scénario catastrophe pour les supporters.


Les pompes funèbres

Pauvre Marco.
Il s'était aperçu que son affiliation au gang des pompes oranges ne pouvait que lui être néfaste compte tenu des prestations du parrain du clan Nicolas Bonnal qui n'a plus rien dans les chaussettes (de marque) depuis qu'il a passé le cap de la trentaine en ce mois d'octobre 2006.
Alors, c'est avec une certaine satisfaction qu'il trouva dans le vestiaire une paire de chaussures pratiquement neuve ou tout du moins très peu utilisée et parfaitement cirée. Comme Raymond Devos, le verni Président Jean-Pierre Caillot aurait pu s'y mirer dedans. Il faut dire que ces pompes appartiennent à Carl "Baranne" Tourenne. Mais ce qu'avait oublié Marco , c'est que ses chaussures avaient pour habitude d'aller à un rythme de sénateur et jamais pendant l'intégralité d'un match.
Résultat une sortie prématurée sur blessure, mais avec un profond espoir d'un prochain adoubement présidentiel.
La télévision présente le 4 décembre pour le match contre Caen, les chaussures devraient retrouver leur propriétaire Carl Tourenne et des cadences bien moins stressantes.

 

Triste mois de novembre en vérité, mais les professionnels du ballon rond vous diront que c'est le mois le plus difficile pour les joueurs.
Gageons, que Décembre sera un mois de fêtes avec des victoires contre Caen, Rennes et Bastia.
Je ne me fais pas de soucis pour les deux premiers matches qui devraient être télévisés, certains dans l'effectif retrouvant leurs jambes uniquement devant les caméras. Quant au troisième il pourrait être… capital.


Bon match


Paolo 92

 

 

 

 

 

 



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Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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