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Mardi 21 janvier 2003

 

Julien Sablé : "C'est un match couperet"

 

Auteur d'une très bonne rentrée contre Le Mans, le milieu de terrain défensif des Verts donne son sentiment sur le prochain match de championnat et sur l'avenir de son équipe.

A propos de Reims - Saint-Etienne

« On va vite savoir ce que l’on vaut en 2003. Là, c’est un match couperet. Il y en aura un autre ensuite contre Istres. Il faut y aller avec un moral d’acier, le même état d’esprit qu’en coupe car ce seront ni plus ni moins que des matches de coupe ! »

A propos des objectifs du groupe

« Nous aimerions bien revenir dans les dix premiers du classement pour jouer avec une plus grande sérénité car il n’est pas facile de disputer chaque match en ayant le sentiment d’avoir l’avenir du club entre les pieds. Et puis, comme le coach nous l’a fait remarquer dimanche, nous n’avons pas encore réussi un match plein, de bout en bout. Il serait bien d’y parvenir."

A propos du renouveau offensif des Verts

« Je n’ai jamais douté de notre potentiel offensif. Nous avons des joueurs talentueux comme Lilian Compan qui pourrait jouer au niveau au-dessus sans problème. Fred Mendy a montré ses qualités et Loïc Chavériat s’affirme parce qu’on lui fait confiance. Il a débuté avec nous à Niort, où on est passé à travers. Ce n’était pas idéal pour des débuts. Je suis aussi très content pour Mickaël Dogbe qui a fait une bonne rentrée et signé un exploit. C’est un mec bien, qui mérite ce qui lui est arrivé. Tout le monde s’est mis au diapason» (NDLR : à l'exception d'Alex)

A propos d'Alex

« Je ne cautionne pas du tout ce qu’il a fait mais je ne veux pas tirer sur l’ambulance non plus. Je n’oublie pas ce qu’il a apporté au club. Aujourd’hui, il vit une période très difficile. En début de saison, il a donné le maximum alors qu’il n’avait pas joué pendant pratiquement un an. En tous cas, je ne lui en veux pas, il sait qu’il peut compter sur mon aide s’il en a besoin. » Recueilli par Yves Verrière (PL Sport)

 

 

 

Lundi 20 janvier 2003

 

"Denis la menace" booste ses troupes

 

Rien ne vaut le travail pour chasser l'euphorie ou éviter la « gamberge ». Profitant du week-end de liberté octroyé par le calendrier après leur élimination en Coupe de la Ligue à Martigues, les Stadistes se sont remis sérieusement au travail à raison de trois séances au cours du week-end.
L'occasion pour Denis Goavec de resserrer encore davantage les liens au sein d'un groupe dont la situation sportive n'accordera aucun répit avant longtemps.

sa réputation d'entraîneur à poigne, Goavec ne souhaite surtout pas laisser retomber la pression, car, dit-il, « notre situation ne nous le permet pas ». On peut ainsi comprendre son mécontentement après le point heureux conquis chez le leader manceau, alors que certains, autour de lui, avaient déjà tendance à se relâcher.

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Lundi, Denis Goavec a révélé sur une radio locale rémoise qu'il "venait d'apprendre que des joueurs avaient passé la nuit dans une discothèque, après la Coupe de France, alors que l'équipe jouait trois jours plus tard au Mans". Il était en colère et a précisé que certains joueurs pourraient être écartés contre Saint-Etienne. (source E.B.)

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« Un match comme celui-là », expliquait le capitaine David François, « il y a quelque temps, nous l'aurions perdu. C'est un apport de Denis : avec lui, on n'a pas le droit de se relâcher. D'ailleurs, dans notre situation, on devra être prêt à se battre jusqu'au bout. »
Composant avec les conditions météorologiques et ses conséquences quant au choix des sites d'entraînement, le tandem Goavec-Pinho a donc profité de ces derniers jours sans compétition pour améliorer l'état physique et mental de l'équipe, pour procéder aussi à quelques réglages dans l'optique de la venue de Saint-Etienne, mercredi (20 h 30) à Delaune.
« Je n'ai pas encore vu l'équipe que je souhaite », avoue le coach breton, « nous jouons bien par séquences. Si le bloc défensif est en progression, il nous reste à améliorer notre construction offensive. Je veux que les joueurs osent davantage, qu'ils croient en eux, en la possibilité de gagner partout ».
Ses débuts en L2, qui auraient pu être moins compliqués, lui laissent un sentiment mitigé : « Nous avons joué les deux leaders, Toulouse et Le Mans, et franchement, ils ne m'ont pas emballé. Ce championnat reste ouvert, il faudra en profiter ».
Joker en vue
Ce réajustement mental passe aussi par un dispositif tactique encore plus pointu. « Quand on voit ce que peut nous apporter un Cédric Liabeuf sur le flanc gauche, on mesure notre handicap lorsqu'il est absent », explique Goavec, qui se dit aussi ravi de prouver « que nous sommes capables de marquer sans lui ».
Pour défier les Verts, après-demain, le coach stadiste devra encore se passer de son buteur gaucher, dont le retour est prévu pour le déplacement à Niort. Par contre, il récupère le latéral droit, Silas Billong, enfin débarrassé de sa pubalgie tenace (un mois d'arrêt). (L'Union - 20-01-03)

 

 

Dimanche 19 janvier 2003

 

Coupe de la Ligue - St-Etienne-Le Mans : 3-2

 

Comme en 1995 devant Guingamp, en 1997 devant Monaco et en 98 devant Bordeaux, les Sarthois ont quitté la Coupe de la Ligue au stade des huitièmes de finale. Au terme d'un match à rebondissements puisque, alors qu'ils étaient menés 2-0 à l'issue de la première mi-temps, Laurent Bonnart et ses partenaires sont parvenus à revenir à 2-2 en seconde période, avant de s'incliner dans le dernier quart d'heure sur un but de Compan...

Les Sarthois, d'entrée, avaient montré des signes inquiétants de faiblesse. Manque d'automatisme, mauvaise relance, problème de placement : les Manceaux, avec, il est vrai, six joueurs qui totalisent peu de temps de jeu cette saison, ne faisaient pas bloc, comme d'habitude. Et surtout, ils avaient le grand malheur de débuter sur la partie la plus gelée du terrain de Geoffroy-Guichard. Là où, comme par hasard, quatre des cinq buts de la rencontre seront marqués !

Les Stéphanois ont, d'ailleurs, marqué le premier but sur un contre, suite à une ouverture mal assurée de Willy Bolivard. Un " une-deux ", parfaitement réussie entre Chaveriat et Compan, permettait au premier nommé, libre de tout mouvement, d'ouvrir la marque, sur une reprise en extension du droit (24e). Moins d'un quart d'heure plus tard, Hognon doublait la mise, sans que Louiron, pourtant près de lui, ne puisse intervenir. Normal, il avait glissé... L'addition aurait même pu être encore plus lourde puisque sur un centre de Chaveriat, Compan reprenait instantanément mais Pédemas dégageait en corner, du bout du pied...

Il ne faut pas en déduire pour autant que cette première période avait été à sens unique. Quelques jolis mouvements offensifs des Sarthois auraient, en effet, pu connaître un meilleur sort. Comme à la 14e, sur un centre de Pancrate et une bonne reprise d'Aït-Ouarab, contrée par Olesen. Ou encore sur ce centre d'Aït-Ouarab que Bonnart reprenait en force de volée (45e). Mais Janot était tout heureux d'être sur la trajectoire du ballon...

Mais, à la reprise, le match prenait une toute autre physionomie avec des Manceaux qui prenaient le jeu à leur compte. Et leurs efforts étaient récompensés peu après l'heure de jeu : le capitaine Bonnart, bien démarqué par Bolivard, sollicitait Janot. Le gardien des Verts ne pouvait que repousser le ballon dans les pieds... de Yohann Rangdet qui réduisait la marque (65'). Et de un ! Quelques minutes plus tard, Aït-Ouarab lançait Pancrate qui, du droit, doublait la mise (73'). Et de deux !

Ce match à rebondissements allait-il réserver une grosse et agréable surprise ? Non. Car sur un centre du décisif Dogbé, rentré peu de temps auparavant, Compan trompait Pédemas et inscrivait le but qualificatif. Après avoir frisé la correctionnelle, les Manceaux ont donc quitté la coupe de la Ligue avec les honneurs.

Jacques HÉBERT (Ouest-France)

 

Parcourez aussi le site des Verts (accès en page d'ouverture de "Vu des Tribunes")

 

 

 

Vendredi 17 janvier 2003

 

Ce n'est que la reprise pour les Verts

 

Les Stéphanois n'ont toujours pas disputé une rencontre officielle en 2003. Ils débuteront leur année ce samedi devant Le Mans, en coupe de la Ligue. Avec une grande détermination mais aussi une certaine méfiance... avant le déplacement à haut risque qu'ils effectueront à Reims mercredi prochain.

 

Pas vernis, les Verts ! Éliminés de la coupe de France par Aurillac au 8e tour, ils n'étaient pas concernés par les 32es de finale disputés au début du mois de janvier. À la place, ils se sont contentés d'un petit match amical contre l'équipe espoirs de Chine, à Geoffroy-Guichard (0-0).

 

Puis ils sont partis dix jours en stage à Sainte-Maxime. « Comme nous l'avions fait l'année précédente avec bonheur », rappelle Frédéric Antonetti, le plus Corse des entraîneurs du monde professionnel. « Nous avions eu beau temps et nous avions ensuite effectué une belle remontée au classement. »

Ils ont pu jouer une nouvelle rencontre amicale contre Cannes (victoire 2-1). Mais pas de chance : cette fois-ci, il n'a pas fait beau. À tel point que leur match de reprise en championnat prévu à Istres a été annulé en raison des fortes chutes de neige qui se sont abattues le week-end dernier, dans le midi.

« Du coup, on est rentrés dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Étienne. Et là, on a trouvé un terrain enneigé et gelé complètement impraticable. Du coup, nous n'avons pas pu jouer contre Amiens. »

La reprise est donc fixée à ce samedi, 15 h, contre Le Mans. « S'il ne gèle pas à nouveau, le terrain sera sans doute un peu dur. Mais il devrait être jouable », pronostique le coach des Verts.

Les Stéphanois luttent pour leur maintien en ligue 2. Ils ont terminé la phase aller à la 14e place avec 22 points pour 5 victoires, 7 nuls et 7 défaites. En coupe de la Ligue, en revanche, ils ont brillé de mille feux puisqu'ils ont successivement éliminé Le Havre (1-0) et Toulouse (3-2). Et s'attaqueront demain à la forteresse mancelle.

« Franchement, j'aurais préféré jouer contre une formation de Ligue 1 que contre les Manceaux », avouait hier Frédéric Antonetti. « Le Mans effectue un parcours impressionnant et joue bien. C'est une belle équipe... ». Ces propos flatteurs de circonstance ne doivent pas faire oublier la réalité : mal parti en championnat, les Verts ont beaucoup à se faire pardonner. Prudemment, l'objectif annoncé du club est maintenant de terminer dans la première partie du tableau. Secrètement, elle est de figurer au final dans le premier tiers.

Seule, la coupe de la Ligue peut donc sauver la saison des joueurs du Forez. « C'est vrai que cette compétition peut nous relancer aussi complètement en championnat... », reconnaît et espère l'entraîneur des Stéphanois.

Les Verts escomptent donc tout de même en faire voir de toutes les couleurs, samedi, aux Sang et Or. Dominique Casagrande, victime d'une fracture à une main, ne jouera sans doute plus de la saison. Les milieux de terrain étrangers Alassane N'Dour et David Hellebuyck relèvent, quant à eux, de blessures et ne semblent pas encore aptes à jouer.

Les Verts risquent donc de manquer de rythme, samedi. Un peu comme les Manceaux en deuxième mi-temps devant Reims... « Oui, c'est vrai, concède Frédéric Antonetti, mais ils ont tellement d'avance... »

Jacques HÉBERT (Ouest-France)


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL