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Najib Farssane joker de dernière minute


Najib Farssane sait mettre le feu aux poudres. Gabriel MENDEZ
 

 


Décisif dès sa première apparition à Delaune en provoquant le penalty contre Niort le 6 mai, Najib Farssane ne souhaite pas être l'homme de ce seul coup d'éclat. Le feu-follet stadiste, Vitryat de naissance, veut apporter aux Rouge et Blanc sa fraîcheur et son moral tout neuf, forgé dans l'épreuve et « auprès de mon fils Yanis, né il y a tout juste quatre mois. Un vrai bonheur. ».
Najib, comment abordez-vous cette partie capitale ?
« C'est le même match que celui proposé contre Niort. Sauf que Clermont me semble plus armé. Il nous faut une victoire à tout prix. Mais pas n'importe comment. Si nous ne marquons pas tout de suite, il conviendra d'être patient. On l'a vu contre Niort. Il ne sert à rien de se précipiter. J'espère que le public sera derrière nous, de la 1re à la 90e voire 95e minute. Il ne doit pas siffler la moindre de nos erreurs techniques. »

Quel sera l'atout du Stade ce soir ?

« Si le beau jeu est là, c'est bien mais il faudra surtout montrer de l'envie, de la hargne. L'équipe devra avoir du caractère. »

Vous avez tardé à obtenir votre chance mais vivre une fin de saison aussi pimentée doit vous combler ?

« C'est vrai que l'on me fait confiance depuis trois matches. Je souhaite rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui me l'ont donnée en contribuant à ce que nous laissions trois équipes derrière nous. Avant, je ne jouais pas en équipe première mais j'acceptais les choix. J'ai continué à travailler dur en sachant que mon jour viendrait. J'avais promis d'être à 100 %. J'ai envie de montrer que je suis là. »

Avec votre contrat amateur, vous êtes l'invité surprise de la fin de saison. Quelles sont les qualités qui vous ont ouvert les portes de la L2 ?
« La percussion, la vélocité. J'aime prendre les espaces, provoquer l'adversaire. Je sais aussi que je dois encore travailler. Je suis prêt à tous les sacrifices pour devenir, pourquoi pas, titulaire un jour. »

Vous ne regrettez donc pas d'avoir quitté le CO Châlons l'année de la montée en CFA ?

« Je voulais revivre une expérience professionnelle après mes deux années passées à Pise (Série C italienne, de 2000 à 2002). Reims me plaisait. J'en ai parlé en fin de saison dernière avec Franck Triqueneaux puis David François et Ladislas Lozano. C'est un club que j'ai déjà connu en moins de 17 ans Nationaux. Je savais que ce ne serait pas facile de passer du CFA 2 à la L2. Il a fallu que je digère la différence de rythme.
Ce ne fut pas facile tous les jours mais, aujourd'hui, ce rôle de joker me convient. Je prends ce que l'on me donne. J'ai retenu les leçons de mon passage en Italie. Je ne m'énerve plus comme je le faisais là-bas car j'estimais être trop souvent sur le banc. »
Recueilli par Philippe Launay


reimsvdt.com



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