Mercredi 24 juillet 2002

clic BEAUVAIS - REIMS : 3-0

 

Ca sent la leçon

de réalisme

Anthony Colinet (15e)

Nicolas Girard (40e, 44e)

 

 

Faible chambrée dans le stade hyper champêtre des Frères Paterlini, à Noyon. Le prix dissuasif des places (7€) pour un match à aussi faible enjeu explique sans doute cette désaffection.

 

19h -19h30 - 19h45 : le timing d'un scénario catastrophe en trois regards. Photos Thibault H.

 

 

L'équipe alignée par le Stade en première période : Tingry - Eric Boniface, Billong - Lafond - Louiron, François, Laquait, Létang, Liabeuf - Tchami, Diamé.

 

Le Sphynx : pharaonesque

Pour débuter la rencontre, Marc Collat a opté pour un 3--5-2, faisant notamment glisser Louiron en milieu de terrain. Mal lui en a pris puisque Beauvais a ouvert le score dès la 15e par son numéro 17, Anthony Colinet. Tout juste recruté par le club beauvaisien, l'ex-attaquant du Gazelec d'Ajaccio signe ainsi avec panache son arrivée en Picardie. A l'inverse, les Rouge & Blanc ne se montrent guère à leur avantage en ce début de match. La préparation a laissé des traces sur les organismes.

Marc Collat tenait absolument à tester l'opportunité d'évoluer en 3-5-2. C'est fait ! Tout en ayant assuré le jeu durant l'ensemble de la première mi-temps sans jamais se montrer dangereux, les Rémois ont encaissé trois buts qui récompensent fort justement le réalisme beauvaisien.

Mi-temps - "Il n'y a pas de solution !" lance Christophe Chenut, aussi dépité que la tribune ancestrale du stade. Quant à Marc Collat, il a visiblement décidé de revenir à une bonne vieille formule qui a fait ses preuves, puisque Bertrand, Liron, Teddy Angoly, Laurent, Jesse Bichet et N'Gomoé s'échauffent. Mais, dites-moi, ça fait beaucoup de défenseurs... La stratégie est claire : limiter les dégâts.

 

L'équipe alignée par le Stade en seconde période : Balijon - Liron, Angoly, Lafond, Bertrand - N'Gomoé, Laurent, Létang, Liabeuf - Tchami, Bichet. Sont sortis à la mi-temps : Tingry, Boniface, Billong, Louiron, Laquait, François, Diamé.

 

 

Prendre de la hauteur ne permet

pas forcément d'élever le niveau de jeu.

 

Evidemment, la stratégie du béton a pour corollaire une faible animation du jeu. Pas grand chose à se mettre sous la dent alors que nous venons d'atteindre la 60e. Mais, les malheurs rémois continuent néanmoins puisque Bertrand, blessé, doit laisser sa place à Silas Billong qui fait donc son retour sur le gazon maudit de Noyon.

 

Bichet : peu convaincant

75e minute : le stade des Frères Paterlini sombre doucement dans la somnolence. L'arrière-garde rémoise se montre vigilante et Beauvais gère sereinement son avantage.

Je vous laisse deviner l'ambiance qui prévaut autour de la main courante. Associé en attaque à Tchami, l'ex-Chaumontais Bichet ne se montre guère convaincant. Pas de quoi effrayer la défense beauvaisienne.

Réveillez vous ! C'est fini. A toute chose malheur est bon a-t-on coutume de dire en Picardie. Gageons que le Stade retiendra la leçon et saura désormais comment se comporter face aux grosses cylindrées du Championnat. Avec prudence...

 

 

 

 

 

 

 

En Squale sèche...

La voiture du KRB à Montdidier :

les supporters ne disposent pas encore

de moyens à la hauteur de la L2.

 

 

 

Beauvais - Reims : 3-0

 

Mercredi soir, face à Beauvais, Marc Collat procédait à une ultime revue d'effectif et un dernier rodage tactique avant de dessiner l'équipe type de la prochaine saison qu'il alignera dimanche contre Troyes.

 

Des leçons à tirer - La reprise approche à grand pas. A 10 jours de l'ouverture face à Lorient, le Stade de Reims livrait hier à Noyon son 5e match de préparation face à Beauvais.

Marc Collat continuait de faire tourner un maximum de joueurs. Il commençait à nouveau avec une défense à trois constituée cette fois de Lafond, Boniface, Billong. Louiron était chargé d'animer le côté droit et Liabeuf le gauche.
Mais rapidement les Stadistes ne paraissaient pas trop dans leur assiette. S'ils avaient un relatif monopole du ballon, ils avaient du mal à bien poser le jeu et leurs travaux d'approche se faisaient dans la douleur. L'étau beauvaisien se refermait vite et bien. La première frappe de Collinet au-dessus annonçait la couleur (3e). Pressé, Lafond était contré au moment de relancer et Collinet venait lober Tingry (1-0, 14e).
Une nouvelle hésitation de la défense centrale (Boniface) profitait ensuite à Girard. Heureusement Tingry fermait la porte (30e). Mais ce n'était que partie remise. Dépossédé du ballon sur le côté, Louiron voyait Oroque lancer Girard dans le dos de la défense pour le 2-0 (38e). Le groupe de Marc Collat qui n'avait encaissé avant hier qu'un but allait en prendre un troisième dans cette mi-temps.
Changement tactique
Un bon travail d'Oroque, à nouveau face à Tchami, mais cette fois, son centre parvenait au deuxième poteau à Girard qui reprenait en force sans se poser de questions et avec un peu de réussite (3-0, 40e). Et les Rémois dans tout cela ? A signaler une frappe de François au ras du poteau (15e). Le même François était un peu court de la tête sur un centre de Tchami qui multipliait les appels (28e). Et enfin, François, toujours, était contré près du but après un centre de Liabeuf (45e).
Après la pause, Marc Collat revenait à une défense à quatre. Elle se faisait surprendre d'entrée. Balijon devait intervenir dans les pieds de Girard parti dans le dos de la charnière centrale (51e). L'ASBO continuait de poser de sérieux problèmes, voire d'étouffer son hôte incapable de se mettre en position offensivement.
Une frappe lointaine de Letang témoignait de cette impuissance (54e). Ce dernier réussissait toutefois à lancer Bichet mais celui-ci excentré ne pouvait tromper Grange (75e). Le même Bichet n'avait pas plus de succès suite à un bon travail de N'Gomoé.
L'arrière garde marnaise se faisait encore une ou deux frayeurs. Il s'agira de faire mieux dimanche face à Troyes à Delaune pour l'ultime répétition. Christophe Hébert.

 

clic Feuille de match

 

 


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL