Pickeu ce héros

 

Ceux qui suivent depuis longtemps la carrière d'Olivier Pickeu savent que l'attaquant vit chaque année des débuts de saison difficiles avant de retrouver la plénitude de ses moyens après la trève. Même s'il fut difficile de convaincre les incrédules, la règle s'est pourtant encore vérifiée cette année.

 


22-02-03 Pickeu se pique au jeu - Sans doute le poids de l'expérience. Lundi, Olivier Pickeu fêtera ses 33 ans, et alors qu'on aurait pu penser que ce baroudeur des gazons évoquerait une prochaine retraite, il prend son monde à contre-pied en déclarant sa flamme pour ce Stade de Reims où dit-il, il a encore « tout à prouver ». Fort de ses 247 matches en Ligue 2, de ses 14 titularisations à la pointe de l'attaque stadiste, Olivier Pickeu, depuis la reprise, s'est transformé en maillon fort du groupe de Denis Goavec. Ce dernier a su lui redonner la confiance nécessaire pour exprimer son talent.
Olivier, on vous sent mieux dans votre élément ces derniers temps ?
« C'est vrai, je me sens mieux physiquement et tout s'enchaîne parfaitement. Mais mon cas personnel n'a pas d'importance. Mon seul objectif est de donner le meilleur pour que Reims conserve sa place en Ligue 2 ».
Le vrai Pickeu a mis beaucoup de temps avant de s'exprimer.
« Comme moi, l'équipe joue mieux, mais pour l'heure nous n'avons rien encore fait. Nous devons continuer à travailler malgré les difficultés. Me concernant, je suis resté près de cinq mois et demi sans jouer et je manquais de compétition. J'ai mis du temps à retrouver un bon niveau physique. Et puis, à cette période, l'équipe doutait de ses qualités. Aujourd'hui, le groupe est soudé, on tire dans le même sens, nous avons un objectif commun ».
Comment avez-vous vécu cette période de disette ?
« Je sentais qu'il y avait de la crispation autour de moi et j'étais le plus malheureux. Je savais qu'il me fallait faire le dos rond. J'ai 14 années de professionnalisme derrière et je sais que le doute peut succéder parfois à l'euphorie. Il me fallait travailler sans me cacher, retrouver mon jeu et je n'ai jamais douté de moi ni d'ailleurs du maintien en L2 ».
L'arrivée de Denis Goavec vous a décomplexé ?
« Son arrivée correspond à un moment clé de mon évolution ici. Avec Marc Collat, j'ai aussi été blessé. Entre Denis Goavec et moi, il y a un respect réciproque. Il compte sur moi au sein du groupe, sur mon expérience. Psychologiquement, je vais mieux, j'ai envie de lui remettre sa confiance, de marquer à nouveau. Aujourd'hui, notre schéma de jeu correspond bien aux forces de l'équipe. Les joueurs sont sur la même longueur d'onde, l'entente est parfaite en dehors et sur le terrain ».
Que peut-on attendre du match de ce soir à Créteil ?
« Ce ne sera pas une partie de plaisir. C'est l'une des équipes qui a perdu le moins de matches cette saison. Elle est moins euphorique que lors de la phase aller, mais elle demeure difficile à manœuvrer. Mais nous n'avons plus le choix, il nous faut livrer un match de coupe en évitant de tomber dans le piège comme à Beauvais ».
Le maintien, vous y croyez vraiment ?
« Bien sûr. On ne doit rien lâcher car tout peut se jouer lors de la dernière journée. Vous savez, une dizaine d'équipes sont dans la même situation que nous. Des formations comme Caen, Saint-Étienne ou Beauvais qui pensaient jouer les premiers rôles, se retrouvent en difficultés et n'y étaient pas préparées. Nous, notre objectif n'a pas changé. Le sondage des entraîneurs de L2 nous condamnant d'avance à la dernière place, ne nous a pas fait plaisir. A nous de déjouer les pronostics ».
On vous sent prêt à relever le pari ?
« J'ai une longue carrière derrière moi, mais je ne suis pas venu à Reims pour y mettre fin. Au contraire, ici, j'ai tout à prouver. On a la chance de pouvoir compter sur le soutien d'un formidable public et je me régale. Je me sens bien à Reims. J'ai signé un an et j'espère bien poursuivre une belle aventure avec ce club ».
Recueilli par Gérard Kancel

 

 

 

Avec Olivier Pickeu

Reims joue la carte de l'expérience


31-08-02 - Le Stade a finalement joué la carte de l'expérience. Depuis vendredi soir, Olivier Pickeu est officiellement rémois pour une saison. "Il a le sens du but, de la technique à revendre et une grande motivation, souligne Christophe Chenut. Mais, c'est aussi un meneur d'hommes. Le groupe ayant besoin de gagner en maturité, c'était le renfort idéal. Enfin, à Reims, il est en pays de connaissance, ce qui facilitera grandement son intégration".
Le Stade a immédiatement entrepris les démarches visant à obtenir la qualification de son nouvel attaquant. Il est cependant peu probable que le nordiste soit du voyage à Wasquehal, mercredi prochain. Olivier Pickeu évoluant la saison dernière à Varzim, il doit tout d'abord obtenir la lettre de sortie de la fédération portugaise.
Chacun étant conscient que l'équipe pêche sur le flanc droit, ce renfort ne sera pas le seul. Toutefois, le Stade s'étant vu confirmer qu'il était possible d'intégrer des chômeurs ou des jokers jusqu'au 28 septembre, ses dirigeants ont décidé de s'accorder un temps de réflexion, afin de mieux cerner certaines questions et affiner les discussions en cours avec les joueurs pressentis.

14 ans au plus haut niveau
Né à Armentières le 24 février 1970, Olivier Pickeu (1,82 m pour 77 kg) a été formé à Lille avant de faire ses premiers pas dans le milieu professionnel à Caen (D1) en 1989. Après avoir été prêté une saison à Tours (D2), il a notamment participé en 1991 à l'épopée européenne du Stade Malherbes. Pickeu, c'était alors un joker redoutable dont les apparitions étaient souvent ponctuées par un but.
Sa carrière s'est ensuite poursuivie à Montpellier (D1 - 1992), Toulouse (D1 - 1993, 1994) puis Amiens (D2 - de 1995 à 1997). Il passera ensuite une saison à Lille (D2 - 1998) avant de rejoindre Le Mans (D2 - 2000) puis Varzim (D1 portugaise).


 

LES BUTS D'OLIVIER PICKEU EN CHAMPIONNAT

MATCHS
BUTS
88-89
LILLE (D1) - Centre de Formation
0
0
89-90
CAEN (D1)
8
0
90-91
TOURS (D2)
32
6
91-92
CAEN
27
4
92-93
MONTPELLIER (D1)
30
8
93-94
TOULOUSE (D1)
18
0
94-95
TOULOUSE (D2)
39
8
95-96
AMIENS (D2)
38
16
96-97
AMIENS (D2)
42
13
97-98
AMIENS (D2)
38
17
98-99
LILLE (D2)
35
7
99-00
LE MANS (D2)
27
4
00-01
LE MANS (D2)
18
5
01-02
VARZIM (D1 - Portugal) Stats
12
1

 

 

" En pays de connaissance "

Le dimanche 25 août, L'Union avait joint Olivier Pickeu qui séjournait alors chez David François. Le futur attaquant du Stade s'était enflammé. Le lendemain, le quotidien annonçait le signature du nordiste au Stade, au grand dam de Marc Collat et de Christophe Chenut qui n'avaient pris aucune décision à son sujet. Depuis, le coach rémois a passé l'éponge sur ce moment d'égarement.

(extrait de L'Union du lundi 26 août 2002)


Olivier, comment êtes-vous entré en contact avec le Stade de Reims ?
« Cette saison, j'évoluais à Varzim (équipe de 1re division près de Porto) où nous avons réussi un véritable exploit en réussissant à nous maintenir après avoir compté 7 points de retard à 13 journées de la fin. Pas mal pour un promu. Je souhaitais poursuivre ma carrière à l'étranger et j'avais des contacts avec des clubs écossais de 1re division. Mais il y a eu ce coup de fil venant de Reims ».


Et vous n'avez pas hésité.
« Ici, j'ai l'impression de connaître tout le monde. David François qui est mon ami. On se connaît depuis 14 ans et nous avons partagé les sélections espoirs ensemble. Mais aussi Jérôme Frétard que j'ai fréquenté à Amiens comme Marc Collat et Carlos Pinho, Cyril Lafond à Toulouse, Eric Boniface et même Fabrice Harvey qui m'avait invité aux festivités du 70e anniversaire du club. Je débarque donc en pays de connaissance.
Reims, c'est un véritable coup de cœur, c'est un club que j'ai toujours adoré. J'ai rencontré le président Chenut et le contact a été bon. Il m'a expliqué les ambitions du club. Le challenge me plaît et je suis prêt à le relever ».


Durant votre carrière, vous avez marqué beaucoup de buts, une aubaine pour le Stade ?
« C'est vrai, j'en ai inscrit près de 100 en championnat. Je viens certes pour marquer des buts, mais surtout pour aider le club à gagner, à grandir, à se maintenir en Ligue 2.
J'ai découvert l'équipe hier à la télé contre Saint-Etienne et j'ai été agréablement surpris. Il ne manque pas grand-chose au groupe. Juste un peu d'expérience et de confiance. C'est avec enthousiasme que je revêtirai le maillot rouge et blanc ».
Recueilli par G.K

 

 

Les tests - Le mercredi 28 août, à l'occasion d'un match amical de la réserve contre le Racing (2-4), le Stade a mis six joueurs à l'essai dont le milieu droit Mohamed Haddadou (ex-Le Mans), ainsi que les attaquants Olivier Pickeu - auteur d'un doublé - et Régis Dorn (ex-Fribourg) déjà testé précédemment par Auxerre, Guingamp et Châteauroux. Le Stade entend ainsi renforcer son effectif avant le 31 août, date butoir des transferts. Au total, six attaquants, joueurs de couloir et défenseurs centraux ont été supervisés. Pour autant, il n'est pas sûr que des renforts soient forcément apportés à ces différents postes.

Comme les autres membres du groupe, les nouvelles recrues seront sous contrat d'un an renouvelable automatiquement pour une année. En revanche, le staff rémois (a priori) n'entend pas recourir à des prêts, même si plusieurs clubs de D1 l'ont sollicité en ce sens.

En effet, qu'un joueur soit sous contrat ou prêté, le club doit évidemment assurer son salaire. Or, les salaires des attaquants de D1, par exemple, sont en moyenne cinq à six fois plus élevés que ceux des joueurs du groupe rémois et n'entrent donc pas dans la ligne budgétaire du club.

Sauf modalités particulières (toujours possibles et que le Stade s'efforce d'obtenir) le seul intérêt d'un prêt serait de ne pas avoir à acheter le joueur. Or, le Stade a choisi de ne recruter que des joueurs libres et il entend rester fidèle à sa politique jusqu'au moment où il pourra lui-même proposer ses joueurs sur le marché des transferts.

 

 

Avec Mohamed Haddadou

La droite revient aux affaires

06-09-02 - Mohamed Haddadou, 27 ans, sera ce fameux ailier droit que le public réclame un peu plus fort depuis samedi dernier. L'ancien milieu offensif du Mans, où il a passé quatre années, a été choisi pour occuper ce poste au Stade de Reims. Actuellement libre, le joueur a signé son contrat le jeudi 5 septembre et fera ses premiers pas sous le maillot Rouge & Blanc le mercredi 11 septembre, à domicile, contre Beauvais.

Né le 24 décembre 1974 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Mohamed Haddadou est un ailier de poche d'1m74 pour 62 kg, très rapide et technique. A l'image de Cédric Liabeuf, qui lui sert de contrepoint sur le flanc gauche, c'est un excellent passeur, mais il peut parfois aussi se muer en buteur. Ironie de l'histoire, il a été formé à Dunkerque... comme Jérémy Denquin.

 

LA CARRIERE DE MOHAMED HADDADOU

MATCHS
BUTS
92-93
Dunkerque (D2) Formation
1 Haddadou a disputé le tout premier match de sa carrière lors de la 18e journée. Il est entré à la 69e contre Rennes (0-0)
0
93-94
Dunkerque (D2)
3
1
94-95
Dunkerque (D2)
24
3
95-96
Dunkerque (D2)
36
2
96-97
Année blanche dans toutes les stats. On évoque une possible année au Service National.
97-98
Tours (National)
33
14
98-99
Le Mans (D2)
31
4
99-00
Le Mans (D2)
33
1
00-01
Le Mans (D2)
35
0
01-02
Le Mans (D2)
20

4

contre Grenoble, Amiens (2) et Le Havre

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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