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Une mi-temps, trois points...



Exclu sévèrement, Ludovic Leroy manquera le déplacement picard.; Que cette frappe (victorieuse) de Delmotte risque de valoir cher au décompte final. Christian LANTENOIS
 

 


AU terme d'un match crispant, Reims, volontaire et solidaire à défaut d'être génial, a mis fin à une série de onze matches sans victoire. La prime à une seconde période plus offensive.
Le Stade abordait ce match la peur dans un 4-1-4-1, dispositif déjà vu lors de la venue d'Angers, avec Delmotte intercalé entre son milieu et sa défense où l'axe avait été confié à Barbier et Houche.
Cette précaution n'était pas inutile face à des Chamois habiles à prendre les intervalles. Ils s'appuyaient sur le puissant Rivière, Obiorah son alter ego de l'attaque, et Féret, actif sur la gauche.
Heureusement, l'ancien Cherbourgeois trouvait sur son aile le rentant Comminges, combatif à souhait. Il offrait tout de même les premières opportunités à des Bleu et Blanc apparaissant moins crispés par un enjeu qui n'était pourtant pas mince pour eux.
Tingry sortait ainsi trois arrêts décisifs à la 17e: d'abord sur un déboulé de Féret, puis sur la reprise de Ferrier qu'il boxait avant de stopper l'essai de Coulibaly.
Delaune, qui s'était tu, pouvait reprendre sa respiration pour soutenir ses Rouge et Blanc toujours aussi tétanisés malgré les permutations entre Diané et Petitjean.
Les recherches d'appuis derrière et les relances latérales résumaient le doute rémois. Quand la confiance n'est pas là, aucune prise de risque n'est possible.

Grain de folie

Il aurait fallu desserrer ce frein à main pour contourner le bloc de visiteurs plus dynamiques. Finalement, Marichez n'eut à s'employer que sur deux coup francs de Delmotte.
Le premier, de 40 m, filait en lucarne (29e). Le second, consécutif à une faute de Couturier sur Viale, obligeait le portier à un réflexe (39e).
A la reprise, en remontant Diané à hauteur de Viale jusque-là seule pointe, Jean-Claude Cloët donnait le signal de la révolte. Il fallait enflammer des débats jusqu'ici assez pauvres.
L'Ivoirien devait servir de détonateur et, dès la 46e, Boutal fut un poil court pour reprendre son centre.
Le Stade s'installait franchement dans le camp adverse. Leur jeu était encore parasité par les imperfections techniques mais les Rouge et Blanc pressaient enfin.
Le rythme s'en ressentait. Les dispositifs s'étiraient pour ouvrir quelques espaces. Delmotte et les siens, passé en 4-3-3 avec un Boutal promu avant-centre après la sortie de Viale, tentaient de s'y engouffrer en faisant mieux circuler le ballon. Mais, l'ouverture tardait à se présenter malgré une tête cadrée de Boutal sur un centre de Cazarelly (67e) puis une autre juste au-dessus encore après un service de l'ancien Amiénois (74e).
Niort ne misait plus que sur les contres. Un ballon perdu par Comminges offrit une situation à Lalaoui, personnel (72e).
La chance deux-sévrienne était passée. Car, le Stade sut profiter de la percussion de Farssane.

Farssane percutant

L'ancien Châlonnais, qui disputait son 3e match officiel avec le Stade, grillait la politesse à Couturier contraint de le pousser dans le dos.
Penalty indiscutable transformé par Delmotte (83e).
Le promu marnais prenait un avantage définitif car conforté par Diané, pour son 6e but, puis par un arrêt de Tingry au bout du temps additionnel que les Rémois ont joué à dix après l'exclusion injustifiée de Leroy, privé de retrouvailles à Amiens.
Ce succès n'est pas encore synonyme de maintien, surtout au regard des victoires de Clermont et Créteil, mais il relance un Stade, virtuellement relégable lorsque Créteil prit l'avantage et qui aurait donc payé au prix fort un tout autre résultat.
Philippe Launay


reimsvdt.com



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