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Laquait pour le plaisir


Laquait a eu « du mal à accepter son départ de Reims ».
 

 


Après un week-end de repos pour cause de tour de Coupe, Epernay, 2e, retrouve le championnat ce soir en accueillant Arras, 7e (à cinq points du Racing).
Après une première apparition d'une heure lors de la défaite (0-1) aux Lilas, Stéphane Laquait foulera pour la première fois Paul-Chandon avec ses nouvelles couleurs.
L'ex-milieu stadiste Ð qui passe le BE1 avant de s'attaquer au DEF et entraîne les poussins et les 16 ans à Prunay où il réside Ð n'a pas eu de propositions assez motivantes pour quitter la région à l'intersaison.
Stéphane, qu'est-ce qui vous a décidé à vous engager avec Epernay ?
« Après m'être entraîné pendant tout le mois de septembre, j'ai trouvé un bon groupe avec un bon entraîneur. J'ai envie de prendre plaisir dans une équipe qui tourne bien. C'est une bonne transition avec l'après football ».
Vous avez eu quelques contacts à l'intersaison. Pourquoi n'y avez-vous pas donné suite ?
« Aucun challenge ne m'a convaincu. Après le Stade, je voulais quelque chose de vraiment motivant, qui donne envie d'aller à l'entraînement le matin. A Reims, il y avait une pression stimulante que peu de clubs de National auraient pu m'offrir. Ce n'était pas une question d'argent ».
Comment avez-vous vécu la rupture avec le Stade ?
« Même si je peux comprendre le choix de ne pas me conserver, j'ai quand même eu du mal à l'accepter. Ca fait mal mais c'est comme ça dans le monde pro. C'était remettre en cause ma capacité à évoluer en L2. J'y ai pourtant joué pendant 10 ans. Je n'avais jamais connu le National avant la descente avec Reims. J'aurais pu alors jouer la sécurité en trouvant un autre club de L2. Mais je ne regrette pas mon choix. J'ai vécu de grosses émotions que ce soit lors de la descente ou de la remontée que je n'aurais peut-être pas connues ailleurs ».
La blessure qui vous a éloigné des terrains pendant plusieurs mois au milieu de la saison a peut-être pesé dans la décision.
« J'ai l'impression qu'on m'a jugé sur les deux derniers mois de la saison. En oubliant trop vite les cinq premiers où cela s'était très bien passé. Je pense avoir fait preuve de professionnalisme et de courage pour revenir après cette grave blessure (fracture du plateau tibial avec rupture partielle des ligaments croisés postérieurs, juste avant la trêve).
J'ai bossé seul dans mon coin pendant trois mois pour pouvoir revenir et aider le club à atteindre son objectif de la montée. Et je pense que j'aurais pu jouer un rôle en L2 cette saison, pas forcément comme titulaire indiscutable. Dans ma carrière je me suis toujours senti en danger et c'est finalement l'année où je m'y attendais le moins que ça m'est tombé dessus alors que je pensais qu'il y avait des contrats moraux ».
Avez-vous assisté à des matches du Stade ?
« J'ai dit ce que j'avais à dire aux gens. Je peux y retourner sans problème. J'ai assisté à plusieurs rencontres. Même si le Stade connaît une période difficile, je lui souhaite de se maintenir. Cela va se jouer au mental dans ce championnat serré, plus difficile qu'il y a deux ans ».
Comment s'est passée votre première sortie aux Lilas ?
« Nous avons été battus par une grosse équipe qui a d'ailleurs confirmé en sortant Sannois en Coupe la semaine suivante. Et pourtant nous aurions pu gagner, au moins partager les points. Cela confirme qu'Epernay possède un bon potentiel. Au niveau personnel, après plus de quatre mois sans compétition, ce fut assez difficile dans l'engagement et le rythme. Cela devrait aller mieux face à Arras mais il me faudra trois ou quatre matches pour être vraiment bien ».
Recueilli par Ch.H.



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