INTERVIEW DE SILAS BILLONG

(version champenoise)

La version bretonne figure dans la page consacrée au match Brest-Reims du 20 septembre 2003

 

Samedi 20 septembre 2003

 

Billong : d'un Stade à l'autre

 

Stoppeur et sans reproches. Une saison (réussie) à Reims en dépit d'une peu glorieuse rétrogradation, et Silas Billong s'en est allé. Exit la Champagne qui plaisait bien à sa famille, bonjour le Finistère, son port militaire, ses mouettes et son « merveilleux bord de mer ».
De Reims à Brest, d'une Stade à l'autre, pour le jovial latéral, le soleil se lève désormais à l'Ouest.


Silas, à peine parti, vous vous retrouvez déjà sur la route des Rémois ?
« Ce n'est pas un hasard. En signant en National, je savais qu'un jour ou l'autre nos routes se seraient croisées ».


Reims reste pour vous un bon ou un mauvais souvenir ?
« Un bon évidemment, même si nous n'avons pu atteindre notre objectif qui était le maintien. Mais il s'est passé tellement de choses dans ce club au cours de la saison qu'il aurait fallu un miracle pour redresser la situation ».

 

Pourquoi avoir quitté le Stade si c'est pour vous retrouver comme lui, en National ?
« Parce qu'on n'a pas souhaité me garder. Certes, le club retombait en National, mais la proposition qui m'a été faite confirmait qu'on voulait que j'aille voir ailleurs. Mais bon, ça se passe comme ça dans le foot, j'ai déjà tourné la page. Simplement, je veux ajouter que j'ai beaucoup apprécié l'engouement du public rémois. Ca faisait chaud au cœur de voir que les supporters ne nous ont jamais lâchés. J'en profite pour envoyer le bonjour à tous les potes ».


Comment expliquez-vous le bon début de saison effectué par Brest ?
« L'osmose s'est réalisée tout de suite entre les joueurs. Nous avons également connu un peu de réussite. Je suis étonné car l'équipe a été renouvelée à 90 %. Dès les matches amicaux, le coach a trouvé la bonne formule ».

 

Comment évolue le Stade Brestois ?
« Ca dépend. En 4-4-2 ou en 3-5-2. En fait, on joue la gagne. On essaie de ne pas prendre de but et d'en marquer un. Nous possédons la meilleure défense avec seulement 4 buts concédés. Notre challenge est de confirmer cette solidité à chaque match ».


Où vous situez-vous sur cet échiquier ?
« J'ai débuté à droite avant de passer dans l'axe de la défense. Lorsque Bourgis s'est blessé, je suis retourné sur le côté droit. Mais c'est dans l'axe que j'évolue le plus souvent ».


Quel poste à votre préférence ?

« Latéral droit ou stoppeur, je n'ai pas de préférence. Je joue où le coach me demande de jouer. Il aime bien que je reste au marquage (rire) ».


Le Stade brestois contre le Stade de Reims : voilà un duel qui fait vibrer la Bretagne.
« C'est le premier big match de la saison. Ici, tout le monde en parle. L'engouement est réel. On attend entre 8.000 et 9.000 personnes ».


Ce choc n'est-il pas plus important pour vous qui évoluez à domicile ?

« Les deux équipes visent la montée. Reims marque beaucoup de buts et nous, nous en encaissons peu. C'est la meilleure attaque face à la meilleure défense, c'est une bonne occasion de juger le rapport de force. Contre Romorantin (la deuxième attaque du groupe) après avoir encaissé un but d'entrée, nous avons eu la force mentale pour retourner la situation. Je suis d'ailleurs surpris par la qualité des jeunes comme Vanoukia ou Ribery, ce sont des excellents éléments de National ».


Qu'attendez-vous de ce sommet ?
« Qu'il tienne ses promesses. Que le niveau de jeu soit bon, que le public nous pousse jusqu'au bout et que Brest l'emporte évidemment ».


Et si Reims s'imposait ?
« Ce serait étonnant. Qu'il se méfie plutôt de Romorantin, une très bonne équipe possédant un excellent collectif. Bon, j'attends les copains. Qu'ils me ramènent mon champagne ! Ils viennent en avion ? Ca va être chaud alors ! »
Recueilli par Gérard Kancel



"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL