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• Grenoble-Reims : 4-1 (Ligue 2)


Indigeste gratin dauphinois.


Dja Djédjé s'impose en force entre Ielsch et Fontenette : le Stade n'a pas fait le poids hier à Grenoble. Lisa MARCELJA / Le Dauphiné
 

 


11-11-2006 - A défaut de victoire, le Stade ramenait toujours quelques motifs de satisfaction de ses déplacements. Le nul à Gueugnon par exemple était, selon Thierry Froger, « embêtant au regard des occasions ».
Tout le contraire d'hier où le verdict, lourd, est mérité. Et les circonstances n'expliquent pas tout. Sans défense, il a pris cinq buts alors qu'il n'en avait rendu que huit lors des quinze journées précédentes.

En éclats

Qu'il y a donc loin du tableau noir au pré vert ! Hier, à Lesdiguières, les Rouge et Blanc ont mesuré la distance. Le gouffre même.
Burle et ses copains de la défense multipliaient les conciliabules mais rien n'y faisait. « Plié » en 4-4-2, faute de pouvoir faire autre chose vu les absents, le Stade a volé en éclats.
Sa défense en ligne a été mise au supplice par des Bleu se délectant des espaces libérés. La faute à qui ? A quoi ? Difficile d'établir les responsabilités mais l'absence de pressing sur le porteur du ballon dauphinois ne pouvait que précipiter le chaos. « Il faut éviter les pertes de balle dans notre moitié de terrain et s'appliquer à gêner leur première relance. Sinon, les Grenoblois éclatent vite vers l'avant », avait prévenu Thierry Froger.
Las. Dans le sillage d'un très bon Sarr et d'un Yanev trop libre de ses mouvements, les Isérois ont eu toutes les cartes en mains pour mettre fin à une série de six matches sans succès. La mise au vert décrétée par Yvon Pouliquen, signe évident de tension, a été bénéfique.
A 3-0 au repos, le désarroi avait changé de camp. Premiers revenus sur le champ, les Rémois se réunissaient dans le rond central. Enième mise au point avant de repartir au rif.
Paroles, paroles. « Le talent n'est rien s'il ne s'accompagne pas de l'acharnement dans la lutte de tous les instants. » Cette sentence, affichée depuis des jours dans le vestiaire stadiste, prenait sa valeur hier.
La volonté de réagir se heurtait au réalisme grenoblois lorsque Chapuis fut encore servi trop facilement servi par Akrour (52e).

Féret, 5e !
S'il y avait eu un espoir de revenir, il était mort sur ce coup de tête. Inutile d'insister donc et Thierry Froger, histoire de ménager le mollet de Baldé, préférait offrir ses premières minutes de jeu au jeune Deaux. Quel baptême pour le jeune placé au milieu à la place de Burle reculé dans l'axe.
Dans cette nouvelle organisation, et avec l'assentiment de Grenoble un brin assoupi, le Stade revint par Féret auteur de sa cinquième réalisation.
Une petite douceur dans une soirée cauchemardesque. Les Rouge et Blanc buvaient le calice jusqu'à la lie en encaissant un cinquième but. Une première sous l'ère Froger.
Philippe Launay


reimsvdt.com



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