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Un Stade méconnaissable


Le Stade de Reims a déjà joué les têtes à claque au Havre fin août (1-3). Il a remis ça vendredi soir à Angers (0-3). Et cette gifle semble avoir fait encore plus mal que la première. Peut-être parce qu'elle a surpris.
Rien ne la laissait présager. C'était même plutôt l'inverse. Après un nul (à Dijon) et une victoire (Troyes) en championnat et une qualification en Coupe de la Ligue à Nancy, Ladislas Lozano (*) avait cru déceler la semaine dernière qu'« une nouvelle force se dégage du groupe ». Au point que le président et le staff s'étaient pris à miser sur une ambitieuse série de trois victoires.
Pas le vrai Reims
Eh bien, il faudra repasser. A la sortie du vestiaire, l'entraîneur rémois utilisa des mots durs pour analyser le (non) match en Anjou : « Nous avons eu faux sur toute la ligne. Je n'avais encore jamais souffert comme ça cette saison et les joueurs non plus. Le Stade 2004-2005, ce n'est pas ça ! Il y a des joueurs qui n'ont pas honoré le maillot, c'est grave. C'est la première fois que je dois dire ça ».
Les Stadistes, en fait, firent illusion 20 minutes, essayant de répondre par un jeu court dans les pieds à celui plus direct de leurs hôtes. Mais déjà sentait-on les Rouge et Blanc en difficulté sur les longs ballons aériens, à destination notamment du géant (1,92 m) sénégalais Gomis.
Lozano envoyait d'ailleurs Ongoly en renfort alors que Fauconnier avait déjà frappé. Comme souvent quand les soirées tournent mal, rien ne sourit aux Rémois qui perdaient leur défenseur congolais 10 minutes après son entrée et leur gardien, Arnaud Balijon (si bien que les trois changements furent effectués avant la pause).
L'occasion pour Olivier Tingry de vivre (on ne va pas dire fêter) sa première apparition en L2. « Ce n'est jamais facile d'entrer dans un match comme ça, confie Tintin. A part les 20 premières minutes, nous n'avons pas été dedans. Nous avons commencé à perdre confiance derrière et nous n'avons pas fait ce qu'il fallait pour rectifier le tir ».
Réagir
Ladislas Lozano tenta de repositionner son équipe pour la seconde mi-temps. « A 1-0, c'était encore jouable », estime Christophe Delmotte. Son ex-collègue lyonnais, Julien Viale, titularisé pour la première fois, eut d'ailleurs la balle d'égalisation. « Malheureusement, on prend trop vite le deuxième but et le troisième dans la foulée. Après, ce n'était plus possible de renverser la vapeur ».
« C'est difficile d'analyser à chaud », poursuivait Delmotte. Malik Hebbar tentait un début d'explication : « Quand on perd les duels, tant défensivement qu'offensivement, on perd le match ».
A Angers qui n'avait gagné qu'une fois à Jean-Bouin, on respirait. « On a vu la pire équipe angevine à Créteil. Cette fois, elle fut entreprenante, volontaire, a joué les coups à fond. Les joueurs m'ont fait plaisir », jubilait Noël Tosi.
Son homologue reconnaissait : « Je me suis trompé dans la convocation, la composition de l'équipe, je l'assume. Mais les joueurs doivent assumer leurs responsabilités. Nous avons été à côté de la plaque au niveau mental et athlétique, nous nous sommes trompés dans le plan de jeu et avons mérité cette claque. Si nous ne rectifions pas le tir des semaines noires s'annoncent ».
« A nous de montrer que ce n'est qu'un faux pas et que nous pouvons réagir », appuie Delmotte. Le thème face à Lorient vendredi est déjà tout trouvé.
Christophe Hébert
(*) Lire « Expliquez-vous » en première page.



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