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•  Coupe de la Ligue (1er tour) - Reims-Caen : 1-0


Par un petit trou normand

Malmenés par Caen pendant 70 minutes, Reims a patienté avant d'aller chercher son billet pour les 16es de finale.

Le tête à tête, ici Burle-Raineau, a fini par tourner à l'avantage des Rémois. Christian LANTENOIS
 

 


23-08-06 - En une formule, Sylvain Didot résumait le sentiment du vestiaire stadiste : « Un tour de Coupe, c'est fait pour être passé. » Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse (1-0).
Et, hier, Delaune était ivre de bonheur après la qualification des siens.
« Elle est venue dans la douleur », précisait Thierry Froger, rendant hommage à Johan Liébus.
Le portier rémois a en effet contenu les assauts caennais. En première période, il ne voyait que du Bleu déferler par vagues sur ses cages.
« Johan a réalisé des arrêts déterminants, poursuit le coach. Nous étions plus en réaction. Nous n'étions pas rentrés dans un match de Coupe. Dans les jambes, les garçons n'étaient pas très bien. »

Gérer la tempête
De fait, le rythme était entièrement imposé par des jeunes Caennais (23 ans de moyenne d'âge contre 28 côté rémois) culottés qui, aux dires du président Caillot, auraient fait naître un syndrome chez ses hommes : « Celui du PSG quand il a joué la CFA de Marseille. Nous n'avons pas su faire les efforts tout de suite. »
Malherbe, lui, ne se posait pas la question. Franck Dumas pouvait être content de la première période de ses protégés. Même si, glissait-il, « nous péchons dans la finition ».
Ballottés, Didot et les siens durent « attendre leur heure » dixit Froger. Elle est venue au fil des minutes, quand les Normands ont levé le pied, « fatigués par le match de vendredi et de samedi pour les jeunes du CFA. Mais, c'est le calendrier », notait Dumas.
Un coup de mou que les Stadistes ont précipité « en jouant plus haut, soulignait Didot.
En première période, on était moyens. Nous n'étions pas toniques. On avait la chance d'être à 0-0. On leur a laissé beaucoup d'occasions. Il fallait corriger le tir. »
Thierry Froger ne disait pas autre chose en dévoilant son discours au repos : « J'ai demandé de mettre plus de conquête. Il fallait disputer les deuxièmes ballons. On a su concrétiser sur un coup de pied arrêté » dont on soulignera encore l'importance même si les Malherbistes pestaient contre la décision de l'arbitre d'accorder un corner à Ielsch.
« Mes joueurs n'ont pas perdu le match. L'arbitre l'a fait pour eux », jugeait Franck Dumas.

Continuer à domicile
Nzigou, auteur d'une entrée décisive, n'a pas eu de pitié. Il illustrait l'apport « des gars qui sont entrés. Ils ont apporté de la vivacité », se félicitait encore Didot. Alors qu'ils ont longtemps semblé les plus émoussés, les Stadistes ont donc eu les Caennais à l'usure. Ils s'offrent le droit de rêver à un parcours dans une Coupe de la Ligue où le club n'avait remporté qu'un match en quatre ans, à Nancy en 2004 et encore aux tirs au but.
Ce midi (12 h 30), le tirage lui offrira peut-être une L1. Surtout, spécifiait Thierry Froger, « l'important est de jouer à la maison ».
Philippe Launay



reimsvdt.com


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