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« Il faut se dépouiller »

Thomas Dossevi appelle de ses vœux une réaction stadiste contre Châteauroux. Son ancien club à qui il ne fera aucun cadeau.

Thomas Dossevi souffre d'une entorse acromio-claviculaire mais « je me sens prêt à jouer ». Christian LANTENOIS
 

 


LE plus Berrichon des Champenois retrouvera ce soir un club qui lui laisse des bons souvenirs. Mais pas tant que cela !
A bientôt 26 ans, le meilleur buteur stadiste en championnat estime ne pas avoir bénéficié de suffisamment de confiance du côté de Gaston-Petit.
C'est pourquoi, en novembre 2003, ce puissant et généreux attaquant a choisi Delaune et une vie en Rouge et Blanc qui lui convient. Même s'il peut encore gagner en efficacité, il réussit sa meilleure saison à ce niveau de compétition (6 buts en 24 apparitions).
Pas de quoi nourrir un sentiment de revanche. Si ce n'est celui qu'il doit partager avec un groupe qui reste sur trois défaites Ð dont celle à Nice après la prolongation Ð et trois matches de championnat sans marquer. « Il faut se sortir les tripes », insiste l'international togolais.

Thomas, comment appréhendez-vous les retrouvailles avec Châteauroux ?
« Cela me fait forcément plaisir de jouer contre la Berrichonne même si c'était plus émouvant là-bas, lors du match aller où j'avais eu la chance de marquer (sur penalty, 1-1). Aujourd'hui, je ne connais plus beaucoup de monde au club mais cela reste celui qui m'a offert mon premier contrat pro. On ne passe pas cinq ou six ans dans un endroit sans éprouver quelque chose au moment de le retrouver. Mais, il faut être sincère, je n'ai pas pu m'exprimer comme je le voulais à Châteauroux. Je me sens mieux à Reims. »

Sur le plan sportif, la partie de ce soir s'annonce cruciale.
« Tous les matches seront importants. Il nous faut dix points pour le maintien. Dans l'équipe, tout le monde en est conscient. Maintenant, il faut le traduire sur la pelouse. »

L'actuelle série négative se traduit-elle par un surcroît de pression ?
« Les derniers résultats ne nous sont pas favorables. Les équipes du bas de tableau ont pris des points quand nous étions battus à Sedan. Ensuite, il y a eu Grenoble où nous sommes passés à côté de notre match. Il faut se refaire la cerise. Nous avons besoin de réagir, de gagner ce match. Cela passe par de la solidarité. »

Une qualité que vous aviez affichée pour briser la spirale de l'automne dernier (4 défaites et 13 buts encaissés, Coupe de la Ligue inclus).
«Exactement. Châteauroux, c'est le Guingamp du match aller (victoire 3-2) ! Ce sera une grosse partie. On doit montrer la même attitude avec de la hargne et de la combativité. Nous devons nous dépouiller, être des chiens. »

Châteauroux a vu son invincibilité stoppée mais reste un sérieux client (voir par ailleurs). Quel type d'adversité vous attendez-vous à rencontrer ?
« La Berrichonne reste en confiance. Je m'attends à ce qu'elle soit patiente. Nous avons aussi les moyens de l'être mais il faudra sans doute mordre dans le ballon pour bousculer cette équipe. C'est le type de match où celui qui ouvre le score prend une vraie option. »

Craignez-vous les conditions climatiques ?
« La neige ne nous avait pas été préjudiciable contre Le Havre mais ce n'est pas l'idéal pour développer du jeu. Peut-être sommes-nous plus habitués que Châteauroux à jouer dans ces conditions. »
Recueilli par Philippe Launay



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