RETOUR A VU DES TRIBUNES



8e tour AC BOULOGNE-BILLANCOURT (PH) - STADE DE REIMS : 1-4

Versailles - Samedi 13 décembre 2003 - Arbitre : Christophe Chesnais

Ribas 3e - Leroy, 7e - Boutal, 37e - Moukila 85e pour REIMS

Gillet 65e (sp) pour BOULOGNE

 

Le jour de gloire de l'ACBB

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Deux buts en sept minutes, de jolies phases de jeu... Tout avait bien commencé et puis Alexandre le Grand a refait des siennes en séchant Mathieu Gillet, le capitaine boulonnais. Carton rouge, certes un peu sévère mais nouveau carton rouge tout de même pour l'incontrôlé, l'incontrôlable Barbier. Le défenseur rémois devra donc (re)passer à la caisse. Il est d'ores et déjà assuré de pointer aux abonnés absents contre Raon et... le prochain adversaire du Stade en Coupe de France. Dommage, car ce mauvais geste a pénalisé l'équipe au point qu'elle en est rapidement venue à assurer les affaires courantes. Un match tronqué où, curieusement, le Stade ne s'est pas toujours montré à son avantage au plan technique, hésitant souvent entre les pas de danse et le jeu dur pour se mettre au diapason de l'adversaire du jour. A noter qu'une mention spéciale a été décernée vocalement à l'arbitre central, Christophe Chesnais. Rien à voir avec son cousin germain phonétique, mis à part l'hypermétropie.

(1) Contrairement au myope, l'hypermétrope voit de très près ou de très loin, mais jamais à moyenne distance.

 

 

Des images qui n'ont pas manqué de choquer. A la fin de la rencontre, les joueurs rémois regagnent les vestiaires sans un regard (ou presque) pour les nombreux supporters présents dans les travées de Versailles. Seul Oliveiras prendra la peine de venir les saluer et de leur offrir son maillot. La communion entre les joueurs et leur public, quel que soit l'endroit, quel que soit l'adversaire, quel que soit le résultat, appartient-elle déjà à un autre temps, celui de l'amateurisme ?

 

L'avant match

 

Le site

 

Photo M. Trisckel (ACBB)

 

 

AVANT-MATCH

La vie de château

"0,01% de chances" l'u

 

Il y a trop de divisions d'écart pour que le suspense soit réel. Il faut donc considérer cette rencontre comme une fête, tant pour les "petits poucets" de la Coupe de France que pour les supporters parisiens du Stade, ravis de voir leur club évoluer... à domicile.

 

Dès l'annonce du tirage, Versailles avait proposé d'abriter ce 8ème tour de Coupe au stade Montbauron. Mais, le président de l'ACBB s'était d'abord montré favorable à une rencontre disputée en Champagne, estimant que l'affiche serait plus attractive à Delaune. C'était faire peu de cas des joueurs qui avaient envie d'évoluer devant leur public.

Ils ont tranché entre les cinq propositions qui étaient arrivées au club. Après avoir écarté d'entrée l'idée de jouer en Champagne, ils ont finalement opté pour la solution initiale, à savoir celle de Versailles... que Fabrice Harvey avait rejetée "dans l'intérêt des supporters rémois", censés préférer un match en soirée (l'éclairage de Montbauron est insuffisant).

Ils ne seront effectivement pas très nombreux à faire le déplacement depuis la Champagne. Fabrice Harvey lui-même sera absent puisqu'il supplée Daniel Wargnier sur le stand SDR du Village de Noël. En revanche, les supporters parisiens du Stade, propulsés aux premières loges, seront bel et bien de la fête.

Entrée : 7 euros.

Navettes depuis Boulogne

 

Un match contre la "classe biberon" pour le Stade. Régional de l'étape (dans les travées), le petit milieu de terrain de la dream team de l'USM Rocquencourt (de dos), également membre actif d'un kop rémois du virage nord. Antoine connaît bien l'ACBB pour lui avoir infligé un cinglant 4-0 en octobre dernier. "Leur gardien était tellement nul que je lui ai inscrit trois buts dont un lob du milieu de terrain", expliquait-il dès le tirage connu. Il faisait évidemment allusion au gardien des Poussins.

 

 

L'ACBB en terrain connu

 

Disputé à Versailles, ce 8ème tour va rappeler de bons souvenirs à une large frange de l'effectif boulonnais issue du club yvelinois...

Contraint de s'exiler pour disputer son 8e tour de la Coupe de France contre Reim, l'ACBB (PH) a trouvé le point de chute idéal : le stade Montbauron de Versailles. Clin d'oeil du destin, l'effectif boulonnais s'est en effet doté d'un fort contingent d'anciens Versaillais qui ne risquent d'être trop dépaysés.

Avec quatre joueurs (Billon, Davaï et Gillet sont arrivés à l'intersaison alors que Ledigarcher est présent depuis la saison dernière) et un coach (Stéphane Meih) issus du club yvelinois, l'ACBB s'avancera donc en terrain connu. « Ça fait plaisir, on joue chez nous, sourit Rodolphe Billon (huit saisons à Versailles). » « On connaît bien le terrain, on aura plus de repères », surenchérit Stéphane Davaï (trois ans à Versailles) même si l'ancien Guingampais (il a joué dix ans à l'En Avant) avoue une préférence pour les « stades fermés sans piste d'athlétisme ».

Parti en très bons termes après six années de bons et loyaux services à Versailles « deux saisons en CFA 2 et quatre en DH », le capitaine Mathieu Gillet, lui, espère que le stade portera chance à son équipe même s'il se rappelle avoir été éliminé aux tirs au but à ce stade de la compétition par Lambres-lès-Douai (Ligue) en 2001.

"Mon pote Barbier"

Cette rencontre aura une saveur toute particulière pour David Ledigarcher qui se définit lui-même comme « un enfant de Versailles ». « J'ai commencé en pupilles puis minimes là-bas, raconte le libero. Je connais le stade par coeur. Je vais jouer contre mon pote Alexandre Barbier de Reims. Jouer à Montbauron en plus, c'est vraiment sympa, c'est un clin d'oeil. »

La connaissance des lieux ne sera sans doute pas de trop pour l'ACBB si elle veut créer l'exploit contre le leader de National. L'arrivée, cet été, de joueurs habitués à évoluer à des échelons supérieurs et d'un entraîneur jeune (34 ans) mais déjà expérimenté (titulaire du BE 2 depuis quatre ans, il entraîne depuis dix ans), semble néanmoins avoir donné un visage plus mature à la formation boulonnaise. « Ils nous ont apporté la stabilité, apprécient Valentin Sizorn et Fabrice Cavaillon (21 ans tous les deux). Ce sont des joueurs d'expérience qui nous manquaient. Ça se sent au niveau tactique, ils nous conseillent. Ils occupent des rôles clés : ce sont deux milieux défensifs et un attaquant. » « On est un peu les vieux du groupe, rigole Rodolphe Billon. Il y a de super bons jeunes ici. La seule chose qu'on peut leur apporter c'est l'expérience. »

Samedi, quel que soit le résultat final, « jeunes et anciens » essaieront de se faire plaisir car ce 8 e tour de Coupe de France est avant tout une fête pour l'ACBB, présente pour la première fois à ce niveau. « C'est bien pour le club qui essaie de créer des bases solides au niveau des seniors, estime Stéphane Meih. Cette rencontre, c'est la cerise sur le gâteau. »

Alexandre BOUCHER

12-12-03

 

 

La route des 32èmes est ouverte

 

Vincent Dos Santos, intendant (!?) de Reims, à gauche,

et Jean Guenneau et Franck Scanvic

(respectivement secrétaire général et permament de l'ACBB),

à droite, entourent Amara Simba, Alain Giresse

 

 

Il faudra patienter jusqu'au 3 janvier prochain pour que les choses sérieuses commencent enfin en Coupe de France. Au 8ème tour, Reims affrontera en effet Boulogne-Billancourt (PH), actuellement troisième de son groupe de Promotion d'Honneur. L'équipe des Hauts-de-Seine était la plus petite du chapeau rémois. On comprendrait mal que les Stadistes ratent la marche. La rencontre aura lieu le samedi 13 décembre 2003.

 

 

Reims ne veut pas jouer l'après-midi

 

La Première participation de l'ACBB (PH) au 8e tour de la Coupe de France sera doublement placée sous le signe de l'histoire. Les Boulonnais, qui faisaient partie des quatre Petits Poucets encore présents à ce stade de la compétition (avec Drancy, Mondelange et Aire-sur-la-Lys), affronteront en effet un club mythique du football français, le Stade de Reims. Double vainqueur de la Coupe (1950 et 1958), Reims est actuellement leader en National. « Sans être méprisant pour l'ACBB, c'est un tirage qui me satisfait et me rassure, affirme l'entraîneur rémois Ladislas Lozano, qui avait emmené Calais (CFA) en finale lors de l'édition 2000. On préfère aller là-bas qu'à Créteil, Troyes ou Dijon. Mais il faudra nous montrer sérieux et appliqués pour offrir à notre public, qui le mérite, un 32 e de finale. » Du côté de l'ACBB, la satisfaction de se mesurer à un tel adversaire l'emportait sur la crainte.


« Un plus pour le club »

« Ce match est un plus pour le club, affirme Stéphane Meih, l'entraîneur de l'ACBB. On aurait peut-être préféré tomber sur un club un peu moins gros, mais il faut reconnaître qu'on avait eu un tirage clément jusque-là. Même si on a une chance infime de passer, on va essayer de sortir la tête haute en pratiquant un beau football pour démonter qu'on n'est pas arrivés là par hasard. Mais on ne doit pas se tromper d'objectif, il faut d'abord se concentrer sur les deux prochains matchs avant de penser à Reims. » « On fera tout pour ne pas prendre un carton, surenchérit le milieu de terrain Valentin Sizorn. Mais, quoi qu'il arrive, je préfère recevoir, ce serait bien qu'il y ait beaucoup de monde pour nous soutenir. »

Ses deux stades (Le Gallo à Boulogne-Billancourt et Marcel-Bec à Meudon) n'étant pas homologués, l'ACBB se retrouve confronté à un souci de taille et doit maintenant s'attacher à trouver rapidement un terrain de repli. Dès l'annonce du tirage, Gérard Ancel, le président de Versailles (DH), a spontanément proposé de prêter ses installations. Seul problème, l'absence d'éclairage, qui obligerait les deux équipes à jouer le samedi après-midi (14 h 30) alors que Reims préférerait jouer en soirée afin de pouvoir organiser un déplacement de masse pour ses supporters.

Le club rémois a ainsi proposé d'inverser la rencontre et de recevoir l'ACBB au stade Delaune. Hier soir, les dirigeants boulonnais, qui pensaient également à la solution du stade Yves-du-Manoir à Colombes, n'avaient pas encore arrêté leur choix.

 

28 - 11 - 03

 

 

La qualification de l'ACBB au 7ème tour

 

 

 

7e tour US VANDOEUVRE-LES-NANCY (DH) - STADE DE REIMS : 0-3

Samedi 22 novembre 2003 - Arbitre : Sébastien Moreira

DOSSEVI 21e, 86e

RIBAS 57e

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Place aux choses sérieuses !

 

Comme prévu, le Stade a expédié les affaires courantes au petit trot à Vandoeuvre-lès-Nancy. Ainsi que l'avait souligné Ladislas Lozano avant la rencontre, il était d'ailleurs « inconcevable que Reims ne passe pas ce septième tour... ». Mais les Stadistes, qui ont beaucoup à se faire pardonner après la déconvenue gardoise, ont tenu à y ajouter la manière.

Les choses sérieuses commenceront le jeudi 27 novembre avec le tirage au sort du 8ème Tour au Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) à Paris. L'adversaire des Rémois sera connu sur le coup de midi et demi. Deux anciens internationaux et Girondins de Bordeaux, Alain Giresse et Jean-Christophe Thouvenel, ont été désignés pour tirer au sort les équipes qualifiées. Les rencontres auront lieu les samedi 13 et dimanche 14 décembre 2003.

 

 

Proprement étouffés

Dossevi poursuivi par Laruell et Collé

Eteignoir : « Nom commun désignant un petit cône métallique dont on coiffe les bougies ou les chandelles pour les éteindre ». La définition est tirée du Petit Larousse 2003 (page 402). Pour ceux qui n'auraient pas saisi le sens figuré de ce mot, il suffisait d'être hier après-midi au Parc des Nations et d'observer comment Reims a proprement mis Vandoeuvre sous l'éteignoir. La petite lueur des locaux a vacillé au fil des minutes avant de mourir après le repos.

Ladislas Lozano avait prévenu : « Ne pas prendre ce match au sérieux serait une faute de professionalisme... ». Le conseil du gourou de la Coupe de France (finaliste en 2000 avec Calais, CFA) a parfaitement été écouté. « On s'est mis de suite sur les bons rails », reconnaissait Stéphane Laquait, l'ancien Nancéien (92 à 95), sitôt le coup de sifflet final, « nous sommes parvenus à hisser notre niveau de jeu ».

 

Privés de ballon

Reims n'est effectivement pas tombé dans le piège qui aurait consisté à se placer au niveau des Vandopériens. Non, les visiteurs, bien en place et avec une énorme densité physique, ont d'entrée mis une grosse pression qu'ils n'ont jamais relâchée. Pour être tout à fait clair, Vandoeuvre n'a pas vu le ballon du match...

Et si Motyka et sa troupe passèrent sans encombre le premier quart d'heure, l'affaire se corsa singulièrement alors qu'ils couraient dans le vide depuis vingt minutes : un coup-franc rapidement joué par Laquait au milieu du terrain trouva Dossevi à l'entrée de la surface. La frappe, pure et tendue à mi-hauteur, alla se ficher dans le petit filet droit de Delaborde, un poil masqué sur ce coup. Cette équation à onze inconnues, Vandoeuvre ne put la résoudre : avec Laquait et Dambury en essuie-glaces, Reims confisquait toujours le cuir et les hommes d'Etienne-Verrier, certes appliqués, avaient toujours une fraction de seconde de retard.

 

Ah, si Mimèche...

« Reims nous a contraints à beaucoup reculer, à beaucoup subir », souffla Motyka dans les vestiaires. « Ce fut un match très frustrant, nous n'avons pas beaucoup touché de ballons... ». Les Vandopériens franchirent en effet rarement le milieu de terrain balle au pied et quand ils eurent des occasions d'inquiéter le gardien rémois, ce fut sur des coups-francs... tirés beaucoup trop maladroitement.

A 0-1, il fallait tenir encore et espérer. Espérer que la première - et unique - occasion soit la bonne. Elle survint à la 52' : Bigot lança Mimèche dans le trou. L'attaquant, qui avait évité le retour de l'immense Ongoly, buta du gauche sur Balijon, opportunément sorti à sa rencontre.

Reims fit alors proprement le métier. Sur un centre de la gauche et un renvoi faiblard de Lemonnier, Dossevi, de la tête, trouva Ribas dans les six mètres. Hors-jeu ? Pas hors-jeu ? Toujours est-il que le petit Rémois doublait la mise d'une reprise acrobatique (59'). Un quart d'heure plus tard, Dossevi, encore lui, servi à six mètres par Leroy, s'y reprenait à deux fois mais trompait de nouveau Delaborde. D'une implacable logique... Eric NICOLAS

 

 

Ladislas Lozano (entr. Reims) : « Nous avions l'obligation de gagner et nous l'avons fait avec sérieux et rigueur. Ce ne fut pas un match enlevé au niveau du rythme mais nous avons su faire la différence. J'adresse mes félicitations à mes joueurs mais également à ceux de Vandoeuvre qui n'ont jamais baissé les bras ».

Pierre Etienne-Verrier (entr. Vandoeuvre) : « On s'attendait à ce que nous les inquiétions davantage. Là, nous n'avons eu qu'une seule situation de but et il aurait fallu 100 % de réussite. Pendant les vingt premières minutes, Reims n'a pas d'occasion mais ouvre la marque sur une faute d'inattention de notre part. Après, c'est devenu plus simple pour eux ».

 

 

 

AVANT-MATCH

 

Tout tremblants de fièvre...

 

"Vandoeuvre savoure sa fièvre" - A la routine du championnat, l'USV préfère la passion de la Coupe. En espérant, maintenant, fidéliser un plus large public. « Ça va nous changer de notre petite routine... » C'est Sébastien Motyka qui l'annonce, et rien qu'au timbre de la voix, on cerne que l'attaquant est loin de regretter l'arrivée annoncée d'un pic passionnel. Quinze ans plus tard ou presque (c'était le 5 février 89), Vandoeuvre retrouve Reims sur sa route, au sein d'un Parc des Nations plus souvent qu'à son tour enrubanné par un silence respectueux. « Quand je vois qu'à Montbronn, un village de Moselle, on retrouve parfois jusqu'à 300 spectateurs autour de la main courante... Là-bas, c'est vraiment la sortie du week-end » compare le joueur.

Aux Nations, rien de tel. La faute à plein de choses, sans doute. Aux structures de la population de la ville peut-être, à la concurrence de l'ASNL, à l'éclatement des activités sportives, à l'absence de sentiment d'identité autour du club de foot probablement... « Il faut bien reconnaître » poursuit Sébastien Motyka, « que même si nous sommes le plus gros club de Lorraine avec 450 licenciés, il y a aussi le basket, le hand et le volley qui occupent l'actualité nationale à Vandoeuvre. Et puis, ne serait-ce qu'en foot, il y a tellement de matches dans les environs que les spectateurs potentiels ont vite fait de se disperser. Je suis persuadé que si nous avions un éclairage pour nous permettre de jouer le samedi soir, nous pourrions fidéliser davantage le public ».

 

Effervescence au foyer

En attendant des travaux au printemps pour y remédier, l'absence de club-house, mais aussi de buvette constitue un handicap évident au registre de la convivialité.

Vandoeuvre-Reims, demain, c'est au moins l'assurance de renouer avec le fil d'une passion trop souvent déficiente pour le quotidien du championnat. « Pour transformer cette journée en belle fête, nous avons ainsi commencé par mobiliser les jeunes du club. Sachant que les supporters rémois viendront déjà à 300 » prévient Sébastien Motyka.

Dans les locaux investis par le « foyer » du club, où l'on refait le monde et les matches de l'USV autour d'un verre, rien n'a été négligé autour d'André Michel. Le soir, les bénévoles rassemblent leurs énergies autour de l'organisation de ce match. « On avait déjà connu ça en 2.000 avec la venue de Mulhouse et Levallois. Pour nous et pour la région, ça nous fera un bon petit coup de publicité » relève le maître des lieux.

Au Parc des Nations, la vente de billets a déjà démarré (9h-12h et 14h-18h). « Le téléphone n'arrête pas de sonner » se réjouit Gérard Sassi. Si, faute de temps, trop peu d'affiches ont été disposées à travers la ville, le bouche à oreille constitue le meilleur argument de communication. On fait avec les moyens du bord. Des barrières doivent séparer les supporters des deux camps, capacité maximale 1.935 spectateurs. « Une banderole a été installée sur le pont près du Centre des Impôts » rappelle Gérard Sassi. On aborde l'événement comme il se doit. « Je ne sais pas si ça permettra de fidéliser durablement les spectateurs » s'interroge Sébastien Motyka. « Espérons au moins que nous vivrons un vrai moment de fête ». Antoine PETRY

 

 

 

DÉTERMINÉ

 

Lozano ne veut pas... caler

humour lorrain

 

Avant le tirage au sort du septième tour, les Vandopériens ne rêvaient vraiment pas d'affronter une équipe de National. Soit, ils voulaient accueillir un club de L2 réputé. Avec une préférence pour le voisin de l'AS Nancy-Lorraine. Soit, ils espéraient rencontrer un " petit " pour avoir un maximum de chances de passer, de faire un pas supplémentaire vers les 32e de finale. Stade de l'épreuve synonyme d'entrée en lice des vedettes de L1.

Leur voeu n'a pas été exaucé puisque, ce samedi à 14h, l'USV accueillera une formation appartenant à la troisième division française. Et pourtant, les " Verts " sont finalement tout heureux de leur sort. Car ils ne vont pas défier un quelconque pensionnaire du championnat National, genre Louhans-Cuiseaux. Ils vont recevoir un club ô combien prestigieux, sacré six fois en D1 et double finaliste de la Coupe d'Europe (1956, 1959) : Reims.

Et ce n'est pas tout. Cerise sur le gâteau, l'actuel coach des Champenois se révèle le personnage ayant sûrement le plus marqué l'histoire de la Coupe au cours des dernières saisons. Il s'agit de Ladislas Lozano, l'homme qui en 2000 avait transformé les amateurs de Calais en héros du foot français.

 

Presque quatre ans après votre épopée à la tête du CRUFC (finale perdue 2-1 contre Nantes), que représente la Coupe de France pour vous ?

C'est une compétition fabuleuse. J'aimerais qu'elle me procure encore de grandes joies même si, avec Calais, j'ai vécu une aventure unique. Une CFA en finale, cela ne se reproduira peut-être jamais !

 

Doit-on vous appeler monsieur ''Coupe de France'' ?

J'arrive aussi à gagner des matches de championnat ë(amusé)... En 2001, j'ai emmené Calais en National. Et cette saison, mon équipe de Reims occupe le fauteuil de leader. Mais c'est vrai, les épreuves à élimination directe me réussissent bien. Avec Saint-Omer en 1992, on avait été sorti par Monaco en huitième de finale. Et puis, lorsque j'ai entraîné au Maroc comme au Qatar, j'ai à chaque fois remporté des coupes.

 

Ce n'est pas un hasard...

Si vous avez raison, tant mieux. Quoi qu'il en soit, je ne possède pas une formule magique ! Je sais simplement qu'il faut répondre présent le jour J. Il n'y a pas d'alternative : c'est ''quitte ou double''. L'aspect mental compte énormément. La causerie d'avant-match d'un coach a plus d'importance en Coupe qu'en championnat.

 

Qu'allez-vous dire à vos joueurs, samedi, à quelques minutes du coup d'envoi en Lorraine ?

Je leur demanderai d'être des professionnels avec un état d'esprit amateur. Je comparerai également Vandoeuvre à Calais.

 

Que savez-vous de l'US Vandoeuvre ?

Nous avons obtenu plusieurs informations à son sujet. C'est une bonne équipe de DH. Nous ne ferons pas de complexe de supériorité. Mon adjoint Jean-Claude Cloet, un ancien de l'ASNL, ne veut pas entendre parler d'une éventuelle élimination en Meurthe-et-Moselle ! On a le devoir de franchir ce tour.

 

D'autant que vous défendez les couleurs d'un club de légende...

Oui. La popularité du Stade de Reims reste incroyable. Elle dépasse encore les frontières. Je suis castillan de naissance. Le jour de ma signature à Auguste-Delaune, j'ai reçu un nombre incalculable de coups de téléphone d'amis espagnols qui n'ont pas oublié les fameux duels entre les Rémois et le Real Madrid.

En 2003, pour la première fois depuis sept ans, les demi-finales de la Coupe de France n'ont concerné que des L1. Comment l'expliquez-vous ?

Un tremblement de terre s'est produit en 2000. Cette année-là, outre nos exploits avec le CRUFC, il y avait eu la victoire de Gueugnon en Coupe de la Ligue. Maintenant, les équipes favorites sont prévenues. Si elles n'évoluent pas à 100%, elles passent à la trappe.

Propos recueillis par Romain JACQUOT

 

Vandoeuvre a déjà joué contre Reims en Coupe de France. C'était le 5 février 1989, pour le compte du huitième tour. Les Vandopériens s'étaient inclinés 2-1, après avoir réduit la marque à la 85e, sur un tir lointain de Bruno Poirson, aujourdh'ui entraîneur de Messein.

 

 

 

6e tour OLYMPIQUE SAINT-DIZIER (CFA2) - STADE DE REIMS : 1-6

Samedi 1er novembre 2003 - Stade Charles-Jacquin

BARBIER, 63e - MARSEILLE, 95E ET 103e - PETITJEAN, 97e - DIANÉ, 115e - LEROY, 118e

 

Les intermittents du football

 

 

BALIJON

LOUIRON - BARBIER - ARNAUD - LEROY

RIBAS - DAMBURY - LAQUAIT - PETITJEAN

DIANÉ - MOUKILA

 

Arnaud dans le "bourbier" bragard (Studio H)

 

- Une petite centaine de supporters rémois seulement ont fait le déplacement en Haute-Marne, tandis que les Bragards se sont, au contraire, mobilisés. Ils sont environ 700 dans les tribunes de Charles-Jacquin.

45e - Le point à la mi-temps sera rapide car il ne s'est strictement rien passé dans cette rencontre où les Rémois se sont, pour le moment, montrés incapables de prendre le jeu à leur compte. Pire ! Ils ne sont pas à l'abri d'une banderille bragarde. Inquiétant...

- 63e : 0-1 - Alors que la seconde mi-temps avait repris sur le même tempo que la première, Reims ouvre la marque sur corner. Un ballon dévié de la tête par Arnaud, prolongé dans les filets haut-marnais par Barbier.

Auparavant, le seul événement notable du match avait été le remplacement de Louiron par Comminges. Autrement dit, les spectateurs qui ont défié la pluie et le froid sont bien mal récompensés de leur abnégation.

- 90e : 1-1 - Saint-Dizier égalise sur coup-franc à la dernière minute du temps réglementaire, contraignant le Stade à disputer les prolongations. Ce n'est pas immérité pour des Bragards pourtant bien pâles, car Reims dispute un non-match ce soir.

- 95e - 1-2 Centre en retrait de Comminges pour Marseille, entré en jeu à la place de Ribas à 10 minutes de la fin du temps réglementaire.

- 97e - 1-3 - Petitjean dribble toute la défense et lobbe le gardien... comme à l'entrainement.

Depuis que Reims s'est enfin décidé à jouer, les Bragards se font piétiner... Mais il aura fallu un coup de gueule de Lozano pour en arriver là !

- 103e - 1-4 - Frappe anodine de Petitjean mal captée par le gardien. Marseille, de passage dans les parages, récupère le ballon et le pousse au fond des filets.

- 115e - 1-5 - Frappe sèche de Diané : le gardien ne peut que constater les dégâts. Une minute auparavant, Moukila avait frappé sur le poteau.

- 118e - 1-6 - Coup franc de Leroy aux 20 mètres, en pleine lucarne.

 

Piqués au vif, vexés d'être contraints aux prolongations, en fin de rencontre les Rémois ont infligé une véritable correction aux pensionnaires du CFA2. Assez pour nous rassurer. Pas assez pour nous faire oublier 90 minutes de laxisme. Quand on a l'ambition d'accéder à la Ligue 2 et de faire carrière en Coupe, on ne peut se contenter de jouer au football par intermittence.

 

 

 

 

 

Des Ultrem tout feu, tout flamme (studio H)

 

 

 

AVANT-MATCH

 

Saint-Dizier : l'équipe qui (se) fait peur

Le site du COSD Le classement du COSD

 

Que l'on n'aille pas crier à l'exploit si Reims s'impose nettement en terre bragarde. Saint-Dizier n'a rien d'un foudre de guerre, loin s'en faut ! En déplacement, la seule préoccupation de Fabien Tissot était jusqu'à présent d'encaisser le moins de buts possible, tandis qu'à domicile, les scores de parité ont parfois valeur d'exploit. Mais la règle du championnat ne vaut pas forcément pour la Coupe, allez- vous rétorquer.

 

Fabien Tissot, ex-Stadiste

et néo-coach bragard

 

Réactions de Fabien Tissot

(extraits du "Journal de la Haute-Marne")

 

Extraits choisis :

"A trois reprises dans le premier quart d'heure du match contre Compiègne, Cédric Delafraye (le portier bragard) s'est retrouvé seul face à un attaquant du fait d'une absence évidente d'attention au marquage."

Anthony Schillinger brillant face à Levallois, Cédric Delafraye se met en évidence. Voilà de quoi vous sastisfaire ? "C'est bien sûr une grande satisfaction. Cédric nous sauve la mise. Mais je préférerais qu'un attaquant se mette en évidence. Nous pourrions marquer des buts."

 

Ou encore…

"Notre première période a été catastrophique. Mes joueurs ont perdu un nombre incalculable de ballons peut-être par manque de concention. Et puis, les passes étaient toujours adressées dans l'axe alors que j'avais demandé d'écarter le jeu."

Et pourtant, vous menez à la pause grâce à une litigieuse décision de l'arbitre. "Le penalty vient d'un autre monde. Quand l'arbitre siffle celui en notre faveur, personne n'est à terre. Nous n'arrivons pas à poser le jeu. Si nous ne bénéficions pas d'un pénalty, nous ne marquons pas."

"En deuxième mi-temps, il y a eu du mieux. Je regrette simplement un cruel manque de maîtrise technique qui n'a pas permis de gérer les contres."

"Depuis le début de saison, vous souffrez de carences offensives. " Nous créons des occasions mais personne n'est là pour mettre le ballon au fond des filets. Nous souffrons également d'un manque de jeu collectif s'illustrant par des frappes à 30 m ou des dribbles inutiles.

Pas d'attaque, pas de défense, pas de fond de jeu. Le bilan est maigre. Bon courage Fabien !

 

 

5e tour OLYMPIQUE CHARLEVILLE (DH) - STADE DE REIMS : 0-3

Samedi 18 octobre 2003 - 20h - Stade du Petit-Bois

BOUTAL, 8e - MOUKILA, 34e, 87e

 

 

Une qualification sans suspense

 

Environ 300 rémois et... un Sedanais (David Ducourtioux) ont fait le déplacement dans les Ardennes pour soutenir les Rouge & Blanc qui, une fois n'est pas coutume évolueront en bleu, blanc, rouge au Petit-Bois.

ONZE DE DÉPART

BALIJON

COMMINGES BARBIER ARNAUD LEROY

PETITJEAN DAMBURY LAQUAIT FRANCOIS

BOUTAL MOUKILA

 

- 8e : 0-1 (Boutal). Les choses n'ont pas traînéà Charleville. A la suite d'une série de une-deux avec François, Boutal a crucifié le gardien carolomacérien comme à la parade.

A signaler toutefois que, quelques secondes auparavant, l'arbitre (M. Caput) aurait été bien inspiré de siffler un penalty en faveur de Charleville, à la suite d'une main de Comminges dans la surface.

A noter également que les fumis sont de retour. Rien de bien grave puisque l'amende sera pour Charleville.

- 34e : 0-2 (Moukila). Excellent travail de François, côté gauche, qui transmet à Boutal, plein axe. Mais, l'attaquant rémois tergiverse et butte sur le gardien. Moukila surgit, récupère le ballon et le pousse au fond des filets.

- 87e : 0-3 (Moukila sp). Diané est fauché dans la surface. Penalty indiscutable transformé par Moukila.

 

 

Reims attendu au coin du Petit-Bois

 

09-10-03 -Le tirage au sort du 5e tour de la Coupe de France marquait hier l'entrée dans la compétition des clubs de National. En Champagne-Ardenne, le Stade de Reims faisait ainsi figure d'épouvantail. Et c'est l'Olympique de Charleville qui a eu le redoutable honneur de l'attirer dans son jardin. La rencontre se déroulera le samedi 18 octobre (20 heures) au Petit-Bois.

 

Souvenirs
Les deux équipes se connaissent déjà, notamment pour s'être affrontées au 6e tour lors de l'édition 1999-2000, dans les Ardennes déjà. Le Stade s'était imposé 6-1.
Au rayon des souvenirs, Jean-Claude Cloët, l'entraîneur-adjoint, ressort aussi de sa mémoire une victoire en terre carolo lorsqu'il entraînait Gravelines alors que Ladislas Lozano se remémore les luttes engagées, en tant que joueur, avec Abbeville : « Nous préparerons cette rencontre avec sérieux. Ce tirage nous invite au respect car l'adversaire jouera une partie importante. L'esprit qui animait l'équipe à l'époque où je la jouais doit exister encore. Pour nous, la Coupe de France est très importante. Plus que la Coupe de la Ligue qui était mal positionnée dans le calendrier. L'élimination n'a pas été une catastrophe. En Coupe de France, elle le serait. C'est une compétition qui doit nous permettre de capitaliser encore plus de confiance. »

 

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Enfin à la maison

Dans les rangs olympiens, le président, Yves Blanchard, n'était pas mécontent de l'opportunité de jouer un gros calibre à la maison. « Je préfère accueillir Reims au Petit-Bois que d'aller jouer une équipe de DH en Haute-Marne. La venue du Stade doit donner lieu à une fête du football. On espère qu'il y aura un peu de public pour jouer le rôle du 12e homme. »
Ce choc pourrait aussi donner le véritable coup d'envoi de la saison des Carolos. Coachés par Miguel Vincent et candidats déclarés à la montée, ils ont en effet raté leur mise en route et pointent à la 12e place avec quatre nuls et une défaite en cinq matches.
Philippe LAUNAY

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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