STADE DE REIMS - CRÉTEIL : 0 - 0

Samedi 21 septembre 2002 - Stade Auguste-Delaune - 9e journée de L 2

Arbitre : M. FIDRI

 

Reims a retrouvé son équipe

23-09-02 - Chacun s'accorde à penser que Reims a livré un bon match samedi soir - c'est un réel motif d'espoir -, mais qu'il manque terriblement de percussion en attaque. C'est une cause récurrente d'inquiétude, tout comme l'absence de rendement de certains joueurs arrivés à l'intersaison. Il est essentiel de revenir aux "fondamentaux". Samedi, les joueurs présents sur la pelouse ont montré l'exemple à suivre.

 

Ce n'est déjà pas si mal

 

Exit les frères Boniface, exit le jeu en dilettante et l'à-peu-près. Samedi soir, le Stade présentait un nouveau visage auquel on s'habituera volontiers... tout du moins ose-t-on l'espérer. Un profil pour le moins séduisant, mâtiné des traditionnelles valeurs Rouges et Blanches, telles que l'enthousiasme, la volonté, le courage, la solidarité.

Même si les efforts déployés n'ont pas été payés en retour, il nous a enfin été donné de voir évoluer une véritable équipe sur la pelouse de Delaune, et non un conglomérat de joueurs aux intérêts divergents comme ce fut bien souvent le cas depuis le début de la saison.

Pour autant, n'allez pas imaginer que le malade est guéri. Si l'on s'en tient au tout dernier bilan de santé, le mal se serait même aggravé puisque l'écart avec les devanciers s'est creusé. Le Stade compte aujourd'hui 4 points de retard sur le 17ème, à la veille d'un déplacement à très hauts risques du côté de Caen. En revanche, son état général s'est stabilisé et certains germes de la maladie semblent avoir été éradiqués.

Autant de signes avant-coureurs d'un retour à la normale dont on ne sait d'ailleurs s'il est proche. Mais, si l'on ne doit retenir qu'un point positif de cette soirée, où les pensées de chacun oscillent entre regrets et espoir, c'est que le Stade n'est pas victime d'un mal incurable.

 

Serge Fidri : son arbitrage hésitant

a terni la partie

 

6.000 (ou presque) derrière l'équipe

Après tout, offrons-nous le luxe (c'en est un) d'oublier les contraintes du classement l'espace d'un instant pour profiter pleinement de cette belle soirée de football que nous ont offerte les Stadistes. Car, en dépit des occasions manquées (têtes décroisées de Pickeu et Haddadou à quelques centimètres du cadre, reprise à bout portant de François...) du spectacle il y en eut !

Malgré la pointe de déception qui lui tenaillait le coeur, le public ne s'y est pas trompé et a réservé un hommage légitime aux douze joueurs rémois entrés sur la pelouse : Tingry, Louiron, Liron, Jezierski, Bertrand, Liabeuf, Létang, Frétard, Haddadou, François, Pickeu et Tchami.

Virage Nord, Méano, Virage Sud... Ils furent 6.000 à communier avec le groupe. 6.000 moins quelques-uns, car la Tribune Présidentielle - quelque peu grommelante - s'était entièrement vidée dès le coup de sifflet de l'arbitre... Les contraintes de stationnement, sans doute.

Peu importe. Comme on le souligne volontiers du côté de Beauvais, "le football de haut-niveau est avant tout un spectacle destiné à régaler le public. Partant de ce principe, les résultats suivent tout naturellement". Or, Reims semble avoir redécouvert ce précepte essentiel dont il s'était détourné pour fixer son regard sur le seul tableau d'affichage. Si demain, il ose s'appuyer sur les mêmes valeurs et développer le même esprit de conquête sur les terrains adverses, il aura fait un grand pas vers la guérison.

Tout cela méritera cependant confirmation samedi prochain en Basse-Normandie, car nul n'a oublié que la bonne prestation fournie contre Beauvais a été suivie quelques jours plus tard d'une bérézina footbalistique en Mayenne. Mais l'état d'esprit de l'équipe était alors sensiblement différent...

 

 

Signe que les choses évoluent, les Ultrem ont été déplacés en plein centre de la tribune sud, ce qui donne plus de poids au soutien indéfectible qu'ils apportent à l'équipe. Idéal pour les fumis, mais pas de tout repos pour les gardiens adverses.

 

 

Match parfait pour Jean-Michel Jezierski et son numéro 33, comme son âge. Paradoxal qu'un amateur pure souche ait donné une telle leçon de football aux pros exclus du groupe. Jadis banni par Manuel Abreu, le grand Jean-Michel tient sa revanche sous le maillot Rouge & Blanc après avoir évolué pendant deux ans à Epernay.

 

clic ► "Vaillants, pas gagnants !" sous ce titre "L'Union" hésite entre passéisme et modernité du commentaire.

 

 

Pour Frétard, le problème c'est... l'attaque

« On doit d'abord penser à gagner nos duels, à s'investir à fond dans le travail défensif et de replacement, quitte à jouer à l'anglaise pendant une demi-heure. En gagnant cette bataille-là, nous pourrons ensuite développer notre jeu. Un attaquant qui perturbe la relance d'un défenseur adverse, c'est tout bon pour nous. Il faut savoir consentir le petit effort supplémentaire, celui qui ne se voit pas forcément.
Nous jouons avec quatre attaquants. Plus l'équipe évoluera haut dans le camp adverse, plus notre bloc pourra avancer et soutenir les attaquants. Il n'y a pas de secret. »

Les stats - Face à Creteil (à domicile) Reims n'a jamais perdu et n'a jamais encaissé de but. Reims-Creteil en 88-89 : 2-0; Reims-Creteil en 90-91 : 2-0; Reims-Creteil en 01-02 : 4-0 (Coupe).

 

 


L'E L E C T R O C H O C

16 SEPTEMBRE 2002

 

E N F I N !

 

Le Président est enfin monté au créneau pour tenir le seul discours qui s'imposait pour faire réagir l'équipe. Autant d'éléments déjà mis en exergue ici-même il y a trois semaines, après le calamiteux Reims-Niort.

clic Reims - Niort

 

 

Président, pourquoi ce coup de gueule ?

Ce n'était pas un coup de gueule, mais un coup de semonce. J'estime qu'à un moment donné, il faut changer de discours. Une fois de plus, nous avons laissé filer bêtement un point. Après Le Mans, Wasquehal et maintenant Laval, ça fait beaucoup.
Quel message souhaitiez-vous faire passer ?
Je tente de créer un électrochoc. Je veux faire comprendre aux joueurs que porter le maillot du Stade de Reims c'est aussi respecter les six ans d'efforts accomplis pour remonter le club. Je souhaite provoquer une réaction individuelle et collective afin de stopper rapidement cette spirale négative.
On vous connaissait moins véhément.
C'est peut-être un comportement inhabituel chez moi, mais je veux qu'on en finisse avec ces discours apaisants, ce climat lénifiant. C'est valable pour le staff et les joueurs. Je souhaite un retour aux valeurs qui nous ont permis de réussir ces derniers temps.
Le Stade de Reims est-il en danger ?
Même sans Lafond (blessé) et Bertrand (suspendu), nous devons battre Créteil samedi. L'entraîneur dispose d'un groupe de 25 joueurs pour faire son choix. Dans un sens, je pense que cette défaite à Laval peut nous faire du bien. Un nul n'aurait pas eu le même effet. Nous voilà face à un défi d'importance, à nous de le relever.
Les joueurs en sont-ils capables ?
Je le crois. C'est mon rôle de déclencher une réaction, à eux de répondre sur le terrain. Que l'on arrête de parler de poisse, la solution viendra de l'intérieur du groupe. Comme le prétend le dicton : « Plus on travaille, plus on aura de la chance.
Recueilli par Gérard KANCEL


Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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