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Stade : un point d'appui


«J'ai commis une erreur de placement», avoue avec honnêteté Ludovic Leroy au marquage du buteur Boukari. Christian LANTENOIS
 

 


La réception de la Berrichonne devait coïncider avec un rachat. « Nous avons une revanche à prendre après Grenoble où nous n'avons pas montré notre valeur », lançait Ladislas Lozano peu avant le coup d'envoi.
Deux heures plus tard, le partage des points (1-1) était-il assimilé à une reconquête ? Oui et non.

Envie retrouvée
Déçu du maigre butin, le coach louait le contenu de la partie. « Nous avons retrouvé l'esprit qui nous avait manqué » en semaine dans l'Isère.
Pour leur 3e match en une semaine, les Rouge et Blanc n'ont pas failli dans l'envie et l'engagement. « Reims était déterminé », admettait Victor Zvunka qui escomptait moins de fraîcheur chez son rival.
Mais, la combativité n'a pas suffi. Il aurait fallu ajouter le réalisme lorsque Hebbar ratait la cage (25e) ou la réussite sur un essai de Dossevi renvoyé par le poteau (69e).
A ces tournants et aux tirs cadrés du même Dossevi (1re), Leroy (41e, 67e), Diané (68e) ou Delmotte (92e), qu'ont répondu les Berrichons ? Rien si ce n'est une tentative hors cadre du rustaud Mulenga (37e) et. l'égalisation de Boukari (66e), dévoreur d'espaces qui, à 40 m du but, semait Leroy.
Leroy plaide coupable
« J'ai commis une erreur de placement », avouait l'intéressé de retour après six semaines d'arrêt (*). «ÊJ'étais à l'extérieur au lieu de l'intérieur. J'ai pensé qu'il allait filer sur l'aile ce qui m'aurait permis de le couper. » Mais, le jeune (18 ans) attaquant de la Berri a insisté vers le but et sa pichenette a fait mouche.
« J'aurais pu le crocheter », confessait encore le Stadiste qui n'a pas osé aller à la faute.
Un manque de vice dont ne souffrent pas les Castelroussins de Mansouri Ð le Revinois et ex-Aquatintien fêtait vendredi ses 27 ans. Difficile par exemple d'établir une comptabilité précise des interventions en douce de Marchal et Bertin pour bloquer Diané. L'expérience dit-on.
Le Stade devra acquérir ce métier et gagner en rigueur dans les zones de vérité car la bataille fait rage. Dans le bas du tableau, si Niort poursuit son surplace, Le Havre, Créteil et Amiens ont passé la vitesse supérieure.
« C'est hyperserré. Le maintien ? Avec neuf points, ce sera fait », calcule le Champenois qui a fixé la ligne de survie à 43.
Neuf unités en onze matches. On a vu défi plus ardu mais gare aux pièges. Le Stade défiera ses adversaires directs, notamment Guingamp, Angers, Amiens, Clermont, Niort ou Lorient. Ceux qui avancent le moins depuis la reprise.

Dur de bien travailler
Avec deux nuls sur les quatre dernières sorties, la cadence rémoise n'est pas infernale non plus. C'est pourquoi « ce serait bien de faire un résultat à Montpellier », dans quatre jours.
Problème, si les Héraultais n'ont pas joué vendredi à Créteil et craindront un manque de rythme, les Marnais trouveront sans doute encore cette semaine, avec le froid, des conditions difficiles de travail.
L'essentiel de la préparation s'effectuera aux Thiolettes, sur synthétique. Pas l'idéal pour évoluer sur herbe.
Peut-être un début d'explication aux imprécisions techniques de vendredi soir. Ce déchet a pénalisé le Stade soucieux d'amener Ð trop directement parfois Ð le ballon devant le but.
Philippe Launay

(*) Déjà « surpris d'être dans le groupe », le latéral gauche a appris à 17 h 30, vendredi, qu'il était titularisé.



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