Lundi 23 mars 2003

 

Les joueurs pris à partie

Pickeu est allé s'expliquer devant 40 Ultrem en colère

 

Après le triste spectacle offert le dimanche précédent face à Metz, les supporters rémois avaient manifesté leur mécontentement, appelant à la grève des encouragements.
Face à Châteauroux, les Ultrem ont ainsi respecté un round d'observation de quinze minutes avant d'entonner leurs chants. Mais à la sortie du stade, ce n'était plus la même musique. Le groupe de supporters attendait les joueurs pour les insulter (NDLR : et leur promettre un exil dans le Golfe persique).
Pickeu se défend
François, Dudoit et Pickeu ont été leurs cibles privilégiées. Le dernier nommé est le seul venu répondre à ses détracteurs. Affirmant être fier de porter le maillot rouge et blanc, l'attaquant marnais a reconnu « ne plus avoir ses jambes de 20 ans. J'aimerais bien les retrouver pour sauver le club, avec mon expérience et mon envie. Je comprends votre déception et je la partage. Je suis déçu mais nous nous battrons jusqu'au bout ».
Mobilisation générale
Cet épisode, le premier aussi violent sous l'ère Goavec, confirme les tensions qui existent autour du club. Et à l'intérieur même. Le président Chenut l'a admis et a tenté de les expliquer : « Il y a des tensions comme partout où il n'y a pas de résultat. Les édifices se fissurent toujours. J'imagine que les quatre clubs qui sont engagés dans un championnat à cinq avec nous connaissent les mêmes difficultés. L'ambiance ne peut pas être sereine dans notre situation (Ndlr : Reims use beaucoup d'influx nerveux à tenter de s'extraire d'une zone des relégables où il pointe pour la 15e fois en 29 soirées). Elle l'est moins au fil des matches. » Le président espère que ses troupes pourront transformer cette tension nerveuse en une énergie positive. « Tout le monde au club se retrousse les manches. Il nous faut en laisser trois derrière nous. » A défaut d'être confiant, Christophe Chenut s'est dit « combatif ».
Philippe Launay

 

 


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL